Israël / Palestine

le conflit israélo-palestinien est un terrain fertile pour le confusionnisme politique.

Paris : le Mouvement du 14-Juillet s’incruste sur un hommage à Rémi Fraisse

Les derniers survivants du Mouvement du 14-Juillet ont fait plusieurs apparitions dans des rassemblements récents à Paris, notamment le 17 octobre pour la Palestine, rassemblement au cours duquel Bohort Mignolet a pris la parole, ou le 25 lors d’un hommage à Rémi Fraisse. Cliquer pour agrandir (on reconnaît Bohort Mignolet à gauche de la photo avec un masque de Guy Fawkes, et juste à côté Marianne Gabriella portant une bure) :

2015-11-06_m14_fraisse

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Une organisation d’extrême gauche contre l’antisémitisme

Nous reprenons, avec son autorisation, un texte de Nicolas Dessaux initialement publié le 25 septembre 2015 sur le site de l’Initiative communiste ouvrière. Si cet article présente les positions de cette organisation sur la question de l’antisémitisme, les interrogations qu’il soulève s’adressent plus généralement à l’ensemble de le gauche radicale et des organisations et individus se reconnaissant dans l’internationalisme.

Quand Netanyahou fait le bonheur à la fois d’E&R et de la LDJ

Il y a deux jours, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui dirige un gouvernement de droite conservatrice et d’extrême droite, a stupéfié le monde entier en faisant porter la responsabilité de la Shoah en grand Mufti de Jérusalem, Haj Amin Al-Husseini, à l’époque réfugié en Allemagne nazie : « Il s’est envolé vers Berlin. Hitler ne voulait pas à l’époque exterminer les juifs, il voulait expulser les juifs. Et Haj Amin Al-Husseini est allé voir Hitler en disant : “Si vous les expulsez, ils viendront tous ici.” “Que dois-je faire d’eux ?”, demanda-t-il. Il a répondu : “Brûlez-les. » Une thèse qui fait le bonheur des négationnistes et de leurs soutiens, mais aussi des plus fanatiques supporters de la politique de colonisation israélienne, à savoir la Ligue de Défense juive, qui a d’ailleurs agressé un journaliste lors de la manifestation qu’elle a organisé hier devant l’AFP contre « la désinformation des médias sur Israël ». Cliquer pour agrandir :2015-10-23_bricmont_netanyahou 2015-10-23_er_netanyahou2015-10-23_er_netanyahou_coms12015-10-23_er_netanyahou_coms22015-10-23_er_netanyahou_coms32015-10-23_er_netanyahou_coms42015-10-23_er_netanyahou_coms52015-10-23_ldj_netanyahou2Si le grand Mufti a effectivement incité des musulmans – essentiellement bosniaques, pas palestiniens – à s’engager dans la Waffen-SS, fondant la division Handschar, il n’est certainement pas à l’origine de la Shoah, qui avait commencé bien avant cette déclaration supposée, dont la seule source est un témoin au procès d’Adolf Eichmann. De plus, le mufti était à l’époque marginalisé tant auprès de son peuple qu’auprès des nazis, qui se méfiaient de lui et le méprisaient, même s’ils l’utilisaient pour leur propagande. Plusieurs médias proposent une revue des réactions suscitées par cette déclaration de Netanyahou, citons par exemple Courrier International, Le Monde ou Le Point.

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Les curés à l’honneur chez l’athée Jean Bricmont

Décidément, on aime les curés chez les soutiens du régime syrien, même quand on est prétendument athée et de gauche : c’est ainsi que Le Grand Soir (LGS) vient de publier une interview d’Atallah Hanna, archevêque grec orthodoxe du Patriarcat de Jérusalem, en présentant ses analyses comme étant la voix de la jeunesse palestinienne. Un article repris par Jean Bricmont, qui quelques jours avant relayait un autre curé, l’archevèque d’Alep, depuis une traduction reprise sur le site du blogueur cégétiste Jacques Tourteaux, qui est un habitué des publications complotistes et de soutien aux habituelles dictatures soutenues par les campistes rouges-bruns. Cliquer pour agrandir : 2015-10-23_bricmont_lgs_curé 2015-10-23_bricmont_tourteaux_curéCe n’est pas la première fois que Bricmont rend hommage à un curé bachariste. Lors du meeting du 31 mars 2012 que nous évoquions ici, il avait dit, à propos du père Michel Lelong (défenseur de Maurice Papon et de Roger Garaudy) : « bien que Belge et athée je me suis senti assez proche de ce catholique français ». La veille, il s’en était remis à dieu pour que cette rencontre ait bien lieu. Cliquer pour agrandir :

