Les médias dominants

Le confusionnisme politique se retrouve aussi dans les médias dominants, tout comme certaines idées réactionnaires ou racistes qui ont le vent en poupe.

Face au FN, Libération, journal irresponsable ?

2015-12-13_liberationCet entre-deux tours d’élections régionales aura été marqué dans le journal Libération par la publication d’une tribune raciste et sexiste de Luc Le Vaillant contre les femmes musulmanes voilées intitulée « La femme voilée du métro », complètement irresponsable alors que le FN est aux portes du pouvoir dans au moins deux régions, jouant sur les peurs. Face à la polémique qui s’en est suivie et alors que la Société des journalistes et du personnel s’est vivement désolidarisée de ce texte, la direction du quotidien a répondu sous la plume de Laurent Joffrin : « L’accusation de racisme ou de sexisme qui court ici et là est évidemment ridicule quand on connaît un tant soit peu notre chroniqueur et notre journal. […] [les chroniques] n’engagent pas le journal au même degré qu’un éditorial ou un article d’information. » Arguant d’une « restitution littéraire et ironique de préjugés et d’angoisses qu’il se reproche lui-même », Libération se dédouane : « Toutes nos prises de position, toute notre histoire, tout notre travail montre que Libération s’attache en permanence à lutter contre les discriminations, de quelque nature qu’elles soient. » Le site islamophobe et raciste Causeur, sous la plume de Jean-Paul Brighelli (un ancien gauchiste passé à l’extrême droite), a en tout cas applaudi démagogiquement : « Scandale: le quotidien a failli renouer avec le peuple ». Dans un tout autre registre, quelques jours avant le premier tour, le 29 novembre, Libération avait publié une interview de Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg, deux spécialistes reconnus de l’extrême droite. Problème : Camus, qui est beaucoup plus un intellectuel qu’un militant, y crache sur « l’antifascisme militant », l’accusant d’être trop caricatural (il parle à son sujet de « paresse intellectuelle », oubliant un pe vite toutes les analyses y compris théoriques fournies par lui, à côté de son travail de terrain) pour contrer efficacement l’extrême droite (de là à dire qu’il serait en partie responsable de la montée du FN… il y a un pas qu’heureusement il ne franchit pas) : « Le grand échec de l’antifascisme militant est de ne pas avoir su penser la complexité du phénomène auquel il répond. Nous sommes en 2015 et nous savons désormais que répéter «F comme fasciste, N comme nazi» pendant trente ans ne mobilise pas. Parce qu’intuitivement, les citoyens ont le sentiment que cela ne colle pas. Le propre du fascisme, c’est de préparer la transformation intégrale de l’homme, l’avènement d’un homme nouveau. Je n’ai pas l’impression que tel soit le projet du FN. » On se demande tout de même quel était le sens de cette pique à quelques jours d’un premier tour qui a vu le FN triompher et en plein état d’urgence…

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La barbouze raciste Jean-Paul Ney invitée à l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ)

Jeudi dernier, l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) a invité Jean-Paul Ney, créant la polémique sur les réseaux sociaux. En effet, Ney tient plus de la barbouze que du journaliste. Répandant sa haine sur les réseaux sociaux, à l’encontre des musulmans, des Rroms ou des « gauchiasses » et usant régulièrement d’un répertoire sexiste et homophobe pour insulter ses adversaires, Ney est aussi connu pour véhiculer théories du complot et fausses informations. C’est ainsi par exemple qu’il avait désigné un lycéen innocent comme complice des frères Kouachi juste après les attentats de janvier dernier, le jetant à la vindicte publique. Les internautes, dont beaucoup de journalistes, ont été nombreux à protester contre cette invitation, que l’ESJ à défendue au nom de la « liberté d’expression » et du « regard critique de nos étudiants ». Lors d’un précédent, Jean-Paul Ney avait été photographié maniant une kalachnikov dans les locaux de l’ESJ. Cliquer pour agrandir :2015-11-03_esj_ney12 2015-11-03_esj_ney112015-11-03_esj_ney14 2015-11-03_esj_ney8 2015-11-03_esj_ney6 2015-11-03_esj_ney5 2015-11-03_esj_ney2

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L’Obs interviewe Edouard Limonov

