Comment justifier l’hommage rendu à Nicolas Sarkozy par Jean-Luc Mélenchon ?

Tout le monde aura remarqué la dernière sortie de Jean-Luc Mélenchon sur Nicolas Sarkozy, le 2 décembre sur BFM TV : « C’est un homme qui a assumé une ligne de droite, qui maintenant en matière sociale paraît plus modéré que François Hollande […]. Donc oui, pour le débat a va être une bonne chose de voir quelqu’un qui a une cohérence intellectuelle. […] La vie politique gagne à avoir des protagonistes de haut niveau, croyant en ce qu’ils disent […]. Il vaut mieux ça que des mollassons et des ectoplasmes dont on ne sait pas ce qu’ils pensent […]. » Des propos étonnament indulgents avec l’ex-Président, surtout lorsqu’on se souvient de ce que ce dernier a déclaré la veille à l’émission « Mots croisés » de France 2 : « Je me demande encore comment il peut se trouver un journaliste pour parler du Front national comme de l’extrême droite ? Elle (sic) a le programme économique de Monsieur Mélenchon. Ca lui plaît l’extrême gauche. Donc je dis à nos électeurs : si vous voulez le programme de Jean-Luc Mélenchon, votez pour le Front national. » Interrogé par @rrêt sur Images, Alexis Corbière a eu bien du mal à justifier les propos du leader du PG après la sortie insultante de Sarkozy, affirmant qu’il s’agissait de dire que le PG/FdG préférait un adversaire clairement marqué à droite que des gens se disant de gauche en appliquant une politique de droite, mais refusant de reconnaître que les propos de Jean-Luc Mélenchon allaient bien au-delà de ce seul cadre. Rendre hommage à des personnalités de droite deviendrait-il une habitude chez Mélenchon ?

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Le Parti de Gauche nie tout intérêt de certains de ses militants pour l’extrême droite

Invité à débattre du confusionnisme par @rrêt sur Images le 5 décembre 2014, Alexis Corbière, responsable de la lutte contre le Front national au Parti de Gauche (PG), a été interrogé par Daniel Schneidermann : « Est-ce qu’il a pu vous arriver parmi les militants, sympathisants, gens qui approchent du Parti de Gauche ou du Front de Guache de tout d’un coup vous dire : tiens, mais d’où viennent ces thèmes, ce vocabulaire et de vous rendre compte qu’il y avait une certaine influence des thèmes soralo-dieudonniens ? » La réponse est sans appel : « Dans nos rangs, non. Après qu’il soit arrivé que parfois on ait eu à chasser dans des manifestations certains militants soraliens, oui. » Un tel déni de la réalité de l’intérêt que portent entre certains militants et sympathisants du Parti de Gauche et du Front de Gauche (FdG) aux idées d’Alain Soral, de Dieudonné ou assimilés est inquiétante concernant la volonté du PG/FdG de combattre l’influence de l’extrême droite y compris dans ses rangs. En effet, comment peut-on combattre efficacement un phénomène quand on refuse d’en admettre la réalité ? Car les faits sont têtus : des militants antifascistes l’ont plusieurs fois pointé du doigt ici, ou  encore sans que le PG et ses alliés n’aient jusque là offert la moindre réponse satisfaisante à ces constats. Au sujet de René Balme, Corbière affirme : « nous avons clairement rompu avec lui » dès que la connaissance du contenu de son site Oulala.net a été porté à la connaissance des instances du PG. Pourtant, il a fallu attendre la fin de la campagne des législatives pour que René Balme quitte le PG mais aux dernières élections municipales, ce dernier était toujours soutenu par le FdG

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