Jacques Sapir

Économiste souverainiste encore populaire à gauche malgré sa proximité avec la droite souverainiste (Nicolas Dupont-Aignan) et ses appels du pied au Front national. Spécialiste du monde russe, il gravite autour des réseaux pro-Poutine français.

Pour Jacques Sapir, une frontière, c’est comme la membrane d’un protozoaire

Jacques Sapir a encore publié le 22 octobre dernier un éloge des frontières, partant du principe que la question de leur légitimité ne se posait pas : « La véritable question n’est pas est-on pour ou contre des frontières, mais à quoi ces frontières doivent-elles servir. » Dans ce texte intitulé « Frontières, mondialisation, souveraineté », l’économiste enchaîne les poncifs :

« La frontière est en réalité la condition de la démocratie. C’est elle qui permet de relier la décision collective et la responsabilité. […] C’est la frontière qui met l’étranger voulant vivre dans un autre pays devant le choix de s’intégrer ou d’être privé de droits politiques. Elle est une séparation entre l’intérieur et l’extérieur, séparation sans laquelle aucune organisation, et je rappelle qu’un Etat est une organisation, ne saurait – tout comme tout être vivant – exister. Même les protozoaires ont une membrane qui les isole de leur environnement. Une frontière doit donc jouer le rôle d’un filtre laissant passer certaines choses, et bloquant certaines autres. Aussi, la question des frontières pose celle du protectionnisme. »

A l’appui de son propos, Sapir cite le livre Eloge des frontières de Régis Debray, qu’il analyse comme suit : « On voit que le propos est large. Il faut en tenir compte. Sans l’existence de frontières la distinction entre l’invitant et l’invité cesserait d’exister. » Notons qu’on retrouve une analyse très similaire dans le livre Nos Limites écrit par les anciens Veilleurs Gaultier Bès, Marianne Durano et Axel Nørgaard Rokvam. Vous pensiez que les frontières étaient la cause des drames en Méditerranée et ailleurs ? Que nenni ! Au contraire, c’est grâce à elles qu’on peut accueillir les réfugiés : « Dès lors [sans les frontières, ndlr] ne pourrait plus être pensée l’obligation morale qu’il y a à accueillir un étranger poursuivi par un pouvoir tyrannique sur son sol natal, obligation qui – il faut le rappeler – existe dans la déclaration des Droits de l’Homme et dans le préambule de la Constitution en France. » C’est aussi elles qui permettent l’internationalisme (décidément, que de vertus cachées !) : « C’est l’existence de frontières, parce qu’elle permet l’existence de nations, qui permet l’internationalisme et non, comme le confondent beaucoup aujourd’hui, un a-nationalisme, une généralisation du statut d’apatride pour tous. » On reconnaîtra ici en creux une rhétorique très inspirée de l’extrême droite. Sapir poursuit : « Mais, parler de frontière est une autre manière de parler de la souveraineté. » Et se contredit : « C’est donc une notion [la souveraineté, ndlr] qui s’enracine profondément dans une vision de gauche de la société. […] De ce point de vue, et contrairement à ce que d’aucuns écrivent, il n’existe pas de souverainisme « de gauche » ou « de droite ». » Alors, de gauche ou de droite les notions de souveraineté et de souverainisme ? Une chose est sûre : « Il existe des opinions, de droite ou de gauche, tenues par des souverainistes. Mais, l’ensemble des « anti-souverainistes » sont en réalité des gens que l’on peut qualifier comme « de droite » car ils se prononcent contre les bases mêmes de la démocratie. » Anarchistes, sociaux-démocrates, ultra-libéraux, même combat ? Qu’on se rassure cependant : « le retour des Nations n’implique nullement celui du nationalisme et du bellicisme. » Ouf !