« BibliObs », la rubrique « livres » du site de L’Obs, a publié ce 29 août une interview complaisante de l’écrivain russe Edouard Limonov, dont les idées ont nourrit les thèses d’Alexandre Douguine sur l’eurasisme qui ont aujourd’hui une influence certaine auprès de toute une partie de l’extrême droite européenne. Fondateur du Parti national-bolchevique en 1993 puis de la coalition d’opposition L’Autre Russie en 2006, l’homme y est présenté comme « poète, écrivain, activiste, homme politique, impérialiste russe –mais pas nationaliste étroit–, c’est un «extrémiste», un radical, de gauche et de droite à la fois », soit exactement ce qu’il veut qu’on entende de lui, lui qui explique : « Je ne suis ni de droite ni de gauche. Mon premier parti était moitié de droite, moitié de gauche. C’était une nouveauté dans le monde idéologique. » Rappelons à ce sujet que dans les années 1990, Limonov avait participé à la rédaction de L’Idiot international, journal animé par Jean-Edern Hallier qui accueillait des contributeurs tant de gauche (surtout issus du PCF et de la CGT) que d’extrême droite, dans le  but déjà de tisser des liens entre ces deux courants. Ceci dit, l’interview est intéressante en ce qu’elle montre le danger de l’idéologie véhiculée par Limonov, qui prône ouvertement la reconquête par la guerre des territoires perdus après la chute de l’Union soviétique et qui reconnaît que L’Autre Russie a envoyé des combattants au Donbass : « Je l’ai dit dès 1992: nous avons laissé hors de Russie 27 millions de Russes et un jour nous devrons les réunifier avec la Russie les armes à la main. Et nous devrons aussi prendre les villes du nord du Kazakhstan, qui sont des villes russes. » Pour lui, l’Ukraine est donc un pays qui colonise des territoires russes. Accusant Poutine de lui voler ses idées, l’écrivain ne porte pas dans son cœur le maître du Kremlin qu’il définit comme « l’ennemi du Donbass » qui « veut arrêter cette guerre ». Une absurdité même pas relevée par le journaliste, quand on sait à quel point les séparatistes sont soutenus par l’armée russe… D’ailleurs Limonov reconnaît lui-même l’influence du FSB (les services secrets russes héritiers du KGB) dans ce conflit, dont il affirme qu’il aurait expulsé des membres de L’Autre Russie de la région. Il explique aussi que ce conflit a rendu Poutine populaire… dans un tel contexte, on ne voit pas bien pourquoi il voudrait y mettre fin, mais L’Obs n’a pas creusé la question. A propos du choix des habitants de la Crimée qui en 1991 ont voté à 54% pour l’indépendance de l’Ukraine, l’écrivain est catégorique : « C’était une escroquerie que de donner le droit de voter à des gens qui ne comprennent rien du monde. » Au passage, L’Obs n’a pas oublié de faire la promotion de l’ouvrage controversé qu’Emmanuel Carrère a consacré en 2011 à Limonov et dont ce dernier dit : « Je suis pragmatique : il a écrit un best-seller vendu dans une trentaine de pays, même au Japon. Et ce qui compte dans ma vie, ce sont les victoires. Avec l’aide de Carrère, fils d’une famille renommée, je suis arrivé à une place où je n’espérais pas arriver. Dans toutes les familles bourgeoises, dans toutes les bibliothèques. Tout cela me donne un plaisir malin. »

Source : bibliobs.nouvelobs.com/idees/20150827.OBS4864/edouard-limonov-poutine-utilise-mes-idees.html

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Arte invite Hervé Juvin, économiste d’extrême droite

Hier soir, le « 28 Minutes » d’Arte, émission de débat qui suit son journal, a couvert la question de  l’afflux de migrants en Europe, en s’appuyant sur l’exemple de Calais. En plateau notamment, aux côtés de Denis MacShane (ex-ministre du gouvernement de Tony Blair chargé des affaires européennes entre 2002 et 2005) et d’Emmanuel Blanchard (président de Migreurop), Hervé Juvin, présenté comme « économiste et essayiste ». Hors, si la présentatrice Elisabeth Quin a bien précisé en présentant ce dernier qu’il considérait l’immigration comme une « invasion », à aucun moment il n’a été indiqué ses liens avec l’extrême droite,  précision qui aurait pourtant éclairé les téléspectateurs sur certaines de ses remarques. En effet, Juvin est connu pour ses liens avec l’extrême droite, et singulièrement avec le Bloc identitaire, dont il est une des références intellectuelles. Sur le plateau d’Arte, il a tenu des propos complaisants notamment vis-à-vis du régime de Kadhafi en Libye, qualifié de « verrou efficace » contre l’immigration, a exprimé ses craintes d’un « appel d’air » suite à l’accord franco-britannique sur ce problème et sa « pensée pour les habitants de Calais, je pense que le gouvernement de la France doit penser d’abord à la France et aux Français, et je pense que la vie de ceux qui vivent au contact direct est simplement insupportable. » Or, la formulation de la question à laquelle répondait ici Hervé Juvin laisse peu de doute quant à la connaissance qu’avait la présentatrice Elisabeth Quin de l’orientation politique de l’économiste : « Hervé Juvin, je suppose que vous ne ressentez pas le même contentement que votre voisin Denis MacShane quant à la visite et l’empathie qu’a manifesté Manuel valls pour les migrants (sic) ? » Dès lors, pourquoi ne pas l’avoir mentionné ? Et pourquoi l’avoir invité, surtout dans le cadre d’une émission qui a par ailleurs consacré deux sujets à la dénonciation de l’extrême droite, dont l’un aux divers propos polémiques tenus par Roger Helmer, député européen du parti souverainiste britannique Ukip ? Sur le plateau, seul Emmanuel Blanchard a protesté contre les propos pro-Kadhafi de Juvin et relevé le caractère connoté du  concept de « sans-frontiérisme » que ce dernier a utilisé après avoir exprimé sa prudence s’agissant de la notion de xénophobie. Il est à noter que le « 28 Minutes » n’est pas diffusé au même moment en Allemagne, il l’est pendant la nuit qui suit sa diffusion française, vers quatre heures du matin. Quant à Hervé Juvin, s’il s’exprime régulièrement dans d’autres grands médias (Le Monde, Le Figaro, L’Expansion, Les Échos, BFM Business…), il est surtout relayé par des sites d’extrême droite comme FdeSouche, la Fondation Polémia ou Realpolitik.tv, un site fondé par Aymeric Chauprade sur lequel il tient une chronique.

