Conspiracy Watch

Des menaces de François Asselineau (UPR) : « nous les avons dans le collimateur et nous n’allons pas les rater ! »

asselineau_tractFrançois Asselineau me fait les honneurs de son dernier « Entretien d’actualité » publié le 8 décembre. Très inquiet de son manque de succès électoral, il l’attribue à la « censure » des médias. Il en avait d’ailleurs fait le slogan de campagne de l’UPR pour ces élections régionales : « Le parti qui monte malgré le silence des médias ». Mais quand la presse parle de lui, il n’est pas content non plus. Le déclencheur de son ire ? Un article de Streetpress repris par Le Monde et Libération, que j’avais également signalé, et qui souligne son conspirationnisme. Après avoir invité ses auditeurs à « aller se renseigner un petit peu sur qui sont les financiers de Streetpress » (il y a quelques mois, la revue de feu Emmanuel Ratier Faits et documents avait « révélé » sur le site d’Egalité et Réconciliation que le patron de Streetpress était… Juif) , il poursuit, très énervé : « Nous avons affaire à une véritable petite nébuleuse de fascistes – parce qu’il faut dire le mot, ce sont des fascistes – qui interdisent tout débat démocratique et qui croient que le grand retour du maccarthysme est arrivé. » Et Asselineau de menacer : « maintenant nous les avons dans le collimateur et nous n’allons pas les rater ! » Sont visés par ces paroles Rudy Reichstadt de Conspiracy Watch, Streetpress et moi-même, ainsi que notre entourage professionnel ou militant (les fameuses « nébuleuses »). Écouter l’extrait :

PS : Parmi les articles intéressants parus sur François Asselineau pendant ces élections, notons ce portrait sur le site de France Télévisions. O. G.

Source : youtube.com/watch?v=c7RhXZJPDfg (à 21 min 30)

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Une critique du dossier du Monde diplomatique sur le conspirationnisme

Conspiracy Watch propose une critique du dossier du Monde diplomatique de ce mois consacré au conspirationnisme, ouvert par un article de l’économiste Frédéric Lordon.  L’Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot souligne en particulier les limites d’une critique qui épargne son propre camp s’agissant du Diplo et, s’agissant de Lordon, de celles d’une critique faisant du conspirationnisme une sorte de mode de défense maladroit du « peuple » contre les « dominants », à voir comme un « symptôme de la dépossession politique et de la confiscation du débat public ». Problème : nombre de dominants usent eux-même dans leurs discours de théories du complot. Comme le souligne Conspiracy Watch, « les exemples sont légion de « dominants » qui usent précisément du conspirationnisme à des fins de confiscation du pouvoir. C’est là le point aveugle de la réflexion de F. Lordon. A aucun moment il n’interroge la propension des régimes autoritaires et des démagogues à se servir de la théorie du complot comme d’un alibi politique en même temps que d’un redoutable instrument de violence symbolique. » Sur le même sujet, on peut aussi relire la critique faite par le collectif Luftmenschen à l’article de Frédéric Lordon, suite à sa première publication en 2012.

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