Les négationnistes et leurs amis

Une rubrique dédiée aux négationnistes de tous poils, mais notamment à ceux qui contestent l’existence de la Shoah, et à ceux qui les défendent.

Quand Netanyahou fait le bonheur à la fois d’E&R et de la LDJ

Il y a deux jours, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui dirige un gouvernement de droite conservatrice et d’extrême droite, a stupéfié le monde entier en faisant porter la responsabilité de la Shoah en grand Mufti de Jérusalem, Haj Amin Al-Husseini, à l’époque réfugié en Allemagne nazie : « Il s’est envolé vers Berlin. Hitler ne voulait pas à l’époque exterminer les juifs, il voulait expulser les juifs. Et Haj Amin Al-Husseini est allé voir Hitler en disant : “Si vous les expulsez, ils viendront tous ici.” “Que dois-je faire d’eux ?”, demanda-t-il. Il a répondu : “Brûlez-les. » Une thèse qui fait le bonheur des négationnistes et de leurs soutiens, mais aussi des plus fanatiques supporters de la politique de colonisation israélienne, à savoir la Ligue de Défense juive, qui a d’ailleurs agressé un journaliste lors de la manifestation qu’elle a organisé hier devant l’AFP contre « la désinformation des médias sur Israël ». Cliquer pour agrandir :2015-10-23_bricmont_netanyahou 2015-10-23_er_netanyahou2015-10-23_er_netanyahou_coms12015-10-23_er_netanyahou_coms22015-10-23_er_netanyahou_coms32015-10-23_er_netanyahou_coms42015-10-23_er_netanyahou_coms52015-10-23_ldj_netanyahou2Si le grand Mufti a effectivement incité des musulmans – essentiellement bosniaques, pas palestiniens – à s’engager dans la Waffen-SS, fondant la division Handschar, il n’est certainement pas à l’origine de la Shoah, qui avait commencé bien avant cette déclaration supposée, dont la seule source est un témoin au procès d’Adolf Eichmann. De plus, le mufti était à l’époque marginalisé tant auprès de son peuple qu’auprès des nazis, qui se méfiaient de lui et le méprisaient, même s’ils l’utilisaient pour leur propagande. Plusieurs médias proposent une revue des réactions suscitées par cette déclaration de Netanyahou, citons par exemple Courrier International, Le Monde ou Le Point.

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Réfugiés : encore une diarrhée verbale de Jean Bricmont