2015-10-23_bricmont_dieuNotons que ces derniers jours, Bricmont a aussi relayé un entretien du site d’extrême droite Boulevard Voltaire avec Alain de Benoist, tandis que LGS a publié ces dernières semaines Edouard Limonov (25 septembre) ou un article sexiste et anti-LGBTI de la conspirationniste Ariane Walter (11 octobre). Cliquer pour agrandir :

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Retour sur « Tel Aviv sur Seine » et « Gaza Plage »

Toujours en ce mois d’août, la mairie de Paris a choisi d’honorer, à travers la ville de Tel-Aviv, l’État d’Israël, un an après l’opération meurtrière menée contre Gaza. La sécurité de l’événement, baptisé « Tel Aviv sur Seine », était selon plusieurs médias assurée en partie par la Ligue de Défense juive (LDJ), un groupuscule ultra-nationaliste juif d’extrême droite. S’il était légitime de protester contre la tenue de cet événement visant à promouvoir un État colonialiste, il est dommage cependant qu’une nouvelle fois, la mobilisation à gauche se soit faite à la remorque de l’association Europalestine, pourtant connue pour l’ambiguïté de son discours « antisioniste », pour ses sympathies pour le Hamas, pour sa proximité avec la galaxie Dieudonné et pour son soutien, sous prétexte de lutte contre la LDJ, à des gens comme Jonathan Moadab ou Ginette Skandrani. A cette occasion, un représentant de cette association a d’ailleurs déclaré, selon le quotidien de gauche israélien Haaretz cité par Courrier International, que Tel Aviv sur Seine était organisé « parce que les Juifs contrôlent les politiques français ». Sans surprise, ce rassemblement qui portait le nom de « Gaza Plage » a été filmé par Le Cercle des Volontaires, qui y a entre autres interviewé Wikicrate des Citoyens constituants. Ce dernier a d’ailleurs pris la parole à la tribune, aux côtés de Mgr Gaillot, des avocats Jean-Louis Chalanset (avocat de George Ibrahim Abdallah) et Gilles Devers ainsi que d’Olivia Zemor. Le Parti des Indigènes de la République et les Désobéissants de Xavier Renou étaient aussi de la partie. Dans le même temps, le groupuscule néo-fasciste La Dissidence française de Vincent Vauclin a également mené sa propre opération de protestation sur les quais de Seine, en compagnie du Mouvement populaire Nouvelle Aurore (MPNA). Ensemble, les deux groupuscules, qui ont déployé une grande banderole « La France contre la République » afin de dénoncer « La république des partis, des loges et des lobbies » et de « défi[er] ouvertement le Régime cosmopolite qui ne représente ni la France, ni les Français » n’ont toutefois réuni qu’une dizaine de militants, dont l’un arborait un t-shirt faisant la promotion du salut nazi. Ils ont vite été arrêtés par la police pour un bref contrôle d’identité.

La fine bande de La Dissidence française, qui se définit comme l'"avant-garde de l’insurrection qui vient", lors de son action contre Tel Aviv sur Seine. (Source : /la-dissidence.org. Cliquer pour agrandir)
La fine bande de La Dissidence française, qui se définit comme l’ « avant-garde de l’insurrection qui vient », lors de son action contre Tel Aviv sur Seine. (Source : /la-dissidence.org. Cliquer pour agrandir)
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Manifestations en Israël contre les violences d’extrême droite

Le blog de Memorial98 rapporte que de nombreuses manifestations se sont tenues hier soir en Israël contre la violence d’extrême droite à l’endroit des Palestiniens, suite à la mort d’un jeune enfant dans l’incendie criminel de sa maison perpétré par des colons. Les cortèges ont rejoint ceux protestant contre l’attaque de la Gay Pride de Jérusalem par un fanatique religieux ultra-orthodoxe, qui a poignardé six personnes. D’autres manifestations se sont déroulées ce dimanche, après l’annonce de la mort de Shira, jeune lesbienne de 16 ans décédée des suites de ses blessures.

