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Paris : la manifestation de soutien aux migrants et contre l’état d’urgence en images

Dimanche après-midi, une manifestation de solidarité avec les migrants prévue de longue date a pu avoir lieu à Paris, malgré l’interdiction la frappant dans le cadre de l’état d’urgence. Nous y étions.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce 22 novembre place de la Bastille dans une ambiance bon enfant, bravant l’interdiction de manifester pour exprimer leur solidarité avec les migrants. Parmi les organisations présentes venues pour la plupart sans drapeaux, nous avons pu noter le NPA et ses porte-paroles Christine Poupin et Philippe Poutou, des militants de Solidaires, le PCOF, No Border, Reclaim The Streets, des militants anarchistes, mais aussi quelques représentants d’Ensemble! (qui s’est affiché malgré le vote du prolongement de l’état d’urgence par les députés du Front de Gauche), du Dal ou de l’UJFP. Parmi les slogans entendus : « Daesh ou Assad, Hollande ou Obama, assassins du peuple syrien ! »

Soudain, un petit groupe s’est détaché, vite suivi par des dizaines de manifestants, et est parvenu à déborder complètement la police – qui s’est retrouvée où à galoper derrière, ou encerclée par le cortège – et à rejoindre au pas de course la place de la République, suivant le parcours initialement prévu. Même Le Monde a ironisé sur la scène :

« Si les premiers slogans scandés ont porté sur l’accueil des réfugiés, très vite, la confrontation avec la gendarmerie, et les vapeurs de gaz lacrymogène aidant, les mots d’ordre se sont durcis. La « solidarité avec les réfugiés » s’est métamorphosé en un « état d’urgence, État policier ! On ne nous enlèvera pas le droit de manifester ».

Les gendarmes auraient pourtant bien aimé leur ôter ce droit, mais ils n’ont jamais rattrapé leur retard initial face à des militants bien rodés. Les forces de l’ordre ont d’abord tenté en vain de les bloquer sur le parvis du boulevard Richard-Lenoir, mais le groupe leur a échappé. Comme sur une bonne partie du boulevard Beaumarchais.

Arrivés à hauteur du boulevard des Filles-du-Calvaire, les gendarmes ont alors renoncé, montant dans leurs camionnettes pour avoir au moins la consolation d’arriver à République avant le cortège. »

Ce beau succès a néanmoins été terni, nous l’avons appris depuis, par l’identification de 58 camarades qui ont vu leur identité transmise au procureur. Ils risquent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7 500 euros pour n’avoir pas respecté l’interdiction de manifester. Nous venons d’apprendre que les premières convocations viennent de tomber, et qu’un appel à solidarité circule déjà, doublé d’un rappel juridique sur ce qu’est le régime de l’audition libre.

Rappelons que l’interdiction de manifester est maintenue en région parisienne jusqu’au 30 novembre au moins, une période qui inclus la grande manifestation prévue contre la Cop21. Ceci ne concerne que les manifestations à caractère politique car, le capital ne devant pas être entravé trop longtemps, les activités publiques à caractère commercial (concerts, marchés de Noël, etc.) ont elles déjà repris.

Voici ci-dessous quelques images de cette manifestation. Afin de préserver leur identité, nous avons flouté les visages de certains camarades et des participants à la manifestation sauvage. Voir aussi sur Facebook les photos d’Erio.

O. G.

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