Après Saint Michel, Saint Jean dans ses grandes oeuvres. Illustration Conspis hors de nos vi[ll]es.
Après Saint Michel, Saint Jean dans ses grandes oeuvres. Illustration Conspis hors de nos vi[ll]es. (Cliquer pour agrandir)
Jean Bricmont a publié il y a deux jours un texte aux relents nauséabonds sur RT, à propos de la solidarité avec les réfugiés. Ça commence fort, puisqu’il entend distinguer les « vrais » des « faux » réfugiés et remet en cause la sincérité des actions de solidarité avec les réfugiés, puisque diligentées selon lui par ce qu’il appelle la « gauche morale » qui va de BHL, Cohn-Bendit et Attali (dont on se demande bien ce qu’ils ont pu faire de concret pour les réfugiés) à « l’extrême gauche » (dont les composantes sont effectivement mobilisées sur ce terrain) : « Personne ne peut rester insensible à la tragédie des réfugiés, même lorsqu’il s’agit de «faux réfugiés» ou de «réfugies économiques» et même s’ils viennent de Turquie et pas directement de Syrie. Et on ne peut qu’applaudir les gestes de solidarité avec les réfugiés, quand ils sont sincères. » Bricmont se demande, à l’image de la droite et de l’extrême droite mais aussi d’une partie du PS par exemple, quel est le « seuil de tolérance » de nos sociétés, en s’interrogeant : « Combien de réfugiés voulez-vous accueillir ? » Mobilisant les clichés les plus éculés, il affirme : « Et il est illusoire de croire que l’arrivée de nouveaux travailleurs sur le marché du travail (qui est aussi un marché) n’exerce pas une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail. Par conséquent, il n’est pas étonnant que ce soient les «couches populaires» qui réagissent, en général négativement, à l’arrivée des réfugiés et les couches privilégiées, dans lesquelles se recrute le gros de la gauche morale, qui sont favorables à cette arrivée. » Ainsi selon Bricmont, « on assiste à une sorte de lutte des classes un peu nouvelle et qui ne concerne pas seulement les réfugiés, mais tout ce qui nous est vendu comme «ouverture» : les délocalisations, l’importation massive de biens produits dans des pays à bas salaires et l’arrivée de gens venant de tels pays, principalement de l’est de l’Europe. » Sympathique comparaison : les êtres humains au même niveau que les marchandises. Étrange vision de la lutte des classes aussi, qui oppose les pauvres entre eux en fonction de leurs origines nationales et soutient qu’il y aurait une sorte d’alliance objective entre les plus pauvres d’entre les pauvres et la grande bourgeoisie intellectuelle. « On peut reprocher aux travailleurs qui veulent éviter d’être mis en concurrence directe avec plus pauvres qu’eux d’être égoïstes. Mais la gauche morale est mal placée pour donner des leçons d’altruisme à une époque où la croissance des inégalités profite aux couches sociales dont elle fait partie. C’est bien pour cela que l’accusation principale contre le «peuple» est fondée, non sur l’égoïsme, mais sur le racisme, la gauche morale étant évidemment «antiraciste», c’est-à-dire favorable à une ouverture qui la favorise économiquement. Dans le temps, ce genre d’altruisme avait un nom : l’hypocrisie. » Il est vrai que Bricmont, lui-même intellectuel bourgeois et grand moraliste, ne fait pas ici preuve d’un paternalisme méprisant à l’égard d’un peuple fantasmé. De plus, il est inepte d’associer des composantes de l’extrême gauche au genre de discours qu’il décrit. Le physicien belge trouve également légitimes les interrogations venues de l’extrême droite selon lesquelles des terroristes puissent s’infiltrer parmi les réfugiés. Enfin, s’exprimant sur un média poutinien, Bricmont, qui ne cesse de condamner « le droit d’ingérence », le trouve tout à coup très bien quand il est appliqué en Syrie par « la Russie qui, avec son président, est constamment diabolisée par la gauche morale. » Sans surprise, il finit son laïus avec des relents nationalistes : « Ultimement, la question des réfugiés repose la question fondamentale de la souveraineté nationale […]. Il y a une grande différence entre aider librement des gens en détresse et être forcés à le faire. […] personne n’aime être forcé à être «altruiste», surtout lorsque cela est imposé par des gens qui ne le sont pas. » Fermez le ban !

Source : francais.rt.com/opinions/7888-tragedie-refugies-gauche-morale

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Jean Bricmont : le combat contre l’extrême droite est « futile »

Dans un court texte publié le 11 septembre sur le site de Silvia Cattori Arrêt sur Info, Jean Bricmont se défend d’avoir voulu défendre Soral en chroniquant négativement le livre publié récemment par deux journalistes de Streetpress. Il explique (c’est lui qui insiste) :

« Ce livre contribue à renforcer le climat de terreur intellectuelle qui existe en France et que je trouve abominable, et c’est uniquement pour cette raison qu’il a retenu mon attention. […]

J’ajoute que si certains veulent « lutter » contre l’extrême-droite, Soral et Dieudonné, les Le Pen ou le racisme de leurs concitoyens,  libre à eux de le faire. Même si je ne suis pas d’accord avec ce qu’on appelle l’extrême-droite, ce « combat » n’est pas ma priorité et il me semble en grande partie futile.

Ce qui importe dans le monde actuel, ce n’est pas « l’extrême-droite » française, mais l’UE, la politique étrangère des Etats-Unis, notre soumission à celle-ci et tous les discours sur les droits de l’homme et l’antiracisme/anti-fascisme de la « gauche morale » qui empêchent de mettre en question ces politiques ou même d’en discuter. »

Ainsi donc, selon Jean Bricmont, « Même si je ne suis pas d’accord avec ce qu’on appelle l’extrême-droite, ce « combat » n’est pas ma priorité et il me semble en grande partie futile. » Au cas où on n’aurait pas encore compris…

