Fakir

Journal fondé à Amiens en 1999 par François Ruffin (devenu depuis journaliste au Monde diplomatique et à « Là-bas si j’y suis »). Au départ ancré localement, il s’est lancé au niveau national en 2009. Proche du Front de Gauche dont il affiche le lien sur son site web et dont il héberge les locaux à Amiens, Fakir affiche une ligne sociale-patriote et souverainiste. La revue rouge-brune Bastille-République-Nations y tient une rubrique et le journal s’est illustré pour avoir fait la promotion de l’économiste larouchiste Maurice Allais, de l’historien stalinien Domenico Losurdo ou du démographe Emmanuel Todd, qui y a tenu des propos ambigus sur le Front national. François Ruffin a en outre exprimé dans les colonnes du journal une certaine hostilité au mouvement antifasciste et défendu Daniel Mermet dans un conflit l’opposant à certains de ses salariés et ex-salariés dénonçant de mauvaises conditions de travail.

Ruffin et Lordon, une Nuit à dormir Debout

Nuit Debout nous donne l’occasion de publier, en partenariat avec plusieurs autres groupes et sites antifascistes, un dossier qui se veut aussi exhaustif que possible sur la galaxie citoyenniste, ses réseaux et ses errements idéologiques. Vous trouverez ci-dessous son sommaire avec des liens cliquables afin de naviguer à l’intérieur aussi aisément que possible. Fruit d’un … Continuer la lecture Ruffin et Lordon, une Nuit à dormir Debout

Fakir interviewe un militant de la FNSEA

fakir_été2015Afin de savoir où en était ce journal, nous nous sommes procurés le numéro estival de Fakir. Encore une fois, nous n’avons pas été déçus. Ça commence dès la « une », illustrée par un dessin à forte connotation sexiste (voir ci-contre, cliquer pour agrandir). A l’intérieur, à côté d’un sujet sur les Contis ou d’une interview d’un journaliste de La Tribune (sic) à propos de la crise grecque, on trouve un dossier sur l’élevage de porcs en Bretagne. Rencardé par la FDSEA, le journal picard a offert une tribune à David Riou, responsable du Comité régional porcin, président de la Pig Parade et, ce que Fakir a omis de préciser, militant chez les Jeunes agriculteurs du Finistère (un syndicat affilié à la FNSEA). Si la critique des aspects les plus maltraitants de ce type d’élevages est bien là, ce qui ressort néanmoins, c’est une forme d’empathie assez gênante envers ce représentant d’un syndicat de droite qui s’est notamment illustré ces derniers mois en attaquant la Zad du Testet, sous prétexte de « comprendre comment il raisonne, quelles sont ses contraintes ». Car Fakir ne peut rompre avec sa ligne productiviste. On sent d’ailleurs poindre une touche de nostalgie quand le journal se demande, à propos des fondateurs de la filière porcine en Bretagne : « Mais où est passé l’esprit pionnier ? » soulignant, pour qui veut l’entendre, que « c’est une épopée qu’on vécue les hommes. On peut, aujourd’hui, critiquer le complexe agro-alimentaire, mais sans négliger l’élan qui a animé ses initiateurs. Et qui a, bel et bien, fait décoller la Bretagne ». La conclusion du dossier, qui a aussi fait un crochet par le marché au porcs de Plérin (Côtes d’Armor) est sans surprise qu’il faut du protectionnisme et plus d’État pour réguler le marché. Ailleurs dans le journal, un reportage sur l’évolution du Canal du Midi, sous prétexte de refaire une partie du voyage des deux héros du Tour de France par deux enfants, ouvrage édité à des millions d’exemplaires sous la 3e République pour enseigner aux enfants l’histoire et surtout l’amour de la patrie. Également, dans ce numéro, des brèves d’un goût très douteux, comme celle-ci : « Bien dilatés – Cambadélis (PS) : « Il faut que les militants arrêtent de se regarder le nombril. » Ils feraient mieux de se regarder le cul, pour mesurer à quel point ils se sont fait avoir… » En revanche, la rubrique tenue par BRN a disparu. La faute au lancement de Ruptures ? Fakir met en tout cas un tel zèle à défendre l’État-nation qu’on se demande bien comment il a pu être cet été la cible de militants d’extrême droite taguant ses locaux avec les mots « Traîtres à la France ».

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Ruptures, nouveau mensuel souverainiste

Ce 29 mai, jour anniversaire des dix ans du « non » au TCE, une nouvelle revue souverainiste devait voir le jour : Ruptures, héritière de Bastille République Nations. Sa sortie est repoussée à fin juin, mais nul doute que quoiqu’en prétende son titre, elle sera dans la lignée de son prédécesseur, cultivant un nationalisme bon teint mâtiné de protectionnisme et de républicanisme.

Pierre Carles prétendu adversaire de Soral, mais futur partenaire de Chouard ?

