Jean-Luc Mélenchon

Ancien cadre du Parti socialiste (PS), aujourd’hui porte-parole du Parti de Gauche (membre du Front de Gauche). Défenseur d’une gauche nationaliste, Jean-Luc Mélenchon ne manque pas de contradictions : à la fois productiviste et « écologiste », nationaliste et « solidaire » des autres peuples (mais défenseur de la politique chinoise au Tibet), il n’hésite pas non plus à emprunter à l’extrême droite une partie de son vocabulaire, tel le terme de « banksters », remis au goût du jour par Jean-Marie Le Pen.

Ruffin et Lordon, une Nuit à dormir Debout

Nuit Debout nous donne l’occasion de publier, en partenariat avec plusieurs autres groupes et sites antifascistes, un dossier qui se veut aussi exhaustif que possible sur la galaxie citoyenniste, ses réseaux et ses errements idéologiques. Vous trouverez ci-dessous son sommaire avec des liens cliquables afin de naviguer à l’intérieur aussi aisément que possible. Fruit d’un … Continuer la lecture Ruffin et Lordon, une Nuit à dormir Debout

Jean-Luc mélenchon contre le « communautarisme »

Jean-Luc Mélenchon, pour défendre Clémentine Autain dans le cadre de la polémique à propos du meeting du 11 décembre, a fait cette sortie douteuse trois jours plus tard (cliquer pour agrandir) :

2015-12-26_mélenchon_communautarisme

 

Questions : qui donc Jean-Luc Mélenchon désigne-t-il avec ce terme stigmatisant de « communautariste » ? N’a-t-on pas l’impression à le lire de se trouver sur un certain site géré par un écrivaillon et animateur télé raté, connu pour son antisémitisme pathologique ?  Le leader du Parti de gauche pense-t-il vraiment pouvoir lutter contre le racisme et défendre les droits des Palestiniens efficacement en tenant ce genre de propos, et être crédible quand il dénonce les accusations d’antisémitisme abusives ? S’agissant de ces deux derniers points, on peut en douter puisque certains des plus droitiers défenseurs de la politique israélienne en Palestine, tel le site Europe-Israël, ont sauté sur l’occasion pour tenter d’assimiler une nouvelle fois défense des droits des Palestiniens et antisémitisme.

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Jean-Luc Mélenchon, défenseur des « classes moyennes »

2015-11-02_mélenchon_impôtsExtrait du dialogue entre Jean-Luc Mélenchon et les journalistes du « Grand Jury » hier sur RTL (écouter à partir de 21min17) :

JLM : Ce système d’impôt est devenu aussi archaïque, aussi injuste que l’était l’impôt d’Ancien Régime. C’est-à-dire qu’un nombre de gens très limité paye les impôts pour tout le monde. Les très riches en payent moins que les autres, et ceux qui sont les moins munis n’en payent plus du tout, si bien qu’on fait tout peser sur la classe moyenne. C’est absurde.

Journaliste : La classe moyenne paye trop d’impôts en France ?

JLM : Ce n’est pas qu’elle paye trop d’impôts en France, elle paye tous les impôts.

Journaliste : C’est ce qu’elle estime, en tout cas.

JLM : Mais, elle a bien raison ! Parce que c’est la vérité ! Elle porte tout le poids sur son dos.

Rappelons que Mélenchon propose de généraliser l’impôt sous forme d’un impôt progressif auquel contribueraient aussi les plus pauvres. Il y a quelques semaines, il déclarait déjà : « Tout le monde doit contribuer. On annonce une baisse d’impôts pour faire sortir un certain nombre de gens de l’impôt sur le revenu. Moi je suis pour que tout le monde paie. Je vous le dis franchement, tout le monde doit contribuer, évidemment à proportion. Tout le monde, parce qu’il y a une dignité civique à contribuer à l’effort collectif, ne fût-ce que 10 euros. » Allez les gueux, au boulot !

