Un ancien du Réseau Voltaire témoigne

La revue Cerises en ligne (éditée par les communistes unitaires, une composante de la Fase) vient de publier le témoignage de Gilles Alfonsi, ancien administrateur du Réseau Voltaire, qui décrit comment cette association progressiste a pu devenir, sous l’égide de Thierry Meyssan, un des fleurons du conspirationnisme. Analysant la rhétorique complotiste, il explique :

« Dans le cas du Réseau Voltaire comme dans le cas d’Alain Soral, c’est un bricolage rhétorique plus ou moins habile qui combine : une vraie intelligence des enjeux politiques, des éléments de « bon sens populaire » (par opportunisme, car il faut plaire à presque tous), des « hypothèses » présentées avec l’assurance qui sied aux démonstrations les plus scientifiques, mais aussi des tartes à la crème formulées avec toute l’austérité nécessaire pour être considérées comme d’audacieuses pensées. Ainsi, il ne faut pas prendre ces démonstrations comme de simples imbécillités destinées à des gogos. »

A la question « faut dialoguer avec les complotistes ? », il répond : « cela dépend de quels adversaires on parle et dans quelles conditions. Il peut être intéressant de démasquer les impostures, les imposteurs, mais ne pas servir de faire valoir suppose d’être tout à fait explicite à cet égard. Il faut aussi faire le tri entre des adversaires avec lesquels le respect est possible et des ennemis, qui sont dans des logiques de haine. »

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Le glas de Pegida ?

Selon plusieurs médias dont Le Monde, Le Figaro et Courrier International (qui cite le tabloïd allemand Bild), le mouvement raciste Pegida qui manifeste depuis octobre contre l’immigration et les musulmans dans les villes allemandes serait en passe d’exploser. Après la démission le 21 janvier de son leader Lutz Bachmann qui s’était grimé en Hitler, c’est au tour de sa successeuse Kathrin Oertel de jeter l’éponge, sur fond de conflits internes opposant ses partisans à ceux de Bachmann.

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Jean Bricmont exclu de la présidence d’honneur de l’Afis ?

Depuis 2006, Jean Bricmont était président d’honneur de l’Association française pour l’information scientifique (Afis), une association rationaliste de lutte contre la pseudo-sciences, après l’avoir présidée de 2001 à 2006. D’après nos informations, il aurait été mis fin à cette fonction en début d’année suite à des protestations de membres de l’Afis contre ce statut accordé à Jean Bricmont, en raison des prises de positions politiques plus que problématiques de ce dernier. Et en effet, son nom n’apparaît plus en tant que président d’honneur dans l’organigramme de l’Afis présenté sur son site web, alors qu’il y était encore en fin d’année dernière. Cependant, Jean Bricmont est toujours cité comme membre du comité de parrainage scientifique de l’association. Par le passé, l’Afis avait fait l’objet de polémiques initiés par des militants anti-OGM comme Combat Monsanto, Marie-Monique Robin ou Jacques Testart quant au manque de transparence supposé de certains de ses animateurs concernant leurs liens avec l’entreprise Monsanto et le soutien apporté par eux à la promotion des OGM, y compris dans les publications de l’Afis. Il est également courant de lire sur le site de l’association des prises de position en faveur de l’énergie nucléaire.

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Les Grecs indépendants, un formation d’extrême droite complotiste

Le politiste grec Andreas Pantazopoulos apporte, dans un article paru sur le site Conspiracy Watch, des précisions sur la nature des Grecs indépendants, petit parti de droite souverainiste allié à Syriza. Selon lui, il s’agit d’une formation « souverainiste, xénophobe et nationale-populiste » exprimant « un radicalisme antisystème situé à l’« extrême droite » et appartenant au champ des forces « anti-Mémorandum », expression d’un nouveau clivage qui s’est formé ces dernières années. » En effet, constate-t-il, « La crise politique a bouleversé les distinctions, héritées du passé, entre forces progressistes et forces conservatrices (le fameux clivage grec « droite/anti-droite »). Le nouveau clivage horizontal a opposé les « pro » et les « anti »-Mémorandum, brouillant ainsi les repères habituels et créant des coalitions inédites », comme celle entre Syriza et les Grecs indépendants. Selon lui, « la vision complotiste des « Grecs Indépendants » est en outre omniprésente dans leur discours politique, fondé sur un nationalisme effréné. » Aléxis Tsípras, le premier ministre grec et leader de Syriza, a nommé Panos Kammenos, le chef des Grecs indépendants, ministre de la Défense, un poste traditionnellement plébiscité par la droite et l’extrême droite, en dépit des divergences de vue entre les deux formations s’agissant de la politique militaire.