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Formation militaire d’enfants par le bataillon Azov en Ukraine : un oubli d’Arte Journal

Hier soir, Arte Journal a diffusé un reportage sur un camp militaire pour enfants et adolescents géré par le ministère de l’Intérieur ukrainien et accueillant pendant les vacances des centaines de jeunes qui y suivent une formation au maniement de armes et au combat. Mais ce que n’a pas mentionné Arte, c’est la nature de l’unité qui encadre cette drôle de colonie de vacances. En effet, le bataillon Azov, dont le nom n’a été mentionné que dans un bandeau présentant l’un des formateurs interviewés, a été intégré à l’armée régulière ukrainienne depuis septembre dernier mais reste surtout connu pour ses crimes commis dans l’Est du pays, condamnés y compris par l’Onu, et pour ses sympathies néo-nazies. D’ailleurs, les insignes du bataillon arborant des symboles SS ainsi que son nom sont omniprésents dans le campement filmé par Arte, de même que sur les t-shirts dont sont revêtus les enfants. Du coup, cet oubli de la chaîne franco-allemande, qui suit de prêt ce conflit depuis ses débuts, est  incompréhensible, d’autant que la mention cette information aurait apporté un éclairage essentiel sur le sujet.

L'insigne du bataillon Azov, avec sa Wolfsangel, décore le parcours du combattant. (Capture d'écran Arte Journal)
L’insigne du bataillon Azov, avec sa Wolfsangel, décore le parcours du combattant. (Capture d’écran Arte Journal)

Même si aux élections législatives d’octobre dernier l’extrême droite représentée essentiellement par le parti Svoboda n’a obtenu qu’un faible score, il n’en reste pas moins que le gouvernement de Petro Porotchenko, à dominante conservatrice et libérale, tient une ligne nationaliste et continue d’entretenir des liens ambigus avec l’extrême droite la plus radicale, à laquelle il ne cesse de donner le change, que ce soit en votant des lois négationnistes ou en tolérant les insignes nazis dans les rangs de ses forces miliaires et notamment au sein du bataillon Azov, qui compte de nombreux volontaires étrangers. Comme l’a noté d’autre part Arte, le gouvernement aurait même souhaité intégrer aux troupes régulières les milices du groupe ultranationaliste Parvyi Sektor. Malheureusement pour lui, ce dernier l’accuse de trahison et n’hésite plus à combattre les armes à la main les forces gouvernementales. Un conflit de plus dans une guerre qui n’en finit plus, et dont les premières victimes sont les populations civiles.

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Publications d’extrême droite sur Facebook : Jean-Pierre Pernaut persiste et signe

Encouragé par certains de ses nombreux fans, le présentateur du JT de 13 heures de TF1 Jean-Pierre Pernaut campe sur ses positions, se disant « consterné » par notre article ainsi que par celui de Buzzfeed pointant le fait qu’il lui arrive de publier sur Facebook des posts véhiculant des théories du complot et de la propagande d’extrême droite, dont un article de Médias-Presse.info, toujours en ligne à l’heure où nous écrivons (cliquer pour agrandir) :2015-08-06_pernaut_fans_twitter

Ce qui est consternant surtout, c’est que quelqu’un occupant un poste aussi important au sein du service information de la première chaîne de télévision française se révèle à ce point incapable de trier ses sources et que, même placé devant l’évidence, il s’entête ainsi dans son erreur. Mais du coup, le doute est permis : en est-ce vraiment une ?

