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Le martyre de Saint Michel

Ô Saint Michel, Phare de la Pensée critique, Éclaireur du Peuple et Saint-Patron des Vérités immuables,

Bravo : tu m’as démasquée. N’écoutant que ton courage et après une longue et pénible enquête t’ayant sans nul doute demandé beaucoup d’abnégation (et qui t’a très certainement valu de nombreuses menaces de la part des sbires de la CIA et de l’Otan qui me financent), tu as en un seul post mis à bas mes nombreux « médias-mensonges » en démontrant sans nul doute possible que j’étais « liée aux milieux néocons français » et payée de concert avec Caroline Fourest par les « dirigeants sionistes », BHL en tête, pour te « diaboliser » et te « calomnier ».

Il est vrai qu’en me relisant, je me rends compte à quel point je suis méchante avec toi. Ce n’est pas pour rien que tes petits camarades du Grand Soir (quels facétieux !) m’ont affectueusement surnommée « Cruella Guyet » ! Comment puis-je en effet être si sévère avec toi, Ô Saint Michel, qui es béni entre tous les Saints et qui nous éclaires à partir d’éléments matérialistes tout en combattant assidûment le complotisme et l’extrême droite ? Comment puis-je encore te soupçonner d’être confusionniste, quand tu mentionnes, sans les citer (tant il est vrai que les voies du Collon sont impénétrables), des sources aussi sérieuses que François Asselineau ou Silvia Cattori ou quand, sans doute par souci de clarté politique, toi et tes amis participez à des meetings ou à des manifestations en compagnie de militants d’extrême droite ?

Face à un tel génie, qui démontre avec autant de certitude que mes analyses ne sont que « marketing » (alors que toi, tu n’as bien entendu rien à vendre : c’est d’ailleurs pour cela que tu as choisi un nom aussi peu publicitaire qu’Investig’Action pour ton site) et que je soutiens le méchant Otan agresseur contre le gentil agressé Bachar Al-Assad, je ne peux que m’incliner avec honte et humilité.

Je confesse donc mes erreurs et supplie Ta Grandeur de bien vouloir m’absoudre de mes péchés.

Amen.

Ornella Guyet


Plus sérieusement, pourquoi cette supplique ironique ? Parce que Michel Collon m’a consacré un post il y a quelques jours, qu’il a même tenu à me signaler en venant polluer le compte Twitter de Confusionnisme.info :

collon_trollIl semble que je dérange à ce point ce grand homme qu’il en soit réduit à pleurnicher : « Michel Collon est attaqué en permanence par « confusionnisme.info ». Liée aux milieux néocons français, la journaliste Ornella Guyet se présente pourtant comme « anarchiste ». Michel répond ici à cette diabolisation pour Radio Campus. Qui est gêné par ses investigations sur les guerres de l’Occident ? Est-ce un hasard si les attaques se sont déchaînées après la publication de son Israël, parlons-en ! ? »

Michel Collon m’accuse donc, sans l’ombre du commencement d’une preuve, d’appartenir « aux milieux néocons français », dont il se garde bien d’ailleurs de donner une définition1. Mais l’interview à Radio Campus Lille qui suit cette introduction (voir-ci-dessous), ainsi que les illustrations qui l’accompagnent, donnent une assez bonne idée de ce que sont selon lui ces « milieux néocons français » : en gros, on trouve à leur tête « les dirigeants sionistes » et, en fidèles soldates, moi-même et Caroline Fourest, à laquelle Michel Collon semble croire que je suis liée. Alors que lui-même ne cite pas les sources sur lesquelles il base ses calomnies à mon égard2, Michel Collon se permet de me reprocher de le critiquer sans preuves (sur ce point, chacun jugera), à tel point qu’on se demande s’il ne dresse pas son propre portrait en creux quand il décrit ce qu’il croit être mes méthodes de travail.