Source : russeurope.hypotheses.org/4402

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Jacques Sapir donne une conférence pour les catholiques de Liberté Politique

Ce mercredi soir, Jacques Sapir donne une conférence à l’invitation de la Fondation de Service Politique qui anime la revue Liberté Politique. Cette association fondée en 1992 est liée à Ichtus, elle-même héritière elle de la Cité catholique (tout comme Civitas) fondée par le maurassien et vichyste Jean Ousset. Son président, François Billot de Lochner, dirige également France Audace, un collectif qui ambitionne de fédérer les associations catholiques de France et qui était présent à « Jour de Colère ». Parmi les « personnalités amies » qui soutiennent cette fondation qui bien entendu s’est opposée au mariage pour tous, on reconnaît les noms de plusieurs patrons dont François Michelin ou Robert Halley (président d’honneur de Carrefour), mais aussi des intellectuels, des ecclésiastiques, des élus (Jean-Frédéric Poisson, Jean-Marc Nesme, Xavier Breton, Hervé Mariton, Christian Vanneste, Véronique Besse, Dominique Souchet), des journalistes (Gérard Leclerc, Philippe Oswald) ainsi que, parmi les « acteurs associatifs », Tugdual Derville, porte-parole de la Manif pour Tous. La conférence de Sapir se tient à l’Espace Georges Bernanos, qui dépend de la paroisse parisienne Saint-Louis d’Antin et est un lieu habituel pour ce genre de rendez-vous.

L'annonce de l'événement. (Cliquer pour agrandir)
L’annonce de l’événement. (Cliquer pour agrandir)
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Jean-Marie Harribey critique autant Sapir que Lordon

Jean-Marie Harribey (Attac, Alternatives économiques, Economistes atterrés, Politis, Fondation Copernic) a jugé le 30 août dernier « tardives et donc assez peu crédibles » les « indignations justifiées » qui ont suivi les déclarations de Jacques Sapir relatives à une alliance anti-euro pouvant s’ouvrir jusqu’au FN. En particulier, il propose dans son article publié sur le blog d’Alternatives économiques une critique de l’article de Frédéric Lordon, « Clarté », que nous évoquions précédemment. Harribey y revient sur les origines de ces polémiques animant le champ des économistes dits « hétérodoxes » et s’interroge sur leur responsabilité (Harribey s’inclut dans la critique) dans la confusion actuelle. A propos de Sapir, il note qu’ « On tombe toujours du côté où l’on penche » et relève chez lui une absence « d’analyse de classes » et une « ignorance totale du modèle productif à initier en pensant que le productivisme est reconductible ». A Lordon qui reproche à ceux qu’il appelle les « altereuropéistes » (qualificatif par lequel Harribey se sent visé) d’avoir « ignoré ou oublié la dualité signifiante de la « nation souveraine », l’économiste membre du conseil scientifique d’Attac répond : « Où est la dualité quand Frédéric Lordon théorise l’identité entre nation et souveraineté ? À moins qu’il s’agisse d’une ruse de la dialectique ? Si oui, l’unité des contraires ne suppose-t-elle pas la contradiction entre eux ? » L’article d’Harribey sent aussi la gueule de bois de ceux qui avaient fondé leurs espoirs dans Syriza pour faire bouger les lignes au niveau européen, une illusion largement partagée par l’ensemble de ces économistes issus de l’altermondialisme : « le gouvernement d’Alexis Tsipras s’est bercé d’illusions pendant six mois et n’a préparé aucune voie alternative pour inverser le rapport de force », écrit-il aujourd’hui : « difficile d’y voir clair après la défaite de la Grèce qui est aussi la nôtre ».

