Ruffin et Lordon, une Nuit à dormir Debout

Nuit Debout nous donne l’occasion de publier, en partenariat avec plusieurs autres groupes et sites antifascistes, un dossier qui se veut aussi exhaustif que possible sur la galaxie citoyenniste, ses réseaux et ses errements idéologiques. Vous trouverez ci-dessous son sommaire avec des liens cliquables afin de naviguer à l’intérieur aussi aisément que possible. Fruit d’un … Continue reading Ruffin et Lordon, une Nuit à dormir Debout

Irritation du Collon

Michel Collon, qui est décidément très irrité par mes écrits, vient encore de me consacrer un article, tiré du site confusionniste “Anticons”, qui assimile au courant néoconservateur sur le modèle américain des gens n’ayant pas grand chose à voir entre eux. Si j’ai déjà répondu aux accusations de Michel Collon et si ce nouvel article reprend pour l’essentiel les calomnies déjà existantes à mon sujet sur le web, je note quand même qu’encore une fois, il a été écrit par des gens qui ne savent pas me lire et qui m’accusent par exemple de n’avoir rien dit du soutien du philosophe réactionnaire Pierre-André Taguieff à Oriana Fallaci (la preuve) ou qui écrivent à propos de mes articles sur l’Ukraine : “Le site Confusionnisme.info est actif depuis octobre 2014, mais ce n’est que le 25 août 2015, soit plus d’un an et demi après le coup d’Etat de Maïdan, que Guyet réagit très brièvement au reportage du journal d’ARTE qui évoque la formation militaire d’enfants par le bataillon Azov en Ukraine. Il aura donc fallu attendre les premières discordes entre le gouvernement Porochenko et les unités néo-nazies du Pravy Sektor, pour qu’Ornella Guyet publie un article sur l’extrême droite en Ukraine. Jusqu’alors pas le moindre dossier complet sur les néo-nazis ukrainiens, sur Svoboda ce « parti d’ex », à l’exception de dix lignes noyées dans quelques dossiers consacrés à l’Ukraine, à la teneur anti-russe. Des billets qui minimisent autant que possible l’influence de l’extrême droite pro-Kiev. D’ailleurs Ornella Guyet y parle davantage de Hugo Chavez et de l’URSS que de l’antisémitisme en Ukraine.” Chacun pourra en effet juger du fait que je n’ai jamais abordé le sujet de l’extrême droite ukrainienne avant août 2015 (la preuve ici, ici ou encore ), ou que je parle plus de Chavez dans mes articles consacrés à l’Ukraine que des fascistes locaux ou du négationnisme de son gouvernement. Sous-entendre en outre que j’aurais des sympathies pour le gouvernement de droite qui dirige ce pays ou que je chercherais à minimiser les actes de son extrême droite est particulièrement malveillant. M’est aussi reproché de “fai[re] la morale à l’un des plus grands intellectuels vivants” (combien mesure-t-il ?), Noam Chomsky, notamment en “l’amalgam[ant] à un personnage d’extrême droite” (c’est pourtant de son propre chef qu’il a effectivement accordé une interview à Piero san Giorgio et a posé avec lui pour un “selfie”). Mais Collon et Anticons ne sont plus à une approximation près… Une chose est sûre : malgré tous leurs efforts, ils ne parviennent pas à battre La Décroissance, qui dans son dernier numéro me caricature carrément en Adolf Hitler. O. G.

Mise à jour, 18:53 : un lecteur (merci à lui) me signale que l’article d’Anticons a été relayé par le site d’extrême droite VoxNR sur Twitter :2015-10-11_collon_voxnr

Salon du livre de Caracas 2014 : quand Nicolas Maduro a servi la soupe à Michel Collon