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Violences d’extrême droite en Israël

Comme on l’a appris ces derniers jours, des fanatiques religieux juifs et nationalistes israéliens s’en sont pris à une manifestation homosexuelle et à une famille palestinienne. Six personnes ont ainsi été poignardées lors de Gay Pride de Jérusalem par un militant juif ultra-orthodoxe, tandis qu’un jeune enfant palestinien est mort dans l’incendie de sa maison perpétré par des colons israéliens. Ce dernier acte a été qualifié de « terroriste » par Benyamin Netanyahou et plusieurs membres de son gouvernement, qui pourtant ne sont pas en reste s’agissant d’attiser les flammes nationalistes et racistes. D’ailleurs, deux adolescents palestiniens ont été tués par l’armée israélienne lors des manifestations qui ont suivi. Rappelons qu’Israël a aussi été en proie ces derniers mois à des manifestations de juifs éthiopiens manifestant contre les discriminations qu’ils subissent. Enfin, Arabes israéliens, militants de gauche et militants pour la paix sont eux aussi régulièrement victimes des attaques de l’extrême droite israélienne, comme le rappelle Memorial 98. Face à la haine, nous ne pouvons que souhaiter que convergent les luttes des groupes dominés de la société israélienne et que s’exprime en leur sein une vraie solidarité à l’égard des Palestiniens. En effet, seule la solidarité internationale permettra de sortir un jour d’un conflit qui n’en finit pas et qui contribue à augmenter le degré de violence globale au sein des sociétés concernées, dont sont d’abord victimes les groupes dominés : classes populaires, minorités ethniques, homosexuels, malades et handicapés, femmes et enfants.

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Le FN s’agite sur la scène internationale tandis que ses ex-militants peuplent les rubriques faits divers

Le Front national a récemment formé un groupe au parlement européen, avec plusieurs autres formations de droite nationaliste. Le site de France Télévisions revient sur les casseroles de certains de ses alliés. Financièrement, cette initiative devrait rapporter 4,5 millions d’euros de subventions annuels au parti d’extrême droite. Pendant ce temps, plusieurs ex-militants du FN ont continué de faire des vagues ces derniers temps : après l’élu brûleur de voitures, c’est au tour d’anciens membres du FN de Reims d’avoir été interpellés pour trafic d’armes. Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle, il y a quelques semaines, d’un autre ex-militant du Nord de la France, soupçonné d’avoir revendu des armes à Amedy Coulibaly. De son côté, un ex-candidat vient lui d’être condamné par le tribunal d’Angoulême pour violences conjuguales. En matière de politique internationale enfin, Marine Le Pen a effectué fin mai une visite au Caire, au cours de laquelle elle a rencontré des responsables musulmans et coptes et salué l’action de l’actuel gouvernement égyptien dirigé par Abdel Fattah Al-Sissi contre « le fondamentalisme ». Depuis le début de l’année, plusieurs centaines de personnes soupçonnées d’appartenir aux Frères Musulmans ont en effet été condamnés à mort en Egypte, au terme le plus souvent de procès bâclés, en plus des principaux dirigeants de cette organisation. Cette visite a été l’occasion pour Aymeric Chauprade, officiellement évincé du FN, de reprendre du service. En avril, c’est l’ancien premier ministre travailliste israélien Ehud Barak que Marine Le Pen a rencontré à l’improviste à New-York lors de la soirée de gala du magazine Time, qui l’a élue dans son palmarès des « 100 personnalités les plus influentes du monde ». D’après le magazine réactionnaire Valeurs actuelles, Barak lui aurait déclaré : « Je suis très heureux de vous rencontrer et je vous félicite pour votre action ». Les deux auraient convenu de se revoir à l’occasion, peut-être, d’un voyage de Marine Le Pen en Israël.