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Frédéric Lordon juge « monstrueuse » une possible alliance avec le FN

Face aux déclarations de Jacques Sapir appelant à une alliance anti-euro qui regrouperait jusqu’au FN, celles de Jean-Pierre Chevènement allant dans le même sens ou celles de Nicolas Dupont-Aignan qui le 29 août dernier lors de la soirée de clôture de l’université d’été de Debout la France a « rassembler au-delà des appareils les patriotes de droite, de gauche et d’ailleurs », une des rares voix dissonantes chez les intellectuels souverainistes est celle de Frédéric Lordon. L’économiste a en effet publié sur son blog le 26 août dernier un texte intitulé « Clarté » dans lequel il juge de telles alliances « invraisemblables ». « Le drame politique se noue véritablement quand la confusion n’est plus seulement alimentée par ce qu’on appellera la droite générale – où le PS se trouve évidemment inclus – mais depuis la gauche également, et sous deux formes diamétralement opposées : l’entêtement de la gauche alter-européiste à « changer l’euro », la perdition d’une autre gauche dans la tentation, pour le coup, oui, monstrueuse, de l’alliance avec le Front national », explique l’économiste, qui reproche à Jacques Sapir d’avoir cédé à « une idée despotique » et d’avoir « perdu tout sens de l’histoire », indiquant : « il y a pire que l’égarement : l’égarement pour rien. Car voici la tragique ironie qui guette les dévoyés : le FN, arrivé au pouvoir, ne fera pas la sortie de l’euro. » Et d’en appeler à une sortie de gauche de l’euro, la seule possible selon lui. Pour autant, Lordon ne renonce pas à son antienne : réhabiliter l’idée nationale à gauche, alors même que le chauvinisme est une des sources importantes de la confusion qui règne dans certaines franges de ce camp politique. « Dans ces conditions, la faute intellectuelle de l’alter-européisme est triple : il a manqué à voir la dualité du signifiant « nation souveraine », abandonné à la droite d’en imposer sa lecture, et par cet abandon même trahi son propre legs historique : car en France la nation souveraine naît en 1789, elle se constitue comme universalité citoyenne, elle exprime le désir de l’autonomie politique, désir d’un peuple en corps de se rendre maître de son destin, bref elle est de gauche », explique-t-il. L’économiste, qui continue donc d’affirmer qu’il ne faut pas laisser l’idée nationale à l’extrême droite, n’analyse pour autant pas le retournement de Sapir (que d’ailleurs il fallait être aveugle pour ne pas voir avant août) comme n’étant finalement que la conclusion logique et pratique de son souverainisme. De même, en focalisant sur l’euro (ne fait-il pas à ce sujet du « mono-idéisme » lui aussi ?), il n’explique pas non plus comment une sortie de cette monnaie pour revenir à une monnaie nationale permettrait de combattre efficacement le capitalisme et de mettre fin à ses ravages, dans la mesure où la monnaie, qu’elle qu’elle soit, est un des principaux instruments sur lequel ce dernier repose.

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Michel Onfray soutient Jacques Sapir

Onfray (bis) : le philosophe pseudo-libertaire Michel Onfray a inauguré hier une rubrique hebdomadaire qu’il tiendra désormais sur France Culture, « Le monde selon Michel Onfray ». Dans le premier épisode, consacré à la polémique initiée par Jacques Sapir dans le petit milieu des souverainistes s’agissant d’une éventuelle alliance avec le FN, Onfray explique : « Je crois qu’il ne brouille pas les choses mais il les éclaircit. Ça me paraît extrêmement intéressant de pouvoir changer le schéma habituel, qui est un schéma classique du genre : on a la droite, on a la gauche […]. » Tout en niant penser que la différence entre ces deux courants n’existe plus, Onfray se dit « fidèle » à la « mystique de gauche » qui au 19e siècle a sorti les enfants des mines contre la « gauche triviale qui ne veut pas forcément les idées de gauche mais qui veut le pouvoir ». Pour Onfray, « il y a une gauche et il y a une droite », mais chacune est « coupée en deux ». Selon lui, « ce que propose Jacques Sapir, c’est d’associer une droite et une gauche qui ne s’entendent pas, alors que finalement, une autre droite et une autre gauche s’entendent. C’est-à-dire que quand vous distinguez la droite et la gauche, il faut couper la droite en deux : il y a une droite libérale et une droite antilibérale, et c’est la même chose avec la gauche […]. » Alors que les deux premières s’entendent, les deux secondes n’y parviennent pas « alors que, nous dit Onfray, quand vous regardez dans l’histoire, vous vous apercevez que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon partagent nombre de positions », notamment la défense de Syriza, les positions sur Poutine, l’euro, le libéralisme, la critique de François Hollande, la critique « anti-système » et le souverainisme. Partant de ce constat, Onfray conclut :