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Syriza et les Grecs indépendants : une alliance contre-nature ?

La large victoire avant-hier de Syriza a été saluée en France par des personnalités de tous les horizons politiques. Sans présager de ce que sera effectivement la politique de Syriza qui entend réaliser une sorte de grand écart en respectant les engagements internationaux de la Grèce tout en combattant l’austérité, on peut d’ores et déjà s’interroger sur l’alliance conclue avec le parti des Grecs indépendants. En effet, cette formation, scission du parti de droite Nouvelle Démocratie jusque là au pouvoir, n’a pas grand chose en commun avec Syriza, hormis le refus des politiques d’austérité imposées par les institutions internationales, Fonds monétaire international (FMI) en tête. Car pour le reste, les Grecs indépendants sont un parti conservateur de droite nationaliste prônant un renforcement de l’influence de l’Eglise orthodoxe dans la vie sociale et y compris dans l’enseignement, un renforcement des dépenses militaires (alors que Syriza veut les réduire), un renforcement de la lutte contre l’immigration. Son leader Panos Kammenos a fait polémique le mois dernier en accusant les juifs, les musulmans et les bouddhistes de ne pas payer d’impôts, au contraire de l’Eglise orthodoxe. Cette alliance contre-nature semble dictée par la nécessité pour former un gouvernement d’avoir l’appui de la majorité absolue des députés, une majorité que Syriza a manquée à deux sièges près.

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Charlie Hebdo : tour d’horizon des sites complotistes

Rue89 propose un tour d’horizon des principaux sites diffuseurs de théories du complot au sujet des attentats récents. A côté des classiques conspirationnistes tels que Wikistrike, Stop Mensonges, le Réseau Voltaire, Panamza ou Les Moutons enragés, l’extrême droite est sans surprise très bien représentée dans ce panel, avec Media-presse-info, Egalité et Réconciliation ou encore Alter Info. Pour chacun de ses sites, Rue89 dresse un court historique et indique qui les anime, quand il est possible de le savoir.

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Memorial98 publie une synthèse sur Pegida

Alors que Riposte laïque a tenté sans succès – son rassemblement ayant été interdit – d’introduire ce week-end le modèle Pegida en France, le site Memorial98 publie une longue synthèse sur l’histoire et l’état de ce mouvement en Allemagne, rédigée par un antifasciste allemand. Y est dressé un portrait de Melanie Dittmer, activiste allemande âgée de 36 ans que Riposte laïque avait prévu d’inviter à prendre la parole. Militante depuis vingt ans à l’extrême droite, elle a récemment tenu des propos ambigus sur le génocide des Juifs par les nazis. Confirmant les informations que nous avions reçues il y a quelques temps d’autres sources, l’article de Memorial98 confirme que l’implantation locale de ce mouvement est inégal, et que son emprise se fait surtout sentir en Saxe, et singulièrement dans la ville de Dresde, pour des raisons propres au contexte historique et politique local. A noter qu’on apprend à l’instant la démission en Allemagne du président de Pegida, Lutz Bachmann, qui s’est déguisé en Hitler. Ancien braqueur, ce pourfendeur des immigrés prétendument délinquants est encore sous le coup de poursuites en Allemagne pour détention de cocaïne.

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Un article sur la récupération par l’extrême droite de la thématique écologiste

Alternative libertaire (AL) a récemment publié dans son journal un article sur la récupération par l’extrême droite de la thématique écologiste. Y est notamment abordée la question du programme du Front national en la matière, qui expliquait par exemple en 2012 que « Le respect des lois de la nature et la maîtrise du développement économique, agricole et industriel de la France participent par ailleurs de la défense de l’identité nationale » ou que « L’enjeu environnemental est très lié […] à la maîtrise internationale des migrations. »

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Le M’Pep, retour sur une dérive

Le M’pep change officiellement de nom et d’orientation politique en devenant le Parti de la Libération nationale et de la Démondialisation, une formation qui « ne se place plus dans le clivage gauche-droite ». Mais le tournant droitier du mouvement dirigé par Jacques Nikonoff ne date pas d’hier…