Dans un communiqué publié hier sur sa page Facebook, Pierre Carles relate qu’Alain Soral est mécontent qu’il ait fait retirer des extraits de son film Choron, dernière de la dernière vidéo d’auto-promotion du leader d’Égalité et Réconciliation. Le réalisateur indique à propos de Soral que « son parcours est pourtant aux antipodes de celui du prof ». Si refuser de voir ses œuvres détournées par la propagande soralienne est louable, il n’est cependant pas étonnant que Soral cherche à utiliser l’image de Choron : le fondateur d’Hara Kiri était un réactionnaire et un misogyne assumé, cela faisait partie de son personnage, ce que montre d’ailleurs le film de Carles. Plus intéressante est cependant la polémique qui l’oppose dans les commentaires à Yannis Youlountas. En effet, Pierre Carles a pris part à un projet de film, Demokratia, dans lequel apparaît également Étienne Chouard. Youlountas lui demande donc : « pourquoi acceptes-tu de participer actuellement à un documentaire qui fait la promotion d’Etienne Chouard ? On est nombreux à se poser la question. » Peu convaincu par la réponse alambiquée du réalisateur qui reprend l’article de François Ruffin dénonçant la lutte des antifascistes contre le confusionnisme (voir ci-dessous), le philosophe militant conclut : « la réponse est très claire : Pierre Carles n’es pas d’accord avec la présence de Chouard à ses côtés, mais il accepte quand même de se laisser faire par charité chrétienne, considérant les réalisateurs trop faibles physiquement pour retoucher leur montage. Chacun sa façon de lutter. » Un différend avait déjà opposé les deux hommes quand Pierre Carles avait publié, durant l’été 2013 dans Siné Mensuel, un texte en faveur d’Esteban Morillo contre Clément Méric, à la stupeur d’une partie des collaborateurs du journal non informés. 11124402_1438673599776596_1316944242_nDans le numéro suivant, ces derniers dont Yannis Youlountas avaient obtenu deux pages de droits de réponses pour contre-attaquer. Et Berth avait fait un dessin qui résumait bien la situation déjà contradictoire de Pierre Carles (cliquer pour agrandir).

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Fakir appelle à la « dissidence »

Le journal Fakir a, à l’aune des événements récents, finalement changé le titre de sa « Soirée On nous cache tout » en « Soirée La dissidence, pas le silence ». Auparavant, cet événement consacré à la critique des médias et qui se tient ce soir à la Bourse du Travail de Paris devait s’intituler « Nuit des longs micros ». Reste à savoir ce que Fakir et ses acolytes entendent par « dissidence »…

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Fakir débaptise sa « Nuit des Longs Micros »

Le rendez-vous annoncé pour la soirée du 12 janvier organisée à l’initiative du journal Fakir et de proches de Daniel Mermet regroupés au sein du collectif « De l’air à France Inter » a été rebaptisé « Soirée On nous cache tout » et aura finalement lieu à la Bourse du Travail de Paris, qui n’accueille normalement que des rendez-vous syndicaux. Initialement, ce meeting devait se tenir au Théâtre Dejazet et s’intituler « La Nuit des Longs Micros ». Une dénomination très problématique de part la symbolique liée à la période nazie qui l’entourait, et qui semble donc avoir été abandonnée au profit d’un mot d’ordre plus consensuel quoiqu’à tonalité complotiste.

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L’étrange fascination du journal Fakir pour la période nazie

La dernière couverture du journal Fakir provoque des remous dans son lectorat et s’attire de vives condamnations des antifascistes sur les réseaux sociaux. En effet, sous prétexte de dénoncer le prix trop élevé du gaz, la « une » du journal caricature un Hitler enrageant au vu de sa facture de gaz. Un mauvais goût qui rappelle celui d’une blague populaire notamment à l’extrême droite sur le fait que le suicide d’Hitler serait du à la réception de sa facture de gaz, à savoir de celui dépensé dans les chambres à gaz. Fakir entretiendrait-il une fascination morbide pour le régime nazi ? Avec le Réseau de Repaires de « Là-bas si j’y suis », l’équipe du journal se trouve en effet à l’origine de la campagne « De l’air à France Inter » visant à revendiquer une meilleure représentation des classes populaires sur l’antenne de service public. Or, les promoteurs de cette campagne organiseront le 12 janvier 2015 au Théâtre Dejazet à Paris une « Nuit des Longs Micros », référence explicite à la « Nuit des Long Couteaux » de 1934, au court de laquelle les SS ont éliminé les SA dans le cadre d’une purge interne au parti nazi et à son appareil d’Etat. Difficile de comprendre une telle référence pour des militants se disant de gauche : veulent-ils signifier par là qu’ils entendent purger France Inter en suivant ce modèle ? On n’ose imaginer que les organisations (Verts, PCF, PG, PS, Ensemble, CGT, SNJ-CGT, Solidaires, Confédération paysanne, Attac, Acrimed, Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, Compagnie Jolie Môme) ayant participé à la soirée de lancement de l’initiative le 9 octobre dernier, et qui  sont signataires d’une lettre commune à Laurence Bloch, directrice de France Inter, cautionnent effectivement pareille dénomination.

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