Le Monde diplomatique

A lire sur Mondialisme.org : « Idéologues et militants du social-chauvinisme »

A lire sur Mondialisme.org, un long dossier de Ni Patrie Ni Frontières qui revient sur l’histoire et l’actualité du social-chauvinisme et dresse un panorama de ses idéologues et militants. Voici sa présentation :

« Le « social-chauvinisme » est une vieille expression polémique utilisée durant la Première Guerre mondiale par les socialistes marxistes internationalistes (Lénine, Luxembourg, etc.) pour dénoncer les sociaux-démocrates qui soutenaient leurs bourgeoisies nationales respectives en usant d’une phraséologie pseudo-radicale… Aujourd’hui on retrouve le même type d’arguments sociaux-patriotes chez :

– des intellectuels (Todd, Lordon, Michéa, Ariès , les équipes du « Monde diplomatique » et de « Politis », à gauche mais aussi les mêmes arguments nationalistes chez des républicains de droite, Taguieff, Finkielkraut, etc.)

– et des organisations (ATTAC, PCF, Parti de Gauche, MPEP, etc.).

Les membres de cette mouvance :

– critiquent « l’oligarchie » (vieux concept d’extrême droite), la dictature de la finance et la Bourse (idem) ;

– ils prônent un capitalisme industriel, productif, national et un Etat fort menant une politique keynésienne d’indépendance nationale, sans oublier, bien sûr, la défense des PME « bien de chez nous ».

Pour ce faire, ils s’affublent d’un masque critique, anticapitaliste ou altermondialiste, toujours chauvin.

Démystifier ces discours et ces organisations est essentiel dans une période où la compétition économique entre les Etats européens ne fait qu’attiser les régionalismes, les nationalismes, et la xénophobie sous toutes ses formes. »

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Le Monde diplomatique publie un article d’Annie Lacroix-Riz

Dans son numéro de juillet, Le Monde diplomatique a publié un court article d’Annie Lacroix-Riz intitulé « Troublante indulgence envers la collaboration » et dénonçant l’exposition « La Collaboration (1940-1945) », présentée aux Archives nationales comme présentant des aspects visant à réhabiliter Vichy, ainsi que plusieurs ouvrages présentant le même biais. Osant se revendiquer de l’héritage de Robert Paxton, l’historienne stalinienne n’a pu s’empêcher d’y procéder à des raccourcis tels que celui-ci : « Elle fait silence sur les origines de Vichy, le complot contre la République et la débâcle mitonnés depuis 1924, notamment avec la création de la première vague des ligues fascistes, et ne dit presque rien des élites ». Or, si Vichy trouve très certainement une partie de ses origines (pas toutes) dans les ligues fascistes mais aussi dans les écrits de Georges Valois, qui a justement théorisé l’idée de « Révolution nationale » en 1924, en faire une sorte de complot remontant aussi loin dans le temps, soit presque dix ans avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir, est très exagéré. En particulier, que des groupes aient voulu dans les années 1920 et 1930 la chute de la République ne fait aucun doute. Mais en déduire qu’ils auraient mis en place dès 1924 une conspiration en vue de provoquer la débâcle relève du fantasme. Ce faisant, Annie Lacroix-Riz reste fidèle à elle-même, mais il est toujours étonnant de voir un journal de la qualité du Monde diplomatique continuer à lui accorder du crédit.

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Une critique du dossier du Monde diplomatique sur le conspirationnisme

Conspiracy Watch propose une critique du dossier du Monde diplomatique de ce mois consacré au conspirationnisme, ouvert par un article de l’économiste Frédéric Lordon.  L’Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot souligne en particulier les limites d’une critique qui épargne son propre camp s’agissant du Diplo et, s’agissant de Lordon, de celles d’une critique faisant du conspirationnisme une sorte de mode de défense maladroit du « peuple » contre les « dominants », à voir comme un « symptôme de la dépossession politique et de la confiscation du débat public ». Problème : nombre de dominants usent eux-même dans leurs discours de théories du complot. Comme le souligne Conspiracy Watch, « les exemples sont légion de « dominants » qui usent précisément du conspirationnisme à des fins de confiscation du pouvoir. C’est là le point aveugle de la réflexion de F. Lordon. A aucun moment il n’interroge la propension des régimes autoritaires et des démagogues à se servir de la théorie du complot comme d’un alibi politique en même temps que d’un redoutable instrument de violence symbolique. » Sur le même sujet, on peut aussi relire la critique faite par le collectif Luftmenschen à l’article de Frédéric Lordon, suite à sa première publication en 2012.

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Alain Gresh donne une conférence sur le Yémen à l’invitation d’un collectif douteux

Hamrouni et Gashgavhi à Téhéran lors des cérémonies du 36e anniversaire de la révolution islamique.
Hamrouni et Ghashgavhi à Téhéran lors des cérémonies du 36e anniversaire de la révolution islamique. (Cliquer pour agrandir)

Demain soir, Alain Gresh, journaliste au Monde diplomatique, donnera une conférence sur la situation au Yémen au Palais des Congrès de Montreuil, à l’initiative du Collectif Français Pour La Liberté des Peuples. La conférence sera animée par le principal porte-voix de ce collectif, Sayeed Imededdin Hamrouni, un Tunisien chiite proche du régime iranien qui pense que la révolution iranienne aurait dû être un modèle pour la révolution tunisienne. Il intervient régulièrement dans des médias iraniens comme l’Irib ou l’Iranian Quran News Agency (Iqna) et a par exemple participé aux cérémonies célébrant le 36e anniversaire de la révolution islamique tant en France qu’en Iran. Sur Facebook, il est entre-autres ami avec Gilles Munier et Jacob de Meknés (autre nom de Jacob Cohen), et pose en compagnie du quenellier iranien Haméd Ghashghavi. Le Collectif Français Pour La Liberté des Peuples est aussi activement soutenu par la négationniste et kadhafiste Ginette Skandrani, et relayé par le Cercle des Volontaires ainsi que par des groupes Facebook favorables à Bachar Al-Assad. En 2007, Alain Gresh avait accordé une interview au Centre Zahra, une officine chiite liée au régime iranien et dont le fondateur Yahia Gouasmi préside depuis 2009 le Parti antisioniste. Surtout, il avait fait polémique en 2009 en recensant positivement l’ouvrage de Paul-Eric Blanrue Sarkozy, Israël et les Juifs. Mise à jour, 23h51 : Alain Gresh nous indique par mail que cette conférence n’aura pas lieu. Dont acte.gresh_skandrani

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