L’extrême droite

L’actualité des formations d’extrême droite et leurs stratégies confusionnistes.

Meeting de La Manif pour Tous à Toulouse vendredi 20 novembre

Photo France 3
Photo France 3

Vendredi à Toulouse, La Manif pour Tous a organisé un meeting qui a réunit des élus de droite et d’extrême droite, dont Louis Aliot (FN), Dominique Reynié (LR-UDI, qui a été hué), Damien Lempereur (DLF), Jean-Claude Martinez (candidat divers extrême droite). Tous ont participé à une séance de questions/réponses d’une vingtaine de minutes animée par le rédacteur en chef du service politique de Valeurs actuelles, Geoffroy Lejeune. Virginie Tellenne dite Frigide Barjot était dans la salle. Ce meeting faisait partie d’une série de rencontres organisées dans plusieurs villes en vue de peser sur le débat des régionales. Ainsi, quelques jours avant, à Marseille, Marion Maréchal-Le Pen y a annoncé sa volonté de supprimer les subventions d’un certain nombre d’associations, dont le Planning familial, si elle était élue. Des organisations LGBT ont organisé une contre-manifestation.

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Retour sur la 9e journée de Synthèse nationale

Le 11 octobre dernier a eu lieu la 9e journée de Synthèse nationale, organisée par la webrevue éponyme. S’y sont notamment retrouvés Roger Holeindre (Parti de la France), Jérôme Bourbon (directeur de Rivarol), Pierre Cassen (Riposte laïque), Pierre Vial (théoricien identitaire et chroniqueur à Rivarol), Richard Roudier (Ligue du Midi), Hugues Bouchu (Ligue francilienne), l’essayiste Philippe Randa, Gabriele Anidolfi (théoricien nationaliste-révolutionnaire italien), Carl Lang (Parti de la France), ainsi qu’un revenant, Serge Ayoub, qui était devenu discret depuis l’assassinat de Clément Méric et y a présenté « un projet pour fixer les Africains en Afrique ». L’événement se plaçait sous le mot d’ordre volé au mouvement altermondialiste « Un autre monde est possible » (cliquer pour agrandir) :

synthèsenationale
Il a été couvert par TV Libertés et le site ForumSi, qui suit de près l’actualité des nationalistes italiens et se présente comme animé par des « nationalistes français totalement ouverts à l’idée impériale européenne ». Le dernier numéro de Rivarol y a été distribué gratuitement. Ce mois-ci sont prévus plusieurs événements du même genre. Hier devait par exemple se tenir le Congrès européen du Gud qui devait notamment accueillir des représentants d’Aube Dorée (Grèce) ou de Casapound (Italie), mais aussi, justement, Gabriele Anidolfi. Nous ignorons cependant s’il a pu se dérouler, compte tenu des événements récents. Le 21 novembre est en tout cas prévu un « forum de la dissidence » organisé par la Fondation Polemia, et le week-end suivant une table ronde de Terre et Peuple. La vigilance reste donc de mise.

Sources : synthesenationale.hautetfort.com/la-9e-journee-de-synthese-nationale/ ; forumsi.fr/2015/10/ixeme-journee-nationaliste-et-identitaire-precision-pour-les-camarades-de-synthese-nationale.html

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Déchaînement de violence fasciste hier à Pontivy

Hier, le parti d’extrême droite breton Adsav a manifesté contre les migrants, réunissant 150 personnes à Pontivy (Morbihan) au cri de « Breton, ouvre les yeux, ferme ta frontière ! » Une manifestation sous haute tension, après les attentats de vendredi. Et ça n’a pas manqué : une fois encore, l’extrême droite nous a montré son vrai visage en lynchant un passant d’origine maghrébine. Des voisins en ont témoigné sur France Bleu, comme cette commerçante située à proximité des lieux du drame : « non loin de notre magasin, un monsieur d’origine maghrébine a été pris par le col. six personnes l’ont mis à terre. C’était un défoulement sur lui. C’était déchirant, on ne pouvait pas lui porter assistance. Plus loin c’était exactement pareil. C’était de la violence et de la haine. On voyait qu’on était cerné dans la rue principale. Tous les magasins se sont fermés au fur et à mesure. On avait l’impression qu’on était en état de siège. C’était terrible, terrible… C’est une haine, une haine… Il y avait des jeunes mais aussi des quadragénaires. Ils disaient à la police et à la gendarmerie « on va les tuer, ils n’ont rien à faire ici ». Vraiment c’est la haine. » Un autre habitant a témoigné du désarroi des passants et du climat de terreur qui a régné hier dans la petite ville bretonne : « Les gens couraient, les gens criaient, c’était la panique. »