De manière étonnante, je remarque qu’il ne cite pas parmi ces mystérieux « milieux néocons français » le NPA, dont la Commission nationale anti-fasciste (Cnaf) m’a commandé il y a plusieurs mois… un dossier sur Michel Collon, qui a été l’article le plus abouti que j’ai publié à ce jour à son sujet. Étrange oubli… De même, alors que dans ce dossier étaient largement démontrées ses accointances avec certains réseaux d’extrême droite et conspirationnistes, notamment via un certain nombre des auteurs qu’il publie, le Saint-Patron d’Investig’Action m’accuse aujourd’hui de pratiquer à son encontre l’amalgame, alors que lui-même ne se gêne pas pour m’assimiler à l’Otan ou à des personnalités comme Caroline Fourest que je ne connais personnellement ni d’Eve ni d’Adam et avec qui j’ai tout de même de grosses divergences de vues sur de nombreux points essentiels3.

Collon suggère donc dans ce post qu’il est persécuté pour sa critique d’Israël par de puissants réseaux liés aux intérêts américains et aux « dirigeants sionistes ». Faut-il lui rappeler que la majorité des critiques dont il a fait l’objet ces dernières années proviennent pourtant de sa gauche, à savoir de militants antifascistes, syndicalistes, anarchistes ou marxistes anti-autoritaires ? On peut en trouver des exemples ici.

Faut-il aussi rappeler que Michel Collon, qui affirme ne rien avoir affaire avec l’antisémitisme (terme qui semble lui poser problème puisqu’il croit bon de le définir : « c’est-à-dire raciste anti-juifs », comme si sa signification n’était pas évidente), a soutenu Dieudonné en 2005, jugé par lui victime d’un « puissant lobby sioniste au service d’Israël »4, et qu’on retrouve sur son site des auteurs liés aux réseaux négationnistes, dont Silvia Cattori, qui est justement, avec l’UPR et Le Grand Soir, une de mes principales calomniatrices sur Internet ?

Mais là où on éclate de rire dans cette interview à Radio Campus, c’est lorsque Michel Collon tour à tour se plaint d’être qualifié par ses adversaires ou ennemis d’« ami des dictateurs » tout en concluant son exposé sur une diatribe pro-Al-Assad qui serait « un dictateur qui défend l’indépendance de son pays et certaines des conquêtes sociales, et surtout la paix entre communautés »5 et affirme combattre les théories du complot, alors même qu’il est en train d’en diffuser une.

Image Soliran Paris
Illustration Soliranparis.

De mon côté, je n’oublie pas qu’une des premières fois où ce monsieur, qui aujourd’hui prétend combattre Soral et Le Pen, m’a attaquée publiquement, c’était devant un parterre de bacharistes enthousiastes et aux côtés de militants d’extrême droite, lors d’un meeting de soutien au dictateur syrien qui s’est tenu le 31 mars 2012 dans la salle de l’Ageca à Paris6 et qui a notamment été annoncé à l’époque sur le site d’Égalité et Réconciliation :

meetingageca_collon_erDéjà il m’accusait de faire du « maccarthysme » et de pratiquer « l’inquisition » à son encontre, et expliquait à peu près la même chose que sur Radio Campus dans les mêmes termes (qui est un perroquet ?), à propos de la « diabolisation » prétendument subie par lui et par Jean Bricmont. Détaillant les attaques dont il faisait alors l’objet, il soulignait aussi qu’à son avis, les « services secrets » et « Israël » se cachaient derrière mon travail et celui de feu Indymedia Paris. Écouter l’extrait ci-dessous, notamment à 2 minutes et 7 min 33 :