Michel Collon a publié le 26 août une vidéo dans laquelle on voit Nicolas Maduro, président du Venezuela, vanter ses mérites lors du salon du livre de Caracas, le 23 mars 2014 : “Ce dixième salon du livre serait le 1er péché du livre Les 7 péchés (Les 7 péchés d’Hugo Chavez, sort en 2009, NDLR). Nous allons justement donner la parole à un invité étranger qui nous apporte ce livre extraordinaire, un livre qui nous permet de comprendre comment vous, les intellectuels d’Europe, avez réussi à capter l’essence rénovatrice du nouveau modèle que le Commandant Chavez a construit dans notre réalité”. Après cette introduction flatteuse, Maduro a interviewé Michel Collon, pour son plus grand bonheur. Ce dernier en a profité pour rappeler qu’il avait plusieurs fois rencontré Hugo Chavez, un homme dont il a vanté en retour “sa capacité à écouter et à apprendre de tout le monde”, expliquant que ce dernier l’avait encouragé “dans mes efforts pour engager la bataille médiatique internationale” contre “les mensonges [qui] préparent l’agression, la guerre, l’intervention, et ce pays est réellement l’objectif de cette armée du mensonge”. Ainsi, il a appelé à “renforcer” ladite bataille “avec les moyens modernes de communication et par une offensive plus coordonnée” et à “contre-attaquer sur le champ de bataille de l’ennemi”, qu’il nomme aussi “l’Empire”, en appelant à la construction d’une “union de résistance aux mensonges” et de “contre-information”. Michel Collon se rêverait-il en conseiller du prince ? Une chose est sûre en tout cas : ses propos sont ici clairement ceux d’un propagandiste, pas ceux d’un journaliste. “Et je suis ici avec mon ami Jean Araud (qui vit sur place depuis quarante ans et qui avait servi fin 2012 de source à la journaliste Meriem Laribi dite Andalounes dite Chavez, une partisane de Dieudonné, pour des reportages publiés dans Rue89 et le Cercle des Volontaires mais que Maduro ne semble pas connaître, NDLR) pour unir les forces du Venezuela, du Sud du Nord pour cette bataille.” Rien que ça ! Autre chose : on apprend dans cet entretien que de son propre aveu “originaire de la grande bourgeoisie bruxelloise” mais qu’il avait “décidé de changer de vie” en devenant “ouvrier, puis plus tard syndicaliste”. Collon a expliqué, citant Araud qui pense la bourgeoisie vénézuélienne ne comprend rien à la situation du pays, qu’au contraire “un ouvrier, une mère vivant dans un quartier, un jeune qui ont reçu une bonne éducation à travers “Allo Presidente” (émission de discours fleuves de Chavez, NDLR) en savent beaucoup plus.” Le lendemain de la publication de cette vidéo, Investig’Action, le site de Michel Collon publiait une interview de son collaborateur castriste Salim Lamrani (également contributeur du Grand Soir) pour promouvoir son dernier livre, Cuba : parole à la défense. (Cliquer pour agrandir)2015-09-02_collon_maduro

Le M’Pep devient le Parti de l’Emancipation du Peuple

Le M’Pep avait annoncé en début d’année un changement de nom. C’est désormais chose faite : le parti de Jacques Nikonoff s’appelle désormais Parti de l’Emancipation du Peuple (ex-M’Pep). Cette nouvelle dénomination est censée acter l’orientation “ni droite ni gauche ” désormais assumée de ce parti qui se définit comme “anticapitaliste et démondialisateur” qui tient à réaffirmer “la nécessité de restaurer la souveraineté nationale” et a pour ambition de représenter “les intérêts structurels des classes populaires et moyennes”, comme l’indique son communiqué en date du 21 juin dernier sur les raisons d’y adhérer. Le slogan ne laisse aucun doute quant à sa ligne nationaliste, le nouveau parti se sentant même obligé de devoir s’y distinguer du Front national, tant sa ligne peut prêter à confusion : “Démondialiser et sortir de l’Otan – Reconquérir la souveraineté nationale – ni Union européenne, ni euro, ni FN”. Sachant que s’agissant du FN, la seule chose qui semble déranger le nouveau parti est sa complaisance avec les institutions européennes et pas du tout son appartenance à l’extrême droite (un discours finalement assez proche de celui de l’UPR avec lequel le M’Pep est depuis deux ou trois ans en concurrence directe), puisqu’il s’agit de “dénoncer le double jeu politicien du Front national qui prétend vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne, et qui veut entrer dans le système dont il dit vouloir sortir par le biais du « Parlement » européen” (cf. son appel à contribution financière du 8 juin dernier). Enfin, tout comme le M’Pep, le nouveau parti se revendique d’un “socialisme du 21e siècle” et donc de l’héritage de Hugo Chavez. Sur l’histoire de cette formation et de sa dérive droitière, nous vous invitons à (re)lire l’article que nous lui avions consacré en janvier dernier.

