Etatisme

Idéologie consistant à promouvoir l’Etat comme forme privilégiée sinon indépassable d’organisation sociale et politique. Dans le cadre des Etats-nations, l’étatisme va en général de pair avec le nationalisme. Cependant, il existe aussi dans tous les Etats abritant en leur sein plusieurs nationalités et a enfin été une des bases idéologiques sur lesquelles se sont constitués les Etats dits socialistes au 20e siècle, d’où sa popularité à gauche.

Pour Michel Onfray, « l’État peut garantir l’anarchie »

Michel Onfray a débattu à Nice avec Eric Zemmour le 5 juin dernier. Le débat, organisé par Le Point, était animé par Franz-Olivier Giesbert (FOG). Onfray, qui est encore souvent présenté comme un philosophe libertaire malgré ses nombreuses prises de position réactionnaires, y a tenu un discours républicain bon teint. En matière d’anarchisme, il a cité Pierre-Joseph Proudhon comme une référence (alors que ce dernier est loin, de tous les penseurs anarchistes, d’avoir eu la plus émancipatrice des pensées), dans un développement confondant les notions de libéralisme et d’anarchisme, une confusion qui est un grand classique chez les détracteurs du mouvement libertaire.  Pour FOG, « il y a un tel anarchisme chez Proudhon qu’on n’est pas très loin du libéralisme. » Ce à quoi Onfray à répondu être d’accord avec Zemmour sur le fait que le libéralisme était une catastrophe pour la France (« la France qui est dominée par une sorte de communisme mou puisqu’il y a 57% de dépenses publiques », a jugé bon de rajouter FOG). Ainsi pour Onfray, le libéralisme est « le système dans lequel l’argent fait la loi […] Comme il fonctionne actuellement, le libéralisme est une contrainte de chaque jour, donc on a actuellement les inconvénients du libéralisme et pas les avantages. Alors mon libéralisme, effectivement il passe par la communauté, la coopération, la mutualité, la fédération, ce qui n’exclut pas l’État – ce sur quoi nous nous retrouvons tous les deux (avec Eric Zemmour, NDLR) – parce qu’il y a chez le dernier Proudhon, celui de Théorie de la propriété, cette idée que l’État peut garantir l’anarchie. » A l’entendre, on pourrait croire qu’on vit dans une sorte de dictature totalitaire dans laquelle l’État serait « en permanence présent pour nous dire ce qu’il faut faire personnellement », jusque dans notre lit (véridique !). Lui préfère y opposer le fait que « l’État devrait garantir les libertés que nous devrions pouvoir construire sur un mode autogestionnaire ». En voilà un drôle de libertaire qui prône l’appel à l’État pour construire l’anarchie ! Parmi les autres absurdités développées ce jour-là par Onfray, une théorie du complot s’agissant du référendum sur le traité de Maastricht : « A mon avis, je ne suis pas sûr mais j’ai presqu’une hypothèse : on peut même imaginer que les Français avaient voté contre et que le cynisme de Mitterrand aurait rendu possible une erreur de calcul, comme ça s’est fait aux États-Unis avec George Bush. » Une affirmation applaudie par la salle. Et enfin, il a regretté que les leaders de gauche de l’après-Mai-68 (Marchais, Mitterand, Krivine, Badinter, Chevènement selon lui) n’aient pas dit à l’époque quelque chose comme : « il y a des valeurs à gauche qui font qu’on doit pouvoir proposer [des choses] pour le travail, pour la famille et même pour la patrie s’il faut prendre ces instances-là. » Ce qui ne l’a pas empêché de comparer à la fin du débat une prétendue « islamisation » de la France à la collaboration, avec les acquiescements de Zemmour. Fermez le ban !

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Réponse à Yannick Herve

Sur le blog de Luttons contre le FN sur Mediapart, un droit de réponse attribué à Yannick Herve et posté par un autre propagandiste de l’UPR me cite abondamment et remet en cause la qualité de mon travail en s’appuyant toujours sur les mêmes calembredaines diffusées depuis plus de deux ans à mon sujet notamment par Le Grand Soir, l’UPR, Silvia Cattori ou Chantal Dupille dite Eva R. Luttons contre le FN, collectif dont je ne suis pas membre mais avec lequel il m’est arrivé de collaborer, révèle que Yannick Herve me considère comme « le Ulcan des antifa », du nom de ce hacker franco-israélien proche de la Ligue de Défense juive (LDJ). Lui et ses amis peuvent toujours faire mine de s’étonner que je n’aie pas répondu au courriel qu’il ma adressé il y a quelques jours, mais il n’est pas dans mes habitudes de donner suite à des demandes émanant d’individus insultant mon travail et usant d’un tutoiement méprisant à mon égard. O. G.

11026353_1613081095571601_43087190_n

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Le KPD, le nationalisme et l’antisémitisme

La Bataille socialiste a publié des traductions de documents datant des années 1920 sur les dérives nationalistes et antisémites du Kommunistische Partei Deutschlands (KPD), le Parti communiste allemand issu du mouvement spartakiste. Pour rappel, sur le même sujet, on peut lire cet article de Mondialisme.org.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Toujours sur Yannick Herve, le candidat conspirationniste de l’UPR

Reprenant une partie de nos informations, nos amis de Luttons contre le FN ont publié un article de synthèse sur Yannick Herve, le candidat conspirationniste de l’UPR. On y apprend que celui-ci a emprunté à l’inénarrable Sylvain Baron l’idée de décrocher les drapeaux européens des bâtiments publics, idée qu’il a mise en pratique lors de sa campagne récente pour une législative partielle dans le Doubs en décrochant le drapeau européen de la mairie d’Audincourt, une opération médiatique relayée par I-Télé. Lors de cette élection qui s’est tenue en février, Yannick Herve a rassemblé 0,57 % des voix, tandis que le FN était arrivé en tête au premier tour avant de perdre de justesse face au PS au second.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Départementales : les candidats conspirationnistes de l’UPR

