Guerre d’Algérie

54e anniversaire du 17 octobre 1961

17octobre1961

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le Gouvernement de l’époque. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

En leur souvenir, rassemblement samedi 17 octobre 2015 à à 17h30 au Pont Saint Michel à Paris.

Appel complet ci-dessous.

17 octobre 1961-2015

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L’autre 8 mai 1945

Sétif, 8 mai 1945.
Sétif, le 8 mai 1945.

Le 8 mai 1945 marque la fin de la Seconde guerre mondiale et du nazisme, dont on célébre aujourd’hui le 70e anniversaire. Mais cette date marque aussi le début de la guerre d’Algérie. Le quotidien L’Humanité et le site militant Rebellyon consacrent tous deux un dossier aux massacres de Sétif et de Guelma, au cours desquels la police, des milices de colons et l’armée française ont tiré sur des foules fêtant la victoire alliée, le retour des premiers tirailleurs algériens dans leurs foyers mais revendiquant surtout l’indépendance de la colonie française. Mediapart propose également de visionner un documentaire sur le sujet (l’accès en est toutefois payant). De son côté, l’Union pour le Communisme développe un point de vue marxiste révolutionnaire. Pour lutter contre l’oubli, des rassemblements sont organisés devant les mairies un peu partout en France. A Paris, c’est à 15 heures sur le Parvis de l’Hôtel de Ville.

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Béziers : la rue du 19-Mars-1962 débaptisée

Hier, Robert Ménard, maire d’extrême droite de Béziers (Hérault), a donc renommé la rue du 19-Mars-1962 en rue Hélie Denoix de Saint-Marc. Une opération qui s’est déroulée sous les applaudissements de 2 500 partisans dont beaucoup de vétérans des bérets verts (légion étrangère) criant « Algérie française ! » face à 500 opposants atterrés qui l’ont hué aux cris de « Ménard facho, Ménard assassin ! »  La cérémonie s’est conclue avec « Le chant des Africains », chant militaire colonial populaire parmi les partisans de l’Algérie française. Parmi les forces de l’ordre encadrant la cérémonie se trouvait les policiers municipaux nouvellement armés qui font la fierté de Robert Ménard. Ah ! Qu’il est loin le temps où, il y a un peu plus d’un siècle, en 1907, le 17e régiment d’infanterie de ligne stationné dans la ville (puis à Agde) se mutinait en refusant de réprimer le mouvement de grève massif qui s’était répandu dans les vignobles de la région (qu’on qualifiait à l’époque de « Midi rouge ») et fraternisait avec la population biterroise, contribuant à écrire un épisode mémorable de l’histoire des luttes sociales et de l’antimilitarisme.

« Gloire au 17e », chanson de Montéhus (1907). Bien que marquée par un ton patriotique et républicain courant à l’époque, cette chanson rend hommage aux mutins du 17e régiment d’infanterie de ligne.

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Le Journal de Béziers : comment le Front national réécrit l’histoire

2015-03-10_extrait_journal_béziersNous publions ci-contre (cliquer pour agrandir) un extrait du Journal de Béziers du 1er mars 2015 annonçant l’opération de débaptisation de la rue du 19-Mars-1962 (voir aussi ici), exemple parmi tant d’autres de la façon dont les maires Front national réécrivent l’histoire. Dans le même numéro se trouve, à l’occasion de la présentation d’une exposition conçue par la Cité des Sciences et de l’Industrie et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) intitulée « Gaulois, une expo renversante – de la fouille au labo, l’exemple gaulois », un dossier consacré à « Nos ancêtres les gaulois », véritable chef d’œuvre de propagande lui aussi, dans lequel on vante la « nostalgie » du « roman national » contre la façon dont « nos élites réécrivent le passé » et dans lequel on peut lire entre autres, à propos de Vercingétorix :

« Sous le régime de Vichy, la propagande du Maréchal Pétain fait elle aussi appel au grand blond musculeux. Mais cette fois-ci, c’est pour promouvoir les « chantiers de la jeunesse » qu’on appelle le Gaulois à la rescousse ! Le chef de l’État français se sert également de l’image de Vercingétorix, comme lui guerrier glorieux mais vaincu, dont le peuple accepte de se soumettre au conquérant… Dans un discours du 30 août 1942, ne dit-on pas que Vercingétorix… « a fait don de sa personne à la Gaule » ? »

Nous ignorons quel est l’état des relations entre les organisateurs a priori on ne peut plus sérieux de cette exposition, le Musée du Biterrois qui est géré par la mairie où elle a lieu et les élus d’extrême droite à la tête de la municipalité.

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Ce samedi à Béziers, manifestation contre les nostalgiques de l’OAS et du colonialisme

Samedi 14 mars, une manifestation nationale aura lieu à Béziers (Hérault) pour protester contre la volonté du maire d’extrême droite Robert Ménard de rebaptiser la rue du 19-mars-1962, date célébrant la fin de la guerre d’Algérie, en rue Hélie Denoix de Saint Marc, du nom d’un commandant putschiste qui sera ainsi célébré comme un « héros français » en vue d’« effacer la honte du 19 mars 1962″. D’ici là, il est toujours possible de signer la pétition initiée par le Mouvement de la Paix, qui a mené ce matin une action de protestation dans la rue en question (voir aussi ici).

Une plaque symbolique au nom de la rue du 19-Mars-1962 a été installée à Béziers, ce lundi.
Une plaque symbolique au nom de la rue du 19-Mars-1962 a été installée à Béziers, ce lundi. (Photo Pierre Saliba, Midi libre)
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Une pétition pour sauver la rue du 19-Mars-1962 à Béziers

Début décembeziers-rue19mars1962bre 2014, Robert Ménard, maire de Béziers (Hérault) élu grâce au soutien du Rassemblement Bleu Marine, du Rassemblement pour la France, du Mouvement pour la France et de Debout la République a annoncé vouloir débaptiser la rue du 19-Mars-1962, date célébrant le cessez-le-feu qui a mis fin aux combats en Algérie. Il souhaite renommer la rue du nom d’Hélie Denoix de Saint Marc, condamné par la justice française pour sa participation en 1961 au putsch des généraux, une tentative de coup d’État ayant eu pour but de renverser le général de Gaulle en vue de maintenir l’Algérie dans le giron français, et qui a avorté grâce à la mobilisation des appelés du contingent. Le Mouvement de la Paix de Béziers propose donc aux internautes de faire valoir leur désaccord avec ce projet en signant une pétition en ligne.

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