La manifestation de Pontivy relayée sur Twitter par le média identitaire Breizh Info.
La manifestation de Pontivy relayée sur Twitter par le média identitaire Breizh Info.

D’autres témoignages sont parvenus à France 3 : Georges-Yves Guillot, délégué à la vie associative de la ville, a ainsi expliqué à la chaîne que des bombes agricoles ont explosé dans les rues et que ces explosions ont provoqué des mouvements de foule dans le centre-ville : « certains magasins ont fermé leurs rideaux et ont mis à l’abri leurs clients et quelques passants, afin qu’il n’y ait plus personne dans les rues. » Une autre commerçante a confirmé qu’elle a dû fermer son bar pendant 1h30 : « vu ce qui s’était passé la veille à Paris, il y a eu un mouvement de panique: une dame est venue reprendre ses esprits chez moi, elle était choquée. » Des échauffourées ont également éclaté avec des contre-manifestants. Dans Libération, Ronan Le Gall, responsable local d’Adsav, a justifié le lynchage par le fait que le passant victime aurait voulu contester la présence de l’extrême droite dans la rue : « Quant au Maghrébin en question, il a d’abord pris à partie nos militants. Il aurait pu être martien, il aurait dérouillé pareil. » Qu’on se le dise, voilà ce qui risque d’arriver à quiconque s’oppose à ce genre de mouvement… Déjà le 7 novembre, des militants d’Adsav et des gens se revendiquant des Bonnets rouges avaient manifesté devant le parlement de Rennes, affichant une banderole « Bretagne souveraine » :

La manifestation du 7 novembre à Rennes vue par un militant d'Adsav. Les slogans peuvent se traduire par : "Vive la Bretagne libre et indépendante", "Les Français dehors" et "Plutôt la mort que la souillure" (merci au lecteur qui nous a apporté ces précisions), la souillure visant ici sans nul doute les étrangers ou perçus comme tels, au vu de l'état d'esprit de ces gens. Le drapeau blanc à croix noire ou Kroaz Du est le drapeau breton préféré de l'extrême droite locale. (Cliquer pour agrandir)
La manifestation du 7 novembre à Rennes vue par un militant d’Adsav. Les slogans peuvent se traduire par : « Vive la Bretagne libre et indépendante », « Les Français dehors » et « Plutôt la mort que la souillure » (merci au lecteur qui nous a apporté ces précisions), la souillure visant ici sans nul doute les étrangers ou perçus comme tels, au vu de l’état d’esprit de ces gens. Le drapeau blanc à croix noire ou Kroaz Du est le drapeau breton préféré de l’extrême droite locale. (Cliquer pour agrandir)

Pendant que les fascistes sont autorisés à défiler, nombre de manifestations sont en revanche interdites, comme celles que voulaient faire les opposants iraniens à Paris contre la venue du président de la République islamique d’Iran Hassan Rohani, ainsi que que des actions de soutien avec les migrants. Consulter notre recensement des événements d’extrême droite prévus ce mois-ci.