Le compte Twitter de critique de l’UPR @L_Obus2 signale captures d’écran à l’appui que l’UPR présente aux prochaines élections départementales quatre candidats affichant sur le réseau social Facebook des centres d’intérêt conspirationnistes. Il s’agit de Yannick Herve à Erstein dans le Bas-Rhin, de Frédérique Mourgues à Nîmes dans le Gard (voir ici), de Kemais Marzouk à Joué-Lès-Tours en Indre-et-Loire et d’Aurore Macé à Grandvillars dans le Territoire-de-Belfort (voir ici), ces deux derniers ayant notamment relayé des théories du complot relatives aux attentats contre Charlie Hebdo.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Les Grecs indépendants, un formation d’extrême droite complotiste

Le politiste grec Andreas Pantazopoulos apporte, dans un article paru sur le site Conspiracy Watch, des précisions sur la nature des Grecs indépendants, petit parti de droite souverainiste allié à Syriza. Selon lui, il s’agit d’une formation « souverainiste, xénophobe et nationale-populiste » exprimant « un radicalisme antisystème situé à l’« extrême droite » et appartenant au champ des forces « anti-Mémorandum », expression d’un nouveau clivage qui s’est formé ces dernières années. » En effet, constate-t-il, « La crise politique a bouleversé les distinctions, héritées du passé, entre forces progressistes et forces conservatrices (le fameux clivage grec « droite/anti-droite »). Le nouveau clivage horizontal a opposé les « pro » et les « anti »-Mémorandum, brouillant ainsi les repères habituels et créant des coalitions inédites », comme celle entre Syriza et les Grecs indépendants. Selon lui, « la vision complotiste des « Grecs Indépendants » est en outre omniprésente dans leur discours politique, fondé sur un nationalisme effréné. » Aléxis Tsípras, le premier ministre grec et leader de Syriza, a nommé Panos Kammenos, le chef des Grecs indépendants, ministre de la Défense, un poste traditionnellement plébiscité par la droite et l’extrême droite, en dépit des divergences de vue entre les deux formations s’agissant de la politique militaire.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Syriza et les Grecs indépendants : une alliance contre-nature ?

La large victoire avant-hier de Syriza a été saluée en France par des personnalités de tous les horizons politiques. Sans présager de ce que sera effectivement la politique de Syriza qui entend réaliser une sorte de grand écart en respectant les engagements internationaux de la Grèce tout en combattant l’austérité, on peut d’ores et déjà s’interroger sur l’alliance conclue avec le parti des Grecs indépendants. En effet, cette formation, scission du parti de droite Nouvelle Démocratie jusque là au pouvoir, n’a pas grand chose en commun avec Syriza, hormis le refus des politiques d’austérité imposées par les institutions internationales, Fonds monétaire international (FMI) en tête. Car pour le reste, les Grecs indépendants sont un parti conservateur de droite nationaliste prônant un renforcement de l’influence de l’Eglise orthodoxe dans la vie sociale et y compris dans l’enseignement, un renforcement des dépenses militaires (alors que Syriza veut les réduire), un renforcement de la lutte contre l’immigration. Son leader Panos Kammenos a fait polémique le mois dernier en accusant les juifs, les musulmans et les bouddhistes de ne pas payer d’impôts, au contraire de l’Eglise orthodoxe. Cette alliance contre-nature semble dictée par la nécessité pour former un gouvernement d’avoir l’appui de la majorité absolue des députés, une majorité que Syriza a manquée à deux sièges près.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Le M’Pep, retour sur une dérive

Le M’pep change officiellement de nom et d’orientation politique en devenant le Parti de la Libération nationale et de la Démondialisation, une formation qui « ne se place plus dans le clivage gauche-droite ». Mais le tournant droitier du mouvement dirigé par Jacques Nikonoff ne date pas d’hier…

Le M’Pep change de nom et confirme son virage à droite

Le M’Pep (Mouvement politique d’Emancipation populaire) vient d’annoncer changer son nom en Parti de la Libération nationale et de la Démondialisation, ayant pour « objectif » de promouvoir « un socialisme pour le XXIe siècle », suivant la formule chère à Hugo Chávez. Pourtant, alors que cette formation – qui devient ainsi officiellement un parti – semblait jusque là se reconnaître dans la gauche, elle renonce aujourd’hui à cette attache, estimant que la gauche « ferme la seule voie, la souveraineté nationale, qui permettrait de sortir de l’impasse dans laquelle notre pays se trouve. » Elle annonce donc que désormais elle « ne se place plus dans le clivage gauche-droite », bien qu’elle entende toujours « s’engager clairement dans la défense des classes dominées » et répète qu’elle « veut la fin du capitalisme ». Fondé en 2008 notamment par un ex-dirigeant d’Attac, Jacques Nikonoff, qui a à plusieurs reprises ces dernières années affiché son soutien à Nicolas Dupont-Aignan, le M’Pep avait également tenté un rapprochement avec l’UPR de François Asselineau en 2012, en compagnie d’autres formations comme le PRCF ou les « Clubs Penser la France ». Avec ces deux organisations, il fait partie aujourd’hui du CNR-Rue (Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne). Cette annonce ne vient donc que confirmer un virage droitier entamé depuis longtemps.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Un discours sécuritaire sur Radio libertaire

Déjà mise en cause par le passé pour avoir invité Riposte laïque, l’émission « La Philanthropie de l’Ouvrier charpentier » sur Radio libertaire a promu dans sa dernière édition des idées bien éloignées des valeurs anarchistes.