Les Républicains

Calais : CGT Dockers, commerçants, Alliance Police, élus LR et PS unis contre les migrants

© Simond Colaone via France 3
© Simond Colaone via France 3

Dimanche, un rassemblement suivi d’une manifestation a rassemblé de 1000 à 2000 personnes Calais. En dépit du caractère auto-proclamé « apolitique » de l’événement, qui avait pour mot d’ordre « Mon port est beau, ma ville est belle », personne n’est dupe quant à sa signification politique, puisqu’il s’agit d’une réaction à l’occupation du port et d’un ferry la veille par des migrants et leurs soutiens. Si parmi les organisateurs, on n’est pas surpris de retrouver les traditionnelles organisations droitières : Agir ensemble pour sauver le port de Calais (commerçants), Fédération maritime (association patronale), mais aussi selon La Voix du Nord et plusieurs autres médias le syndicat de police Alliance, des CRS et plusieurs entreprises, force est cependant de souligner la présence des fédérations nationales CGT Dockers et Port de Calais. Côté élus, on a pu apercevoir Natacha Bouchart (mairesse LR de Calais), mais aussi le député Yann Capet (PS), le maire de Oye-Plage Olivier Majewicz (PS) ou encore le maire de Sangatte, Guy Allemand (sans étiquette). De son côté, l’extrême droite locale prévoit de manifester le 31 janvier.2016-01-27_commercantscalais2

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Revue de presse droite/extrême droite/FN

On le sait, le FN n’a finalement réussi a conquérir aucune région, malgré de bons scores qui lui ont permis d’avoir des élus dans plusieurs conseils régionaux dont il était jusque là absent, y compris l’Ile-de-France. Parmi les faits notables, soulignons les excellents scores qu’il a réalisé, y compris en progressant encore dans les mairies qu’il dirige (même si ces scores sont a relativiser car en tenant compte du total des inscrits, il a en réalité reculé), ou le soutien que Marion Maréchal-Le Pen a reçu de Sarah Palin, leader du Tea Party américain et ancienne candidate républicaine à la vice-présidence des Etats-Unis. Signe que le FN continue d’entretenir des liens avec des franges des plus radicales, cette conférence organisée à son sujet début décembre par le PS qui a été perturbée par des militants de l’Action française. Toujours à propos du FN, notons la décision de Robert Ménard de créer à Béziers une « garde biterroise », sorte de milice supplétive des forces de l’ordre, ou les moqueries ironiques de Florian Philippot se moquant du PS qui court après son programme :

2015-12-24_philippot_nationalitéNotons qu’en Ile-de-France, même la droite représentée par Valérie Pécresse, qui a remporté les élections, n’a pas hésité à draguer des proches de La Manif pour Tous, inscrivant sur sa liste des membres du Parti chrétien démocrate de Christine Boutin. La Manif pour Tous lui a en retour explicitement apporté son soutien, et Pécresse a participé à un meeting parisien de l’organisation en compagnie de Nicolas Dupont-Aignan et de Walleyrand de Saint-Just (FN) le 28 novembre dernier. Du côté de l’extrême droite radicale, toujours mobilisée contre les migrants, notons la présence du Mas (Mouvement d’Action sociale) à la dernière manifestation des Calaisiens en colère.

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Christian Estrosi, opposant au FN ?