Négationnisme en Ukraine et réactions des propagandistes pro-russes : une belle leçon d’opportunisme

Début avril, les parlementaires ukrainiens ont pris une décision mettant sur le même plan nazisme et communisme, en interdisant toute forme d’expression de ces idéologies, et reconnaissant comme “combattants de la liberté” les collaborateurs locaux du régime nazi qui ont combattu à ses côtés dans des unités paramilitaires, alors même que l’Ukraine a été durement éprouvée par le Seconde guerre mondiale et a subi de plein fouet les massacres perpétrés par la division SS Das Reich (dont le bataillon Azov qui combat les pro-russes dans l’Est du pays a pourtant repris l’insigne) notamment dans la région de Kharkov. C’est pourquoi le Centre Simon Wiesenthal a condamné le caractère négationniste de cette décision, s’attirant bien malgré lui les félicitations des soutiens habituels de l’impérialisme russe (Les-crises.fr, LeGrandSoir.info, le PRCF), qui oublient au passage que le même Centre avait condamné quelques temps auparavant la tenue en Russie d’un meeting de l’extrême droite européenne (dont nous avions parlé ici) ainsi que la diffusion régulière de propagande antisémite par RT (ex-Russia Today). L’ironie est encore plus cinglante quand on sait que l’ONG a par le passé été régulièrement dénoncée par LeGrandSoir.info pour son soutien à Israël ou ses critiques d’Hugo Chávez. Via un communiqué signé Djordje Kuzmanovic, le Parti de Gauche (PG) a de son côté repris l’information pour condamner l’accueil réservé par François Hollande au président ukrainien Petro Porochenko, qui a été reçu il y a deux jours à L’Elysée. Kuzmanovic, qui n’hésite pas à manifester aux côtés de militants d’extrême droite en faveur de la politique de Poutine dans l’Est de l’Ukraine, y dénonce le fait qu’à ses yeux “la France n’a pas à suivre aveuglément les intérêts bellicistes des Etats-Unis. Ensuite la patrie des droits de l’homme ne saurait dérouler le tapis rouge pour un régime aussi criminel et négationniste. […] le Président de la République française aurait mieux fait de méditer le fait que l’aventurisme militaire de l’OTAN en Ukraine menace la paix en Europe.” A ce niveau, c’est l’hôpital qui se moque de la charité…

Ludovic Saëz alias Azim, dessinateur pour Soral et ex-élu dans une mairie PS

Le 20 décembre dernier, une séance de dédicaces organisée par Egalité et Réconciliation à Nantes à attiré notre attention sur le cas du dessinateur Ludovic Saëz dit Azim, ancien élu local dans une majorité socialiste.

Michel Collon, un militant de la confusion

Le 4 avril 2014, au lendemain d’une réunion Vlaams Belang/FN à Bruxelles, le site Investig’Action de Michel Collon, qui se dit homme de gauche, a trouvé une manière assez originale de traiter de cette actualité en publiant un article dénonçant non pas les fascistes… mais les antifascistes qui mettent en cause certaines collusions entre franges de l’extrême gauche et de l’extrême droite, notamment sur le site Indymedia Paris. Et pour cause : Michel Collon se trouve lui-même au cœur de ces collusions.

Gabriel Rabhi nous confirme sa sympathie pour Alain Soral, Dieudonné et Marine Le Pen

Gabriel Rabhi nous indique par courriel n’avoir aucune critique à formuler à l’encontre de notre article le concernant, mais insiste pour que nous mettions un lien vers le film qui l’a fait connaître et que nous précisions qu’à 1 heure et 51 minutes il prend pour illustrer son propos Soral, Dieudonné, le Pen, etc. En effet, à 1h51 de son film “Dette, crise, chômage : qui crée l’argent ?”, Gabriel Rabhi dénonce le discours des “grands médias”, qui traiteraient de “racistes, fascistes, antisémites, négationnistes, xénophobes et conspirationnistes ceux qui analysent les faits, critiquent le système et tentent d’en exposer les fondements”, parmi lesquels Hugo Chavez, le soldat américain Chelsea Manning ou le lanceur d’alerte néo-conservateur Edward Snowden, mais aussi et surtout Eric Zemmour, Alain Soral, Michel Collon, Dieudonné, Marion Sigaut, Mahmoud Ahmadinejad, Jean-Marie Bigard, Marine Le Pen et Robert Faurisson. Nous le remercions pour ces précisions qui en effet, comme il le laisse entendre, apportent de l’eau à notre moulin.