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Le système Soral : « un livre à ne pas lire », selon Jean Bricmont

systèmesoralQuand Jean Bricmont déconseille un livre, c’est en général plutôt un compliment pour ses auteurs. C’est le cas de celui de Robin d’Angelo et Mathieu Molard sur le système Soral, « un livre à ne pas lire » selon le physicien belge, qui explique pourquoi sur les sites de l’Agence Info libre ou de Sylvia Cattori (Arrêt sur Info). Le livre ne serait ainsi « qu’un ramassis de ragots, vrais ou faux (sic), je n’en sais rien, n’étant pas familier de ce qu’ils appellent la « fachosphère », mais sans le début du commencement d’un argument […]. » On notera au passage que Bricmont prétend critiquer un ouvrage à propos duquel il reconnaît lui-même ne pas maîtriser le sujet dont il traite, ce qui ne l’empêche pas d’affirmer que « c’est une accumulation de faits et de bouts de phrases tirées de leur contexte, qui valent condamnation, sans discussion. Exactement comme le livre antérieur (2011) « La galaxie Dieudonné » de Briganti, Déchaut et Gauthier. » Toujours en tête pour défendre l’UPR et son chef, il indique que « pour le peu que je puisse vérifier, leurs propos sont excessifs : l’UPR n’est pas un groupuscule et Asselineau n’est pas « complotiste » », tandis que « les propos de Nicolas Bourgoin sont déformés ». Même Vincent Lapierre trouve grâce à ses yeux. « Pour le reste, c’est-à-dire le plus gros du livre, je ne peux pas juger des faits, poursuit le physicien. Alors que même la presse américaine « mainstream » parle ouvertement de la défaite du lobby pro-israélien dans l’affaire de l’accord avec l’Iran (ce qui suppose que ce lobby avait remporté des victoires auparavant), peut-on se demander si un tel lobby existe en France? Il semble que le simple fait que Soral en parle prouve son inexistence. » Bien entendu, s’agissant des interdictions de spectacles ou de livres, les auteurs « ne se posent jamais la question de la légitimité de ces interdictions ni de la possibilité que ces interdictions puissent porter atteinte à la liberté d’expression. » En bref, « ce livre illustre une réalité plutôt regrettable: ce qui se fait passer pour antiraciste et antifasciste en France a atteint de degré zéro de la pensée », car « la question ici n’est pas de « défendre Soral » […] Il s’agit plutôt de défendre le droit de discuter sérieusement de certaines questions comme le rôle du lobby pro-israélien, la censure, ou la souveraineté nationale sans reductio ad hitlerum ou ad soralum. » Ce livre, sur lequel nous reviendrons, est le fruit d’un travail d’enquête de plusieurs mois au cours duquel les auteurs ont réalisé près de 200 interviews. Au-delà de la personne d’Alain Soral qui en est le fil conducteur, il propose une excellente synthèse sur le fonctionnement des réseaux soraliens, leur histoire et l’idéologie qu’ils véhiculent.

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Jean Bricmont sur les migrants : « le Mur de Berlin, il n’était pas très franchissable. »