Notons qu’en termes de clarté politique, Michel Collon a notamment publié, rien qu’entre le 23 et le 25 septembre, des articles du Syria Solidarity Movement (un site bachariste sur lequel la Mère Mariam-Agnès de la Croix est mise en avant), un article de son lieutenant Bahar Kimyongür qui le 23 mai dernier manifestait pourtant à Bruxelles en compagnie d’Elie Hatem (FN, Action française) et de Jean Bricmont ainsi qu’une illustration de Carlos Latuff :

collon_septembre2015_2collon_septembre2015_1Michel Collon se plaint en permanence que ses détracteurs refusent tout débat avec lui, les accusant de lâcheté. En ce qui me concerne, ma position est claire : je ne débats pas avec Michel Collon, je le combats. Pourtant, rien ne l’empêche de répondre point par point, par exemple sur son site, aux accusations dont il pense faire injustement l’objet. Or, de ce côté-là, j’attends toujours une réponse sourcée et argumentée à mon dossier « Michel Collon, un militant de la confusion » paru sur le site de la Cnaf, et je crois que j’attendrai encore longtemps : en effet, je vois mal comment il pourrait par exemple justifier, dans le cadre de son soi-disant combat contre le complotisme et l’extrême droite, l’interview qu’il a accordée le 23 septembre 2014 à Croah.fr, entre autres choses :

2014-10-19_collon_croahEnfin, s’agissant de mon prétendu soutien aux guerres de l’Otan ou à la politique colonialiste de l’État d’Israël, je pense que mes écrits parlent pour moi et je mets Michel Collon au défi de trouver une ligne dans mes articles appelant à soutenir quelque intérêt impérialiste que ce soit. Ma position à ce sujet est là aussi très claire : il n’y a pas d’oppresseurs plus fréquentables que d’autres, pas de camp à choisir dans la lutte qui oppose les impérialismes entre eux, que ceux-ci soient occidentaux, israélien, saoudien, iranien, russe ou chinois, etc. En revanche, j’essaie à ma modeste mesure d’être aux côtés de celles et ceux qui sont victimes de ces affrontements entre États, entre religions et entre capitalistes et qui tentent de s’y opposer, sans distinction de nationalité.

O. G.


Mise à jour, le 6 octobre 2015 à 11h40 : dès le lendemain de la publication de cet article, Michel Collon n’a rien trouvé de mieux à faire que de publier une apologie de Christophe Oberlin :

colllon_oberlinMise à jour, 6 octobre 2015, 17h00 : Michel Collon a réagi sur Twitter à mon article. Voici ma réponse.

2015-10-06_Collon_TwitterMise à jour, 11 octobre 2015, 16:32 : Michel Collon en rajoute dans le mensonge et la calomnie. Voici ma réponse.


A (re)lire sur Confusionnisme.info :

S’informer sur Michel Collon
Michel Collon aux rencontres de l’UOIF
Salon du livre de Caracas 2014 : quand Nicolas Maduro a servi la soupe à Michel Collon
Bruxelles : rassemblement d’anti-impérialistes borgnes le 23 mai dernier
Michel Collon et Saïd Bouamama en tournée dans le Nord-Pas-de-Calais
Dans La Décroissance, une BD qui fait Führer


Document annexe : transcription partielle de l’interview de Michel Collon à Radio Campus Lille (fautes de syntaxe incluses), accompagnée de quelques indications iconographiques significatives.

A propos de la notion de « confusionnisme » :

« Personne n’a jamais vraiment compris ce que veut dire ce slogan marketing inventé par Caroline Fourest et Ornella Guyet et des gens comme ça. »

Michel Collon soutient que les attaques à son encontre ont commencé après la publication de son livre Israël, parlons-en ! (livre dans lequel on trouve entre autres des écrits de Jean Bricmont, Tariq Ramadan et Paul-Eric Blanrue, y compris dans sa réédition de 2014) :