Notons que s’agissant des évadés fiscaux, Mélenchon a péroré, toujours à l’antenne du « Grand Jury » : « s’ils sont Français, où qu’ils aillent, même en Enfer, nous les retrouverons », proposant de prendre modèle que les Etats-Unis qui font payer à leurs ressortissants la différence de ce qu’ils auraient payé en restant sur place. Et Mélenchon de se féliciter : « Et figurez-vous que les Etats-Unis d’Amérique n’y vont pas de main morte. […] dans les banques […], on demande à certains employés de faire des recherches sur les comptes qui sont ouverts chez eux pour repérer le degré d’américanitude de certains contribuables. Alors nous les Français on ne serait pas capable de faire ça ? » Outre que Mélenchon, qui ne cesse de nous parler de la nation, devrait savoir qu’on a ou pas la nationalité française mais qu’il n’y a pas de demi-mesure en la matière, cette référence à un modèle racialisant (le Parti de Gauche envisage-t-il sérieusement de mesurer un « degré de francitude » pour collecter l’impôt ?) est tout de même très inquiétante.

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La dernière de Jean-Luc Mélenchon

Mélenchon, encore, sur la crise migratoire, il y a deux jours : « Après avoir transformé la Grèce en protectorat, le gouvernement allemand veut désormais punir les États européens qui ne se plient pas à ses exigences. » Question : ces États européens que Mélenchon prétend défendre incluent-ils ceux qui mènent des politiques directement inspirés de l’extrême droite comme celui de Viktor Orban en Hongrie ?

Source : jean-luc-melenchon.fr/2015/09/15/migrants-leurope-allemande-dicte-ses-ordres/

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L’ami anthroposophe de Jean-Luc Mélenchon

Le quotidien Le Progrès nous informe que « Jean-Luc Mélenchon est arrivé mercredi soir dans le Jura pour y suivre la campagne de vendanges 2015 chez son ami Claude Buchot, viticulteur bio à Maynal. » Or, le blog Alors ça pousse, qui est favorable à ce genre de pratiques et qui vend les produits de Claude Buchot, nous apprend que cet agriculteur est un adepte des pratiques anthroposophiques promues notamment par Pierre Rabhi, et qui se traduit en agriculture par la pratique de la biodynamie, une forme d’agriculture biologique reposant sur les préceptes totalement irrationnels développés par Rudolf Steiner, le fondateur de ce mouvement. Par ailleurs, selon Le Progrès, « le fondateur du Parti de Gauche tourne un film pour promouvoir le vin comme objet de culture et de civilisation. » Voir (cliquer pour agrandir) :2015-09-11_mélenchon_vendanges 2015-09-11_mélenchon_vendanges2

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Jean-Luc Mélenchon : « Nous préférons la France à tout autre chose »

Dimanche dernier, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de « C Politique » sur France 5. A propos de la crise des migrants, il a déclaré que s’il fallait les accueillir, on ne pourrait le faire sur la durée :

« Les gens nous devons les accueillir pour la raison qu’il n’y a aucune autre solution rationnelle […]. On ne peut faire autrement que notre devoir humain […]. Et j’adjure que tout le monde comprenne que la loi du cœur est la bonne dans ce cas. Mais après comme responsable politique, on ne doit pas se moquer des gens. Cette année, le gouvernement allemand dit qu’il va accueillir 800 000 réfugiés. Supposons qu’il le fasse réellement […]. Et l’année suivante ? Accueilleront-ils 800 000 personnes de plus ? Et l’année d’après ? Ce n’est pas sérieux. Nous ne pouvons pas faire face à la situation avec de telles méthodes. Il faut donc dissuader les gens de partir en leur donnant des raisons de rester. C’est à dire qu’il faut que nous assumions nos responsabilités. C’est l’Europe avec les Etats-Unis qui ont déclenché la guerre d’Irak qui a déclenché une pagaille gigantesque. C’est l’Europe qui a entretenu les troubles d’opposition qui ont emmené la guerre en Syrie. […] Par conséquent, il faut maintenant arrêter cette politique-là, traiter les causes, parce que nous ne seront pas capables d’accueillir des vagues humaines de cette ampleur. […] Ce qui sont là, nous ne les rejetterons pas à la mer. Mais il est urgent d’arrêter l’hémorragie qui fait que ces gens sont obligés de partir. Donc débrouillons-nous pour faire la paix en Syrie. »