2015-12-11_estrosi_fnDu PS qui se retire fasse à lui pour faire barrage à Marion Maréchal-Le Pen en passant par différents médias, on nous présente aujourd’hui Christian Estrosi, candidat LR en Provence-Alpes-Côte d’Azur, comme une alternative crédible à l’extrême droite, alors que le FN est aux portes du pouvoir dans cette région. Pourtant, si Estrosi n’est pas au FN, il en partage un certain nombre d’idées. Rappelons quelques uns de ses faits d’armes : en 1991, l’actuel maire de Nice a déposé un projet de loi pour rétablir la peine de mort suite à un fait divers sordide. En 1998, il a voté contre le Pacs avant d’admettre avoir commis éune grave erreur de jugement », ce qui ne l’empêche pas de s’abstenir lors du vote du projet de loi sur le mariage pour tous. En 2008, il a préconisé d’appliquer un droit du sol strict à Mayotte, pour contrer les demandes de naturalisations émanant de personnes ayant migré depuis les Comores et fantasmant une invasion possible de cette île par l’archipel, dans le cadre du conflit territorial qui l’oppose à la France. Au menu de sa gestion sécuritaire de la mairie niçoise, l’édiction ces dernières années d’arrêtés anti-SDF, anti Rroms et même anti-drapeaux étrangers. En revanche, Michel Onfray et Eric Zemmour sont les bienvenus à l’opéra municipal. S’agissant du FN, Estrosi n’a pas toujours été gêné de le fréquenter et le parti d’extrême droite aime ressortir régulièrement de vieilles photos pour le rappeler. Dans les années 1980, il a ainsi participé à une manifestation commune d’élus RPR et FN au moment de la crise de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, avant de déclarer par la suite avoir été piégé par le déploiement de la banderole du parti frontiste. Et il y a deux jours, c’est le patriarche du clan Le Pen qui publiait sur Twitter une photo du jeune Estrosi en sa compagnie. Soulignons d’ailleurs qu’en 1998, l’actuel maire de Nice était partisan d’une alliance avec le FN pour gouverner la région Paca. Qu’il se présente aujourd’hui comme « un combattant de la première heure » contre le FN prête donc à rire…

Le-FN-ressort-une-photo-de-Christian-Estrosi-sous-une-banderole-du-Front-national

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Meeting de La Manif pour Tous à Toulouse vendredi 20 novembre

Photo France 3
Photo France 3

Vendredi à Toulouse, La Manif pour Tous a organisé un meeting qui a réunit des élus de droite et d’extrême droite, dont Louis Aliot (FN), Dominique Reynié (LR-UDI, qui a été hué), Damien Lempereur (DLF), Jean-Claude Martinez (candidat divers extrême droite). Tous ont participé à une séance de questions/réponses d’une vingtaine de minutes animée par le rédacteur en chef du service politique de Valeurs actuelles, Geoffroy Lejeune. Virginie Tellenne dite Frigide Barjot était dans la salle. Ce meeting faisait partie d’une série de rencontres organisées dans plusieurs villes en vue de peser sur le débat des régionales. Ainsi, quelques jours avant, à Marseille, Marion Maréchal-Le Pen y a annoncé sa volonté de supprimer les subventions d’un certain nombre d’associations, dont le Planning familial, si elle était élue. Des organisations LGBT ont organisé une contre-manifestation.

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La Cocarde étudiante, syndicat étudiant de droite souverainiste

Logo martial pour le nouveau syndicat, qui n'est pas sans rappeler celui de la Bac du 92.
Logo martial pour le nouveau syndicat, qui n’est pas sans rappeler celui de la Bac du 92.

La Cocarde étudiante, syndicat étudiant souverainiste fondé en mai dernier, fait sa rentrée. Ses membres se définissent comme « souverainistes et profondément gaullistes » et la nouvelle organisation se veut un « rassemblement indépendant de tous les étudiants patriotes aspirant à la liberté ». Elle regroupe selon les dires de ses responsables 200 étudiants parmi lesquels de nombreux sympathisants des Républicains, du FN et de Debout la France (DLF), et table sur 400 d’ici à fin septembre. Il compte seize sections, dont cinq à Paris. Fondé par d’ex-militants de l’Uni, il est présidé par Maxime Duvauchelle, son président – un ancien de l’Uni et de l’UMP version Droite populaire (courant de l’UMP proche de la droite radicale) et proche de militants FN, dont Kelly Betesh, responsable du syndicat à l’université Paris-Descartes. Les deux avaient d’ailleurs réveillonné ensemble au Nouvel An dernier, tandis que de Florian Philippot avait fait un pasage éclair à la soirée. Interrogé par le journal La Croix, Alexandre Loubet, le tout nouveau président de Debout les jeunes, proche de Dupont-Aignan, se réjouit de l’initiative : « A priori, nous ne pouvons qu’encourager la création d’un syndicat étudiant souverainiste », explique celui qui attend de savoir « quelles sont les propositions concrètes de La Cocarde étudiante ». Et que ce soit chez les Républicains ou DLF, les proximités avec le FN ne dérangent pas vraiment : « Cela ne nous pose pas de problème qu’il y ait des adhérents du FN, mais l’organisation doit rester indépendante et nous prendrions nos distances si elle s’en rapprochait trop », ajoute Alexandre Loubet. Des encouragements partagés au FN, toujours selon La Croix : « On n’est pas là pour bloquer la création d’une structure souverainiste et patriote, bien au contraire, s’est contenté d’avancer Gaëtan Dussausaye. Le directeur du Front national de la jeunesse est persuadé quavec les nouvelles générations « tous les souverainistes et patriotes pourront effectuer un travail collectif sur leurs sujets communs. » Florian Philippot aussi a apprécié :2015-09-05_Philippot_CocardeLe syndicat ne fonctionne selon les dires de son président que sur ses cotisations, ainsi que sur « des dons privés ». Ses propositions sont proches de celles de l’Uni et affirment une claire ligne libérale, quoiqu’il s’en défende :  sélection à l’entrée à l’université, accroissement de l’autonomie des universités (un modèle pourtant en partie promu aussi par les instances européennes), hausse du numerus clausus en médecine et augmentation du budget de la recherche, combat contre « l’égalistarisme » que prôneraient selon lui les institutions européennes, entre autres. Et à côté de De Gaulle, le syndicat cite aussi Eric Zemmour comme figure intellectuelle de référence. Parallèlement, alors que le FN, qui a créé un « collectif Marianne » à destination de la jeunesse n’avait plus tenté de monter un syndicat depuis très longtemps, un groupe d’étudiants marinistes essaie en ce moment de se faire reconnaître à Sciences-Po Paris, toujours selon La Croix.