« Depuis [la 1ere parution de ce livre en 2010, NDLR], les dirigeants sionistes [photo de BHL] refusent tout dialogue avec moi et ont sous-traité la tâche de me diaboliser, calomnier pour essayer de répandre toutes sortes de trucs : je suis antisémite c’est-à-dire raciste anti-juifs, je suis extrême droite, je suis théorie du complot [photo de Rudy Reichstadt], je suis ami des dictateurs, enfin toutes sortes de compliments charmants. Et comme ils ne veulent pas débattre publiquement, ils ont confié ça à quelques perroquets, qui s’appellent Caroline Fourest [photo de Caroline Fourest], Ornella Guyet [capture d’écran de mon LinkedIn], quelques antifas [reproduction d’une caricature « anti-antifa » parue dans Fakir] qui n’ont rien d’autre que ça à faire. […] Leur but en fait c’est de semer la confusion et de faire peur aux gens qui ne me connaissent pas encore, qui ne nous connaissent pas encore, le travail d’Investig’Action et de leur faire dire : « Oh, s’il y a une polémique, si c’est douteux, je m’abstiens, il n’y a pas de fumée sans feu et des trucs comme ça. » Donc c’est une campagne, il faut bien le comprendre. Il faut distinguer les manipulés et les manipulateurs. Elle ne frappe pas que moi, elle frappe toute une série de gens qui critiquent Israël [photo de Pascal Boniface], qui critiquent les guerres des Etats-Unis et ils sont tous diabolisés. Et vous avez là-dedans des gens de toutes sortes de tendances et d’opinions [photo de Jean-Luc Mélechon], toujours à gauche mais on les accuse d’être d’extrême droite. Donc le raisonnement il est très pervers [photo d’un bombardier américain], parce que on nous dit que quand on s’oppose aux guerres des Etats-Unis, de la France, de l’Otan, on est d’extrême droite. La réalité mondiale [photo d’une poignée de main Sarkozy/Kadhafi] c’est que c’est l’Otan, c’est les Etats-Unis et la France son allié actuellement qui sont d’extrême droite en imposant le colonialisme par les bombes [dessin de Carlos Latuff] quand les peuples on ne parvient pas à les intimider ou à les corrompre et donc c’est toujours le principe de la propagande de guerre : inverser l’agresseur et l’agressé [photo de Hollande avec un dirigeant saoudien]. Ces gens-là soutiennent les agresseurs, et ils font croire que c’est nous les salauds parce qu’on défend les peuples qui résistent [dessin siglé « no pasaran » et représentant des combattantes de Kobané, associées au souvenir de Madrid et de Stalingrad] à cette guerre et à cette propagande [re-dessin « anti-antifa » de Fakir].

Question : mais en même temps Michel, ils vous confondent avec des gens qui sont effectivement peu fréquentables, avec justement des gens d’extrême droite, des Alain Soral, etc., etc. dont vous vous démarquez.

C’est ça la technique. Comme ces gens sont tous dans l’incapacité de citer une seule phrase dans un de mes articles ou dans un seul de mes bouquins qui montreraient que je suis théorie du complot – la preuve, dans tous mes bouquins récents, je passe un certain temps à réfuter la théorie du complot qui est dangereuse, le complotisme qui est dangereux parce que c’est une manière de raisonner qui ne permet de comprendre le monde et on tombe dans les fantasmes et dans l’impuissance, donc je le dis clairement. Mais ces gens-là n’ayant pas d’argument et refusant le débat, leur seule technique c’est de refuser l’amalgame, c’est-à-dire qu’on va me coller [photo de Robert Ménard période RSF] avec des gens avec qui je n’ai rien à faire, dont je ne partage pas les idées, que je combats [photo de Jean-Marie Le Pen]. Et d’ailleurs je me fais engueuler par les soraliens parce que je défends les valeurs de la gauche – pas le PS bien entendu – et je me fais engueuler [photos du trio Tsipras – Mélenchon – Iglesias] que tout ça c’est dépassé, que la gauche et la droite c’est dépassé, que tous ça ça ne veut plus rien dire et qu’en fait l’extrême droite, Marine Le Pen et tout ça seraient l’avenir. Non, pour moi, l’extrême droite, Le pen ou Soral c’est le plan B du Capital. C’est-à-dire que maintenant ils n’ont pas besoin d’eux, mais le jour où la résistance ouvrière et démocratique est très forte, ils vont passer au plan B, comme on a fait avec Hitler. Hitler n’était pas le première solution des capitalistes allemands,mais on le finançait en sous-main et à un moment donné ça a été lui la seule solution [mélange d’images d’Hitler et de fascistes ukrainiens contemporains] et avec Le Pen ou Soral c’est la même chose.