Jean Bricmont, qui continue de clamer qu’il aurait des amis à gauche, a donné une longue interview à l’Agence Info libre sur la question des migrants. Comme à son habitude, il s’y est fait l’avocat des idées d’extrême droite. Sous prétexte que l’expression de la solidarité ne serait pas majoritaire et que tout cela allait provoquer « une réaction anti-réfugiés », il faudrait prêter l’oreille aux discours xénophobes de tous poils : « Là je vais me faire l’avocat du diable des différents « racistes » qu’on dénonce comme anti-réfugiés. Même si moi je ne me situe pas là-dedans, je comprends pourquoi il y a ces réactions : premièrement, on ne dite jamais aux gens combien de réfugiés vont venir. beaucoup de bonnes âmes nous disent que l’Europe n’accueille qu’une toute petite fraction des réfugiés dans le monde. mais les gens qui ont peur de ceux qui viennent déjà ne vont pas être enthousiastes si on leur dit : « vous savez, il y en a huit millions en Syrie ». […] Ca va encore plus les pousser à vouloir fermer les frontières. » Faut-il en conclure qu’il faut fermer les frontières pour combattre la montée du racisme ? On n’en est pas loin, d’autant que Bricmont explique aussi, s’agissant du mur anti-migrants hongrois, et alors que Jonathan Moadab lui-même trouve que « ce n’est pas une solution » : « Mais n’empêche, le Mur de Berlin il n’était pas très franchissable. Ça dépend quel mur on fait. Moi je ne suis pas pour construire des mur, mais dire que ça n’a pas d’effet… Aux États-Unis, leur mur a réduit l’immigration. » Tous les clichés y passent, y compris le fameux argument de la concurrence des mains d’œuvre et de la remise (forcée ?) des chômeurs au travail : « A gauche, j’entends toute le temps dire : oui, mais il n’y a pas d’emplois, ça ne sert à rien de forcer les gens. Mais il y a des emplois ou il n’y a pas d’emplois ? si il y a des emplois pour les travailleurs clandestins ou les gens qui viennent ici, pourquoi ne pas mettre des chômeurs à travailler à ça ? » Ou encore l’argument de la présence potentielle de terroristes parmi les migrants (que Bricmont appelle « clandestins »)… « Il n’y a pas de solution humaine et politiquement possible : ce qui serait humain c’est de les accueillir, mais c’est politiquement impossible », conclut-il. Et de dénoncer le « gauche morale » et les « droits-de-l’hommistes » qui ont « poussé à l’ingérence et maintenant poussent à l’accueil des réfugiés ». Et de rappeler que la guerre de Libye a été un épisode-clé ayant déclenché cette arrivée massive de migrants, sans dire que jusque là l’Europe sous-traitait le problème à la dictature kadhafiste. A l’adresse de BHL et d’autres intellectuels qui traiteraient le peuple français de « racistes » et de « salauds », Bricmont répond : « une petite parenthèse pour ceux d’entre eux qui sont des défenseurs d’Israël, on se demande pourquoi si accueillir des réfugiés c’est tellement bien, Israël n’a pas repris les réfugiés palestiniens de 1948. » Il trouve « odieux » ce « mépris du peuple » (mais que fait-il en prétendant parler en son nom ?) et « l’idéologie des droits de l’Homme » qui selon lui « imprègnent une bonne partie de la gauche » et qui s’agissant de la seconde « remplace les religions traditionnelles ». Il y a quelques mois, invité dans l’émission « Hors-Série » de Judith Bernard, il expliquait déjà que vouloir expulser les gens en situation illégale ne relevait pas du racisme, car « ça rentre dans la définition même de la souveraineté nationale », qui suppose « une définition de la différence entre les citoyens et les non-citoyens ».

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Jean Bricmont s’interroge sur une éventuelle adhésion au Comité Orwell de Natacha Polony

Le 8 juillet dernier, Jean Bricmont s’interrogeait sur le Facebook du Gentil Virus Anthony Rêveur, un proche d’Etienne Chouard, sur une éventuelle adhésion au Comité Orwell, fondé à l’occasion des dix ans du « non » par la journaliste réactionnaire Natacha Polony, avec pour objectifs de promouvoir «  la liberté d’expression et le pluralisme des idées » et de défendre « la souveraineté populaire ». Sans commentaire… Cliquer pour agrandir :

2015-07-21_bricmont_comitéorwell

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Eric Fiorile (Démosophie) défend Dieudonné

Dans une vidéo à forte tonalité complotiste postée tout à l’heure, Eric Fiorile, le leader de la Démosophie, apporte son soutien à Dieudonné dans une adresse aux hommes politiques français intitulée « Même pas peur » et qui commence comme suit :

« Bon, Messieurs les politiciens, c’est bientôt la fin. Le 14 juillet, je crois qu’à peu près tout le peuple de France va déferler sur Paris et… on n’a même plus peur de vous. Vous avez essayé d’effrayer même des humoristes, des gens comme Dieudonné, vous avez été faire peur à ses enfants. Vous avez été menacer ses enfants, mais quelle honte ! Et je crois que maintenant, vous en avez fait tellement, vous avez suicidé des policiers et des gendarmes qui voulaient un peu trop enquêter, vous avez fait tellement de saloperies que c’est un spectacle pitoyable que vous offrez et je crois que maintenant tout le monde s’en rend compte. Et il y a vraiment un énorme ras-le-bol et je crois que là on a trouvé vraiment la bonne formule et le 14 juillet ça va… Je crois qu’à votre place je me méfierais et puis peut-être que vous avez intérêt à dégager avant. »

Et de poursuivre  :