Document : lire un témoignage que nous avons reçu suite à la publication de cet article : témoignagepontivy.pdf

 

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Attentats : l’extrême droite s’en prend à des cérémonies à Lille et à Metz

L’extrême droite ne s’arrête jamais : déjà, elle tente de faire porter la responsabilité des tueries d’hier aux migrants. Cet après-midi, une quinzaine de militants identitaires, identifiés par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) comme appartenant au Front national, s’en sont pris à Lille à une cérémonie d’hommage et de recueillement organisée par la LDH. Lu dans La Voix du Nord :

« 15h15, place de la République. Tandis que l’émotion transpire sur ces lieux déjà témoins d’autres drames récents aux mêmes relents écœurants, un groupe d’extrême droite traverse le boulevard de la Liberté. Ils brandissent une banderole sur laquelle sont inscrits ces mots en lettres noires : « Expulsons les islamistes ! » Le poing levé, ils vocifèrent insultes et menaces. La tension monte. Après un bref instant de surprise, des dizaines de manifestants se précipitent au devant des provocateurs. « Dehors les fachos ! » Le slogan résonne haut et fort. Des policiers équipés façon Robocop se glissent entre les deux groupes pour éviter le pire. Les identitaires sont dépassés. Acculés près de l’entrée du métro. »

Un événement similaire a eu lieu à Metz. Dès ce matin, voici le genre d’images qu’on pouvait trouver sur Synthèse nationale, suivi dans la journée d’un communiqué haineux de Carl Lang, président du Parti de la France :

2015-11-14_synthesenationale2

Philippe de Villiers n’a pas été en reste :

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Ukraine : le retour des fascistes français partis combattre au Donbass

Certains des Français partis combattre au Donbass sont désormais rentrés, dont un de leurs leaders, Victor Alfonso Lenta, militant d’extrême droite et ancien militaire. Sur le plateau de la webTV conspirationniste MetaTV, ce dernier est revenu sur son aventure guerrière, en compagnie du présentateur Tepa et d’Alain Benajam, du Réseau Voltaire. Édifiant.

Philippe de Villiers joue les loubards

Ce matin, le gourou du Puy-du-Fou a publié un Tweet inhabituel, retiré depuis :

devilliers_moscovici_11nov2015Alors qu’en revenant sur le devant de la scène avec un livre encensé par la réacosphère, De Villiers semblait avoir retrouvé l’esprit saint, quelques années après avoir déclaré au Point : « Je n’en peux plus de ces trucs de cathos ! La religion, c’est une maladie !« , avant de se retirer de la vie politique, l’ex-édile vendéen, qui n’occupe plus aucun mandat mais semble envisager un retour sur le devant de la scène, aurait-il de nouveau pété les plombs ?

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Hier, une manifestation anti-migrants a réuni 70 personnes à Calais

Hier, le collectif « Sauvons Calais » a réuni environ 70 manifestants, qui ont scandé des slogans anti-migrants et anti-islam derrière une grande banderole « remigration », suite à un appel sur les réseaux sociaux de Loïc Perdriel, qui se proclame représentant de Pegida en France. Le journal Nord-Littoral raconte :

« Quelques Calaisiens, des membres de différents mouvements identitaires ou nationalistes venus de Lille, de Picardie, de Bordeaux et même de Marseille, sont venus manifester contre l’immigration et l’islam, ou bien ce qu’ils appellent plus communément le « génocide des blancs ». Selon eux, la politique d’immigration du gouvernement doit aboutir, à termes, à la « disparition pure et simple de la race blanche ». « On n’est pas des fachos ou des racistes », scandent certains, mais « on ne veut pas des migrants ».« L’islam dehors », « Les migrants dehors, on est chez nous », ont-ils pu entonner à tue-tête lors de leur défilé boulevard Jacquard. « On va devenir une minorité dans notre propre pays », assure un militant bordelais. Pas de racisme d’après eux, mais l’un des chefs de file de la manifestation de déclarer tout de même : « Je suis islamophobe et fier de l’être, je hais l’islam ». »

Face à eux, une trentaine de militants antiracistes ont protesté contre la tenue de cette manifestation de haine. Vo

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C’est la LDJ qui voulait attaquer des Juifs ce soir-là, pas le CICP