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Nadine Morano invoque les deux guerres mondiales pour dénigrer les migrants

La haine anti-migrants ne semble plus connaître de limites à droite et à l’extrême droite, où on mobilise une batterie d’arguments tous les plus absurdes les uns que les autres pour cracher sur ces populations pourtant particulièrement vulnérables. Dernière en date : Nadine Morano, qui contre l’argument mettant en avant le fait que bien des migrants fuient des zones de guerres (guerres dans lesquelles la France est bien souvent loin d’être étrangère), estime que « c’est trop facile » : « Heureusement que nous n’avons pas fait pareil, nous, en 1939-1945 ou en 1914! Nous avons tous des aïeux qui reposent dans la terre de France, qui se sont battus pour la liberté et pour sauver la France. Alors moi je dis qu’il faudrait aussi que ces personnes, plutôt que de fuir parce que ça n’est pas la solution, se battent pour leur pays et qu’on les accompagne dans ce combat. » Pourtant, même Le Figaro pointe l’absurdité de l’argument, qui se « heurte à une réalité historique: c’est précisément à cette période que s’est produit l’un des mouvements de masse les plus importants du XXe siècle, appelé «l’exode de 1940». Quelque huit à dix millions de civils belges, hollandais, luxembourgeois et français fuient alors l’invasion du Benelux et d’une grosse moitié de l’Hexagone par l’armée allemande après la percée de Sedan, pendant la bataille de France. De même, et alors que la Résistance s’organisait principalement à Londres, de nombreux français tenteront de fuir l’occupation et les persécutions raciales en passant clandestinement en Espagne, en Suisse, vers la zone occupée par l’Italie et vers les États-unis. » Des fait pourtant balayés d’un revers de main par l’eurodéputée des Républicains, qui dit souhaiter la mise en place « d’un service public de la reconduite vers les pays d’origine mutualisé avec les pays européens où nous aurions une flotte aérienne. » : « Il ne faut pas tout confondre, ce sont surtout des déplacés qui circulaient de la France occupée vers la France libre! Nous avons combattu pour sauver notre pays ». Et pendant ce temps-là, des centaines de migrants meurent toujours en Méditerranée, tandis que d’autres errent dans Paris sans solutions de logement pérenne, ballottés de camp en camp et de foyer en foyer, trouvant parfois refuge dans un collège désaffecté, qu’on s’empresse de vouloir expulser. Une situation dont Marine Le Pen, qui souhaite aussi expulser les mineurs, fait ses choux gras, estimant, a contrario de tout bon sens, que « Nicolas Sarkozy porte une responsabilité historique dans l’aggravation des flux d’immigration clandestine dans notre pays » et trouvant que le peu de moyens mis à disposition des migrants sont déjà de trop : « Quelle honte ! Il y a des centaines de milliers de Français qui attendent un logement d’urgence, qui attendent un logement social ».

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