« Et à dépasser les bornes, et bien voilà ce qui se passe : il se passe que maintenant, il y a des gens qui sont vraiment… Mais quand on écoute les commentaires, mais je sais pas, allez un petit peu sur Twitter, allez un petit peu sur Facebook, regardez les commentaires : les gens ils montent des réseaux pour dire « il faut les pendre » ! Et moi à votre place je ne serais vraiment pas tranquille parce que ceux que vous croyez vos amis, même eux – même tout cette Maçonnerie qui normalement vous sert, est servile et obéit parfaitement, c’est fini. aujourd’hui même eux ils se réveillent, et toute la Maçonnerie bleue et rouge vous ne pouvez même plus compter dessus. Même eux ils quittent les rangs. »

Et de développer des thèses nationalistes et anti-vaccins, et de sous entendre qu’il serait lui-même très recherché par la police mais qu’il bénéficierait de la complicité de gendarmes qui fermeraient les yeux… Délirant ! Il est à noter que les fans de Dieudonné et d’Alain Soral sont nombreux parmi les cadres du mouvement du 14-Juillet, parmi lesquels Bruno Le Floch, Jean-Jacques Yvars ou Clément Cornette. (Mise à jour, 7 juillet 2015 : la Démosophie a depuis retiré la vidéo de son compte YouTube, qui a toutefois été repostée par d’autres : youtu.be/47AyyAhcIa4)

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Dieudonné nommé « guide honoraire » de la secte de Raël

dieudonne_raelRaël a nommé le 26 juin dernier Dieudonné au titre honorifique de « guide honoraire » de sa secte. Pour rappel, Dieudonné  a fréquenté en 2009 Christian Cotten, activiste pro-sectes, au sein de la liste antisioniste. S’agissant de Raël, il lui a prêté le Théâtre de la Main d’Or le 22 mars 2009, après l’avoir rencontré à plusieurs reprises, notamment le 13 novembre 2006 à Lausanne. Raël avait aussi apporté son soutien à la « liberté d’expression » de l’ex-humoriste dans un communiqué en date du 6 février 2006. Le 4 juin 2009, un message de Raël a été lu à une conférence de presse de la liste antisioniste, avant que deux jours plus tard, le mouvement raëlien, sans doute soucieux de possibles répercussions négatives sur son image de marque, ne fasse marche arrière. Cependant, en 2013, le gourou avait rael_quenellepublié une « quenelle » de soutien à Dieudonné. Sur les rapports de Dieudonné avec les amis des petits hommes verts, lire Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier, La Galaxie Dieudonné, pour en finir avec les impostures, éditions Syllepse, 2011, pp. 126 et suivantes.

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Concours de dessins négationnistes en Iran : le secrétaire général de la Feco démissionne

Le dessinateur Bernard Bouton a dû démissionner de son poste de secrétaire général à la Fédération des organisations de caricaturistes (Federation of Cartoonists Organizations – Feco) suite à sa participation au concours de dessins sur l’Holocauste organisé par le régime iranien en réaction aux attentats de janvier en France, pour laquelle il a fourni des explications bien peu convaincantes. Pierre Ballouhey, vice-président de la Feco France, est revenu récemment sur cette affaire dans une interview dans laquelle il rappelle souligne la répression que fait subir le régime iranien aux caricaturistes qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Il rappelle aussi quelques évidences :

« House of Cartoon est une officine du gouvernement Iranien, elle organise des concours contre les ennemis du gouvernement théocratique, ennemis qu’il veut anéantir : les dessinateurs de Charlie, les juifs, la démocratie, le liberté d’expression… et Daech. Personne ne les blâmera de cibler Daech, sauf que ce sont des sunnites donc leurs ennemis. J’ai fait beaucoup de dessins contre Daech et Boko Haram, ils sont parus dans Jeune Afrique et c’est ma fierté, ils sont vus dans toute l’Afrique. Mais il ne me viendrait jamais à l’idée de les envoyer à ces bandits d’ayatollahs. Le gouvernement d’Iran a le droit d’organiser des concours douteux et pourris mais on a le droit de ne pas y participer, surtout si on a la charge de représenter les dessinateurs de tous les pays. »

Rappelons que plusieurs dessinateurs proches d’Egalité et Réconciliation ont participé à ce concours.

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