Le 2 novembre dernier, le CICP (Centre international de culture populaire) recevait les Juives et Juifs révolutionnaires (JJR) dans ses locaux. Dans les jours précédents, la Ligue de Défense juive (LDJ), groupe d’extrême droite juif qui s’en prend régulièrement à ce lieu, avait menacé de s’attaquer à cette réunion sur les réseaux sociaux. La Horde raconte la suite, qui ne manque pas de piquant :

« Le soir même, quelques individus casqués ont effectivement tenté de perturber la réunion en s’approchant du CICP, en ont finalement été dissuadés, et sont allés se réfugier dans un des bars à sushis du boulevard Voltaire. Au lieu de condamner ces pressions sur un groupe militant juif, le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme a publié un communiqué le lendemain dans lequel il inverse les rôles de façon assez ahurissante, en faisant des agresseurs les victimes d’insultes antisémites de la part d’individus « suspectés d’appartenir à une organisation propalestinienne du 21 rue Voltaire ». Le BNVCA a tellement mis de soin à vérifier ses informations qu’il désigne Juives et Juifs Révolutionnaires comme « une organisation propalestinienne, pseudo-juive, d’extrême gauche, se faisant appeler Ligue révolutionnaire juive » : le communiqué a été repris sans surprise par Europe-Israël News sous le titre « Attaque antisémite d’extrême gauche contre un restaurant casher au cri de Mort aux Juifs ! », et même par Actualité-Juive, sans aucune précaution. »

Voir aussi sur le site des JJR. Nous exprimons notre solidarité avec les lieux, groupes et personnes victimes ce soir-là des pressions et attaques de la LDJ.

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Retour sur la manifestation de soutien à Poutine du 31 octobre dernier

La Manifestation de soutien à Vladimir Poutine qui s’est tenue à Paris samedi 31 octobre a finalement réunit une centaine de personnes, dont nos habituels bacharistes mais aussi un mystérieux Comité tunisien de soutien à Poutine dont une militante a affirmé au micro de l’Agence Info libre que ce dernier aurait donné « une bouffée de liberté » aux Tunisiens : « les Slaves ont toujours aidé pour la libération des peuples ». « Nous on ne veut pas de démocratie en Tunisie sans patriotisme, a-t-elle poursuivi. La démocratie qu’ils nous ont fait en Tunisie, c’est la démocratie qui a été travaillée dans les laboratoires de la CIA, de Freedom House et de Otpor ! » Son discours mi-nationaliste, mi-complotiste fait en tout cas froid dans le dos : « Non à une démocratie sans patriotisme, non à toute cette opposition qui a pris de l’argent non à tous [des défenseurs des] droits de l’Homme qui ont touché de l’argent de la CIA ! Il n’en est pas question, on va dénoncer ça jusqu’à notre dernier souffle. Vive Poutine ! Vive Bachar Al-Assad ! A bas les islamistes ! » Au milieux des drapeaux russes et de ceux de la Novorossia, des rubans de Saint-Georges ont été abondamment distribués. Étaient également présents Alain Benajam du Réseau Voltaire, mais aussi le militant d’extrême droite et ancien militaire Victor Lenta, qui est récemment revenu du Donbass, ainsi qu’Omran Alkhatib.

Sources : agenceinfolibre.fr/marche-en-soutien-a-lintervention-russe-en-syrie/ ; novorossia.today/reportage-video-manifestation-de-soutien-au-president-poutine-le-2-octobre-2015-aparis/

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Des cocktails molotov lancés contre un squat de migrants à Nantes

La nouvelle vient de tomber : une maison habitée par des migrants vient d’être attaquée à coups de cocktails molotovs à Nantes. Cette attaque d’une extrême violence fait suite à des mois d’agitation anti-migrants émanant de l’extrême droite, allant des rassemblements anti-migrants à l’agression de manifestations organisées par ces derniers, en passant par l’occupation des toits de lieux qui les accueillent. Quarante migrants vivent dans ce squat nantais, et heureusement aucun n’a été blessé. Nous exprimons notre solidarité avec les victimes de cet ignoble attentat.

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