Et d’en appeler pour ce faire à rouvrir des discussions avec Bachar Al-Assad, à l’instar de ce que fait Poutine, en vue d’imposer un « gouvernement d’union nationale » qui réunirait, si on le suit, des partisans de Bachar et « tous les démocrates de ce pays ». Et qui devrait imposer un tel gouvernement ? « Nous puissances occidentales ». Colonialisme, quand tu nous tiens… Par ailleurs, sur la question de l’Europe et de l’euro, le leader du Parti de gauche a déclaré : « Nous préférons la France à tout autre chose, et le diable l’emporte qui n’est pas avec nous. La France, notre indépendance, notre liberté, la démocratie. Ce sont des valeurs fondamentales de l’Europe, elles ont disparu du rêve européen. » Enfin, à la question de savoir qui était le plus à même de battre Marine Le Pen, il a modestement répondu : « Moi, parce que je suis ce qui est le plus le contraire. Et par conséquent, c’est ce qui est le plus respectueux de l’intelligence des Français. » Et comme conseil de lecture pour la rentrée, le livre de Jean-Christophe Cambadélis (PS) : « Celui de Camba est intéressant et bien écrit. Évidemment je suis en désaccord complet, mais je pense que ça vaut la peine pour bien comprendre le parti socialiste d’aller lire le dernier des Mohicans, le dernier qui croit à la social-démocratie. » Voir quelques tweets de Jean-Luc Mélenchon pendant cette émission (cliquer pour agrandir) :

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Michel Onfray soutient Jacques Sapir

Onfray (bis) : le philosophe pseudo-libertaire Michel Onfray a inauguré hier une rubrique hebdomadaire qu’il tiendra désormais sur France Culture, « Le monde selon Michel Onfray ». Dans le premier épisode, consacré à la polémique initiée par Jacques Sapir dans le petit milieu des souverainistes s’agissant d’une éventuelle alliance avec le FN, Onfray explique : « Je crois qu’il ne brouille pas les choses mais il les éclaircit. Ça me paraît extrêmement intéressant de pouvoir changer le schéma habituel, qui est un schéma classique du genre : on a la droite, on a la gauche […]. » Tout en niant penser que la différence entre ces deux courants n’existe plus, Onfray se dit « fidèle » à la « mystique de gauche » qui au 19e siècle a sorti les enfants des mines contre la « gauche triviale qui ne veut pas forcément les idées de gauche mais qui veut le pouvoir ». Pour Onfray, « il y a une gauche et il y a une droite », mais chacune est « coupée en deux ». Selon lui, « ce que propose Jacques Sapir, c’est d’associer une droite et une gauche qui ne s’entendent pas, alors que finalement, une autre droite et une autre gauche s’entendent. C’est-à-dire que quand vous distinguez la droite et la gauche, il faut couper la droite en deux : il y a une droite libérale et une droite antilibérale, et c’est la même chose avec la gauche […]. » Alors que les deux premières s’entendent, les deux secondes n’y parviennent pas « alors que, nous dit Onfray, quand vous regardez dans l’histoire, vous vous apercevez que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon partagent nombre de positions », notamment la défense de Syriza, les positions sur Poutine, l’euro, le libéralisme, la critique de François Hollande, la critique « anti-système » et le souverainisme. Partant de ce constat, Onfray conclut :

« On se dit que peut-être l’idée et bonne – et moi je pense qu’elle est bonne – de fédérer les souverainistes des deux bords. Le problème c’est : est-ce qu’on doit penser ces choses-là en termes de partis – ce que je ne crois pas – ou termes d’électeurs – ce que je crois ? S’il s’agit des partis, évidemment, on voit mal Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon signer des conventions communes ou avoir un candidat commun. Donc je pense qu’il ne faudrait pas tant s’intéresser à des partis qu’à des individus. Et un individu qui serait au-dessus des partis mais qui défendrait un souverainisme et qui serait capable de faire cette synthèse, je pense que cet individu aurait des chances de peser lourd dans une élection présidentielle ».