« On se dit que peut-être l’idée et bonne – et moi je pense qu’elle est bonne – de fédérer les souverainistes des deux bords. Le problème c’est : est-ce qu’on doit penser ces choses-là en termes de partis – ce que je ne crois pas – ou termes d’électeurs – ce que je crois ? S’il s’agit des partis, évidemment, on voit mal Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon signer des conventions communes ou avoir un candidat commun. Donc je pense qu’il ne faudrait pas tant s’intéresser à des partis qu’à des individus. Et un individu qui serait au-dessus des partis mais qui défendrait un souverainisme et qui serait capable de faire cette synthèse, je pense que cet individu aurait des chances de peser lourd dans une élection présidentielle ».

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Danielle Simmonet (FdG) dénonce Sapir mais cite RT

Danielle Simonnet, conseillère Front de Gauche de Paris, sur twitter le 25 août dernier :

Danielle Simonnet 25082015C’est bien d’expliquer que son programme n’a rien à voir avec celui du Front national. Mais le faire une interview accordée à Russia Today (RT), média russe pro-Poutine, dont le régime est pourtant connu pour ses liens avec l’extrême droite française et européenne avec laquelle RT est spécialement complaisante, n’est-ce pas un peu « Irresponsable » ?

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Jacques Sapir fait un appel du pied au Front national

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, Jacques Sapir est définitivement sorti du bois : alors que comme nous le signalions il y a quelques semaines ses liens avec des franges de la droite souverainiste voire de la droite radicale ne sont pas un mystère, l’économiste, déjà connu pour son compagnonnage avec Nicolas Dupont-Aignan, appelle aujourd’hui de ses vœux à une alliance avec le Front national pour former un « Front de Libération Nationale », tout en continuant à se dire « sans ambiguïté » de gauche. Il a ainsi déclaré (c’est lui qui souligne) sur son blog le 21 août dernier (source : russeurope.hypotheses.org/4225) :

« La présence de Jean-Pierre Chevènement aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan lors de l’Université d’été de Debout la France est l’un des premiers signes dans cette direction. Mais, ce geste – qui honore ces deux hommes politiques – reste insuffisant. A terme, la question des relations avec le Front National, ou avec le parti issu de ce dernier, sera posée. Il faut comprendre que très clairement, l’heure n’est plus au sectarisme et aux interdictions de séjours prononcées par les uns comme par les autres. La question de la virginité politique, question qui semble tellement obséder les gens de gauche, s’apparente à celle de la virginité biologique en cela qu’elle ne se pose qu’une seule fois. Même si, et c’est tout à fait normal, chaque mouvement, chaque parti, entend garder ses spécificités, il faudra un minimum de coordination pour que l’on puisse certes marcher séparément mais frapper ensemble. C’est la condition sine qua non de futurs succès. »

Invité à s’expliquer dans Libération hier, il a précisé sa pensée : « Il faut distinguer le comportement des militants et le discours officiel du FN. Dans ce dernier, voilà plusieurs années que l’on ne relève aucun caractère raciste ou xénophobe. […] Au-delà, on ne peut plus nier que le FN ait changé ces dernières années. […] Et je préfère que les militants du FN lisent Frédéric Lordon, Emmanuel Todd et Jacques Sapir plutôt que les vieux auteurs antisémites du XIXsiècle. […] La question de l’euro va imposer des alliances qui vont transcender la distinction entre gauche et droite. » S’il nie avoir jamais rencontré Marine Le Pen ou des dirigeants du FN, il reconnaît cependant avoir déjà croisé des économistes du parti d’extrême droite dans des colloques et n’exclut pas de répondre à d’éventuelles sollicitations : « Je ne les rencontrerai qu’en cas de demande précise de leur part sur des questions économiques. » (Source : lc.cx/ZubZ)