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Retour sur les manifestations d’extrême droite des 9 et 10 mai

Le collectif antifasciste La Horde a publié il y a trois jours un compte-rendu détaillé des manifestations d’extrême droite des 9 et 10 mai derniers. Le 9, environ 150 personnes, dont une bonne partie de gudards, se sont retrouvées lors de l’hommage à Sébastien Deyzieux. Le lendemain matin, lors de l’hommage à Jeanne d’Arc, la valse était menée d’un côté par les amis de Pierre Sidos, fondateur de l’Oeuvre française et de l’autre par l’Action française. Côté Sidos, une dizaine de militants de La Dissidence française de Vincent Vauclin et une quinzaine de membres du Parti de la France étaient aussi présents. Lors de sa prise de Parole, Yvan Benedetti a exprimé sa sympathie envers Jean-Marie Le Pen. Comme le relate La Horde, « certaines têtes, bien en vue ce 10 mai, comme Epona et Elie Hatem évoqués plus haut, étaient également bien visibles dans le cortège du Front national la semaine dernière, preuve s’il en était besoin que Marine Le Pen est bien plus tolérante à l’égard des nostalgiques de Vichy qu’elle le prétend. Mais l’ombre du FN planait également l’après-midi sur le cortège de Civitas… » En effet, ce dernier, qui a regroupé 400 à 1000 personnes, a été accompagné par Jany Le Pen. Marion Sigaut y a aussi délivré une de ses indispensables leçons d’« histoire ».

« A noter toutefois une erreur de casting au cours de la journée : la présence d’Alexandre Gitakos nous a effectivement surpris. Lui qui se revendique ultra-libéral, atlantiste et sioniste a dès son arrivée cherché à tout prix à saluer son amie Laura Lussaud, militante de l’OF, précédemment citée. Comment un soutien inconditionnel de l’État hébreu peut-il se retrouver au milieu d’antisémites notoires, et se sentir proche d’une militante qui quelques heures plus tôt beuglait avec ses camarades « Israël assassin, américains complices » ? […] Gitakos nous avait déjà habitué à ses grands, très grands écarts idéologiques, lorsqu’au début des années 2010, il faisait des allers-retours entre l’UNI, le Gud et France-Israël, l’association de Gilles William Goldnadel ! »

Et La Horde de conclure :

« Ce week-end a donc été l’occasion de faire le bilan de santé des groupes à la droite du FN. Les trois premiers événements du week-end (Forum de l’Europe, manif pour Deyzieu et l’hommage à Jeanne d’Arc de l’œuvre française) n’ont guère rassemblé qu’une grosse centaine de personnes : le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y avait pas foule. Seuls les nationaux-catholiques ont encore la capacité de mettre un millier de gens dans la rue, ce qui est à la fois trop et bien peu comparativement à ce qu’ils pouvaient espérer tirer des mobilisations contre le mariage pour tous des années 2013-2014. »

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Camp de Yarmouk : Syriens et Palestiniens unis contre la dictature

Vendredi dernier se tenait à Paris une manifestation contre le massacre des réfugiés palestiniens du camp de Yarmouk, situé en Syrie. Puisque les soutiens de Bachar Al-Assad tentent de faire passer ce dictateur pour un allié des Palestiniens, certains n’ont pas manqué d’appeler à ce rassemblement, tels Le Cercle des Volontaires dans son agenda ou Ginette Skandrani sur Facebook. Manque de chance pour eux : il se trouve que se sont justement les troupes d’Assad qui bombardent le camp de Yarmouk depuis le début du conflit. Du coup, si de rares soutiens du dictateur syrien ont tenté de se montrer sur le parvis du Trocadéro, ils sont vite repartis, écœurés, en voyant la forêt de drapeaux palestiniens et de l’opposition démocratique syrienne et en entendant les discours des organisateurs qui ont souligné à plusieurs reprises que Bachar Al-Assad n’était pas l’ami des Palestiniens. A noter qu’en Palestine même la solidarité s’organise avec les habitants du camp, désormais également pris sous le feu de l’Etat islamique.

Syriens et Palestiniens côte-à-côte contre la dictature (nous avons floutés les visages des manifestants pour des raisons de sécurité).
Syriens et Palestiniens côte-à-côte contre la dictature (nous avons flouté les visages des manifestants pour des raisons de sécurité). (Photo Soliranparis)
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