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Les derniers soutiens d’Alexis Tsipras

Photomontage circulant sur les réseaux sociaux : "Pour la première fois, la gauche frappe et gaze."
Photomontage circulant sur les réseaux sociaux : « Pour la première fois, la gauche frappe et gaze. »

Alors qu’Alexis Tsipras a fait voter son mémorandum avec le soutien de l’opposition de droite, alors qu’il a du coup perdu le soutien d’une bonne partie de son propre parti (voir aussi ici) et alors que manifestations et émeutes se multiplient en Grèce contre ces nouvelles mesures d’austérité et font l’objet d’une forte répression, le premier ministre grec peut toujours compter sur ses soutiens à l’étranger, que ce soit en France Pierre Laurent ou Jean-Luc Mélenchon ou en Espagne le leader de Podemos, Pablo Iglesias. « C’est triste, mais c’est la seule chose qu’il pouvait faire », a déclaré ce dernier, précisant : « La politique est abjecte. […] Ce qui s’est passé en Grèce, c’est la vérité du pouvoir. » Et d’affirmer : « mais c’était une situation limite : soit l’accord, soit une sortie de l’euro […] d’une certaine manière le gouvernement [grec] a gagné en stabilité » Quant à Jean-Luc Mélenchon, interrogé par la télévision associative Télé Bocal sur le non respect de ses promesses par Tsipras, il a eu cette réponse très énervée : « Et toi par exemple, est-ce que tu n’es pas un menteur dans ta vie privée ? Tu n’as jamais menti à personne ? Tu n’a jamais menti à aucune femme ? […] Ce n’est pas un politique « qui a décidé que » comme tous les autres, c’est un homme qui est tout seul face à dix-huit personnes. » Enfin, Pierre Laurent, le porte-parole du PCF, trouve lui que « si un accord est signé, c’est grâce au courage du Premier Ministre grec. Pour la première fois, un chef de gouvernement a osé affronter les puissances dominantes qui pensent que tout leur est permis en Europe. Le soutien de son peuple n’a cessé de grandir depuis janvier pour cette raison. » De son côté, le ministre de l’économie démissionnaire Yanis Varoufákis a été invité par Arnaud Montebourg et ses amis à leur Fête de la Rose.

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Jean-Luc Mélenchon compare le gouvernement Merkel au régime nazi

Jean-Luc Mélenchon vient encore de faire une comparaison historique osée :

2015-07-16_mélenchon_gvtallemandComme on s’en doute, il fait ici référence à trois événements : les deux conflits mondiaux qui ont ensanglanté l’Europe au 20e siècle et la crise actuelle. Outre l’anachronisme de la chose, faut-il lui rappeler que s’agissant de la Première guerre mondiale, on peut considérer tous les États belligérants comme étant co-responsables du déclenchement du conflit et de son enlisement ? Quant à la Seconde guerre mondiale, si la responsabilité du régime nazi est en effet écrasante, faut-il pour autant rappeler qu’entre 1933 et 1939, les gouvernements français et britannique ont plus souvent qu’à leur tour fait preuve d’une complaisance coupable envers le dictateur, abandonnant au passage à son sort la révolution espagnole ? Quant à la crise actuelle, outre qu’elle n’a rien à voir avec un conflit armé et que dresser un parallèle entre les deux est même assez odieux car cela revient notamment à relativiser la gravité des crimes nazis, faut-il encore souligner que toutes les bourgeoisies nationales européennes (pour rester dans le cadre de ce continent) en sont co-responsables, qu’elles soient allemande, française ou grecque ? Mélenchon multiplie en ce moment les références au régime nazi quand il évoque le gouvernement d’Angela Merkel. Il a beau tenter de se rattraper ensuite en précisant que tout cela «n’a rien de comparable à la deuxième Guerre mondiale», et qu’«on ne parle pas de la même idéologie», le mal est fait.

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