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Le FN, parti des opprimés ? La preuve par Charles Beigbeder

Non, les ouvriers ne sont pas les seuls à voter FN et le FN n’est pas « le premier parti ouvrier de France ». Qu’importe : ce mythe, développé par le FN suite à un sondage qui en 1995 créditait de 30 % les intentions de vote pour la formation d’extrême droite chez les ouvriers, est aujourd’hui répandu par toute une clique d’intellectuels réactionnaires, qui malheureusement rencontrent des échos à gauche : Laurent Bouvet, Christophe Guilluy, Jacques Sapir ou Emmanuel Todd. Ce dernier expliquait par exemple il y a un an au journal Fakir que le succès du FN reposait sur l’alliance de « deux groupes de parias » : « les milieux populaires d’origine française » qui « sont exclus ou menacés dans leur emploi » et « les cadres du Front national » car « l’extrême droite, dans la tradition française, c’est marginal, à l’inverse de l’Allemagne ». Le même soutient d’ailleurs que « le FN ne parviendra pas au pouvoir, parce que les classes qu’il représente sont trop opprimées » et que « le vote Front national devient un marqueur social, celui des « basses classes », un stigmate moral, et la bourgeoisie, les éduqués se refusent dès lors à voter Front national, ne serait-ce que pour se démarquer ». Ainsi selon Todd, « ne pas voter Front national est devenu un symbole social : « Je n’appartiens pas aux basses classes ». » C’est en effet tout à fait ce qu’a du se dire le grand patron Charles Beigbeder quand il a déclaré sa flamme au FN il y a quelques jours… apportant le preuve par trois qu’en effet, le parti des Le Pen représente les « classes opprimées » et ne saurait être soutenu par la bourgeoisie (ou au moins certaines de ses franges) ni compatible avec le capitalisme.

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Pour Jacques Sapir, Nicolas Dupont-Aignan est de gauche

Dans une conversation Twitter en date du 31 juillet et impliquant le blogueur Gauche de Combat qui bataille contre la cote de popularité dont jouit l’économiste notamment au sein du Front de gauche, Jacques Sapir a fait savoir qu’il considérait que Nicolas Dupont-Aignan était de gauche (cliquer pour agrandir) :

Capture d'écran Gauche de Combat. Merci à lui.
Capture d’écran Gauche de Combat. Merci à lui.
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Nicolas Dupont-Aignan et le « 4e Reich »

Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul à oser les métaphores historiques douteuses. Nicolas Dupont-Aignan a lui carrément comparé sur Twitter la politique du gouvernement allemand à celle d’un 4e Reich :

2015-07-17_NDA_GrèceIl a par la suite tenté de se justifier maladroitement, en expliquant trois jours plus tard sur France 2 que « personne n’a compris ma formulation parce que ‘Reich’ en allemand, ça ne veut pas dire ‘régime hitlérien’, pas du tout, ça veut dire ’empire’. Il y a le 1er Reich, le 2e Reich. Même la République de Weimar s’est appelée ‘Reich’. […] J’ai volontairement, de manière un peu provocatrice c’est vrai, employé ce mot car je crois, en tant que gaulliste, à l’amitié franco-allemande. » Toujours le 12 juillet, il a retweeté une brillante analyse de son économiste préféré comparant la situation actuelle à celle qui prévalait en Europe à la veille du déclenchement de la Première guerre mondiale :

2015-07-17_NDA_Sapir_Grèce

Décidément, l’Allemagne et les deux guerres mondiales sont une obsession chez les souverainistes !

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