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Le quotidien L’Union qualifie les migrants de « bronzés »

On sait que le journal L’Union s’est récemment illustré pour avoir monté en épingle un fait divers, ce qui a entraîné un déchaînement raciste sur le web. Décidément, la xénophobie semble être un véritable fonds de commerce pour ce journal basé à Reims, qui a publié quelques jours après ce premier fait d’armes la caricature suivante (cliquer pour agrandir) :2015-08-06_Union_raciste

Le dessinateur Emmanuel Chaunu est un habitué de la presse quotidienne régionale. Il participe cet été à Caen à un spectacle humoristique sponsorisé entre autres par Ouest-France et la ville de Caen sur l’histoire de la Normandie, dont le philosophe réactionnaire Michel Onfray faisait la promotion il y a deux jours sur Twitter. S’agissant de L’Union, notons qu’entre 2008 et 2012 ce journal a été dirigé par Jacques Tillier, ancien de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute.

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Jean-Pierre Pernaut, présentateur du JT de 13h sur TF1, partage des contenus d’extrême droite

On le savait réactionnaire, mais le site BuzzFeed l’a révélé il y a une semaine : à l’occasion, Jean-Pierre Pernaut, présentateur du JT de 13 heures sur TF1 et directeur adjoint de l’information de la chaîne, partage carrément des contenus d’extrême droite sur Facebook. Le 13 juin par exemple, il a partagé une image très populaire dans la fachosphère, reprise notamment par Riposte laïque, affirmant : « C’est honteux. Pendant que nos retraités font les poubelles, les immigrés eux, touchent une retraite à taux plein sans jamais avoir cotisé ». Si ce post a depuis été supprimé, celui du 18 juillet partageant un article de Médias-Presse.info est toujours en ligne (cliquer sur les images pour les agrandir) :2015-08-06_pernaut3

Cet article affirme notamment qu’« expliquer la délinquance des personnes d’origine immigrée par la pauvreté est donc bien un mensonge et une manipulation ». Rappelons que Médias-Presse.info est un site proche de Civitas, connu pour diffuser abondamment de la propagande d’extrême droite et des théories du complot. Une source qui ne pose néanmoins aucun problème à Jean-Pierre Pernaut, qui assume :2015-08-06_pernaut_twitter

Il faut dire que le journaliste s’était déjà fait remarquer pour sa complaisance à l’égard de la Manif pour Tous. Si sa page Facebook offre un bon reflet de ce qu’est son JT (pas d’actualité internationale, quasiment pas d’actualité politique, thèmes néo-poujadistes comme par exemple le refus d’une baisse des limitations de vitesses sur les routes), nous avons aussi de notre côté repéré par exemple cet appel à manifester à Ploërmel (Morbihan) pour le maintien d’une statue du pape Jean-Paul II, suivi par toute la droite et l’extrême droite locales en mai dernier :2015-08-06_pernaut1

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Pour Le Parisien, le Mouvement du 14-Juillet est « libertaire » et « révolutionnaire »

Dans un article relatant que la mairie de Paris a demandé, avec semble-t-il beaucoup moins d’enthousiasme que s’il s’agissait d’un camp de migrants, l’expulsion du campement du Mouvement du 14-Juillet, Le Parisien, qui visiblement maîtrise son sujet, a qualifié cette bande de réactionnaires complotistes de « révolutionnaires » et de « libertaires ». Sans commentaire… Cliquer pour agrandir :

2015-08-02_leparisien_14juillet

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Reims : après son dérapage, L’Union fait la leçon

Le quotidien régional L’Union dénonce aujourd’hui l’emballement des réseaux sociaux dans l’affaire du pseudo-lynchage d’une femme en bikini à Reims (cliquer pour agrandir) :

2015-07-26_LUnionCette manière de donner des leçons est assez mal venue de la part du journal qui avait lui-même mis le feu aux poudres en annonçant sans preuves que la jeune femme avait été agressée à cause de « sa tenue légère jugée indécente en pareil endroit », parce qu’elle se serait rebellée, « effarée par un tel discours aux relents de police religieuse ». L’affaire s’est depuis révélée bien plus triviale, mais pose une fois encore la question de la responsabilité de certains médias dans la montée en épingle de faits divers libérant la parole raciste. Et que dire enfin de la manifestation ridicule organisée par SOS-Racisme pour soutenir le droit de se vêtir en maillot de bain dans les parcs et contre la haine religieuse, alors que cette dernière n’était absolument pas en cause ici mais que se déchaînait au contraire un peu partout sur le web des torrents de racisme anti-musulmans ou supposés tels ?

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