Question : On parlait de confusion, en même temps la situation est très confuse et nous on sait le rôle que tu joues d’essayer d’éclairer à partir justement d’éléments matériels, matérialistes, tout le contraire du complotisme, la situation extrêmement confuse, par exemple en Syrie et en Ukraine.

[…] On peut très bien trouver que Bachar Al-assad ça n’est pas le meilleur dirigeant pour la Syrie, ça n’est pas démocratique avec le régime policier qu’il y a, on peut dire que les Syriens ont le droit de souhaiter un autre dirigeant. La seule chose à faire remarquer c’est qu’avec les Etats-Unis ce sera encore pire [photo d’un bombardement dans un pays du Proche-Orient]. Au lieu d’avoir un dictateur qui défend l’indépendance de son pays et certaines des conquêtes sociales, et surtout la paix entre communautés, qui se bat aussi contre Israël, ben on aura quelqu’un qui fera pire encore, mais en mangeant dans la main des États-Unis et en vendant le pays. […] »

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  1. Appliquer la notion américaine de « néo-conservatisme » (ou « néocon ») au contexte français est souvent bien peu pertinent, et rares sont les sites et individus qui pourraient se rapprocher en France d’un néo-conservatisme à l’américaine. Le seul exemple est peut-être le site pro-israélien Dreuz.info, mais dans un contexte français, on peut de manière encore plus pertinente classer ce site à l’extrême droite. Michel Collon et d’autres (notamment certains complotistes) emploient quant à eux sans que ce soit pertinent le qualificatif de « néocons », popularisé sous la présidence de Georges Bush Jr, pour discréditer leurs adversaires en laissant entendre qu’ils seraient soumis aux intérêts américains et à la droite conservatrice de ce pays. 

  2. Mais on peut les deviner, puisqu’il reprend à sa sauce les rumeurs initialement diffusées à mon sujet par l’UPR, Le Grand Soir et Silvia Cattori et abondamment reprises par toute la complosphère et la fachosphère, de ReOpen911 au Lys noir. 

  3. Caroline Fourest est une intellectuelle bourgeoise et médiatique et il va sans dire que, parmi les divergences que je peux avoir avec elle, je ne partage pas son discours étatiste et républicain ni ses prises de position sécuritaires récentes suite aux attentats de janvier. 

  4. Voir ici : michelcollon.info/Antisemite-Dieudonne.html 

  5. Ce qui est faux : le clan Al Assad a un fonctionnement mafieux et pille le pays. D’autre part, s’agissant de « paix », rappelons que c’est Al-Assad qui, en réprimant violemment les manifestations populaires de 2011 qui au départ étaient pacifiques a obligé le peuple syrien à prendre les armes pour se défendre contre la police et l’armée. Il est donc le principal responsable du conflit qui déchire aujourd’hui le pays, et son armée responsable de la majorité des victimes civiles. 

  6. Les intervenants ce jour-là comprenaient, outre Collon, Jean Bricmont et Bahar Kimyongür (militant du DHKPC turc, poursuivi dans son pays d’origine mais néanmoins soutien du régime tortionnaire syrien), Bruno Drweski, Julien Teil (ex-animateur de Mécanopolis, site suisse d’extrême droite complotiste), le père Michel Lelong (curé intégriste défenseur de Maurice Papon et de Roger Garaudy), Komnen Becirovic (collaborateur de BI, ex-Balkans Infos, journal pro-Milosevic d’extrême droite) et Ayssar Midani (une des principales propagandistes bacharistes en France, choyée par divers médias d’extrême droite comme le Cercle des Volontaires ou Égalité et Réconciliation), tandis que Ginette Skandrani était présente dans le public.