Marine Le Pen

Le Cercle des Volontaires et Laurent Louis en mission de propagande en Syrie

Un an après un épisode similaire en Iran, Raphaël Berland du Cercle des Volontaires est cette fois parti jouer les propagandistes à Damas, en compagnie de plusieurs personnalités d’extrême droite dont Laurent Louis et Jean-Michel Vernochet. Le point sur ce voyage qui a eu lieu dans la première moitié du mois de novembre, à l’initiative … Continuer la lecture Le Cercle des Volontaires et Laurent Louis en mission de propagande en Syrie

Michel Onfray soutient Jacques Sapir

Onfray (bis) : le philosophe pseudo-libertaire Michel Onfray a inauguré hier une rubrique hebdomadaire qu’il tiendra désormais sur France Culture, « Le monde selon Michel Onfray ». Dans le premier épisode, consacré à la polémique initiée par Jacques Sapir dans le petit milieu des souverainistes s’agissant d’une éventuelle alliance avec le FN, Onfray explique : « Je crois qu’il ne brouille pas les choses mais il les éclaircit. Ça me paraît extrêmement intéressant de pouvoir changer le schéma habituel, qui est un schéma classique du genre : on a la droite, on a la gauche […]. » Tout en niant penser que la différence entre ces deux courants n’existe plus, Onfray se dit « fidèle » à la « mystique de gauche » qui au 19e siècle a sorti les enfants des mines contre la « gauche triviale qui ne veut pas forcément les idées de gauche mais qui veut le pouvoir ». Pour Onfray, « il y a une gauche et il y a une droite », mais chacune est « coupée en deux ». Selon lui, « ce que propose Jacques Sapir, c’est d’associer une droite et une gauche qui ne s’entendent pas, alors que finalement, une autre droite et une autre gauche s’entendent. C’est-à-dire que quand vous distinguez la droite et la gauche, il faut couper la droite en deux : il y a une droite libérale et une droite antilibérale, et c’est la même chose avec la gauche […]. » Alors que les deux premières s’entendent, les deux secondes n’y parviennent pas « alors que, nous dit Onfray, quand vous regardez dans l’histoire, vous vous apercevez que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon partagent nombre de positions », notamment la défense de Syriza, les positions sur Poutine, l’euro, le libéralisme, la critique de François Hollande, la critique « anti-système » et le souverainisme. Partant de ce constat, Onfray conclut :

« On se dit que peut-être l’idée et bonne – et moi je pense qu’elle est bonne – de fédérer les souverainistes des deux bords. Le problème c’est : est-ce qu’on doit penser ces choses-là en termes de partis – ce que je ne crois pas – ou termes d’électeurs – ce que je crois ? S’il s’agit des partis, évidemment, on voit mal Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon signer des conventions communes ou avoir un candidat commun. Donc je pense qu’il ne faudrait pas tant s’intéresser à des partis qu’à des individus. Et un individu qui serait au-dessus des partis mais qui défendrait un souverainisme et qui serait capable de faire cette synthèse, je pense que cet individu aurait des chances de peser lourd dans une élection présidentielle ».

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Document : pour Michel Onfray, Marine Le Pen est « libertaire »

En pleine crise migratoire et en plein retour en force du souverainisme dont nous essayons sur ce site de cerner les contours, il est bon de rappeler ce que disait Michel Onfray, pseudo-libertaire, il y a un an sur RTS (Radio-Télévision suisse) le 27 août 2014, à propos des souverainistes et du souverainisme :

« ces gens-là ils sont majoritaires dans la population et minoritaires dans leur représentation. Et je pense que quand on s’aliène, quand on se vend, quand on renonce à sa souveraineté nationale au profit d’une souveraineté européenne, et bien effectivement, on renonce à la liberté, on n’aime pas la liberté quand on demande à Bruxelles de décider de notre ligne politique. […] Ceux qui veulent recouvrer la liberté, je les appelle des « libertaires », donc ça va chez nous en France de Marine Le Pen à Mélenchon en passant par l’aile gauche du parti socialiste et l’aile gauche de l’UMP, ça fait beaucoup de monde en France. »

Interrogé sur la xénophobie de certains partis souverainistes comme en Suisse celui de l’Union démocratique du Centre (UDC), à la question de savoir si le rejet des étrangers était un risque à courir, Onfray a répondu :

« considérer que la totalité des flux d’immigration du monde ne peuvent pas se trouver concentrés dans les pays d’Europe, ce n’est pas ne pas aimer les étrangers. On peut simplement vouloir protéger un pays ou une Europe, qui elle est impliquée dans une mondialisation, et ça peut être une façon de défendre son économie et son peuple. Je ne pense pas que ce soit une occasion de ne pas aimer les étrangers que de défendre son peuple en disant que nos ouvriers puissent travailler, que les familles puissent avoir de l’argent parce qu’il y aura un travail, etc. Ce n’est pas détester les étrangers, ça. »

Pauvre philosophe, qui ignore que la majorité des migrations se font dans un sens Sud-Sud et pas Sud-Nord ! Merci au lecteur qui nous a déterré cette perle, démontrant encore s’il en était besoin que Michel Onfray n’a rien d’un libertaire, mot dont il ne semble même plus comprendre le sens réel.

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Jacques Sapir fait un appel du pied au Front national

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, Jacques Sapir est définitivement sorti du bois : alors que comme nous le signalions il y a quelques semaines ses liens avec des franges de la droite souverainiste voire de la droite radicale ne sont pas un mystère, l’économiste, déjà connu pour son compagnonnage avec Nicolas Dupont-Aignan, appelle aujourd’hui de ses vœux à une alliance avec le Front national pour former un « Front de Libération Nationale », tout en continuant à se dire « sans ambiguïté » de gauche. Il a ainsi déclaré (c’est lui qui souligne) sur son blog le 21 août dernier (source : russeurope.hypotheses.org/4225) :

« La présence de Jean-Pierre Chevènement aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan lors de l’Université d’été de Debout la France est l’un des premiers signes dans cette direction. Mais, ce geste – qui honore ces deux hommes politiques – reste insuffisant. A terme, la question des relations avec le Front National, ou avec le parti issu de ce dernier, sera posée. Il faut comprendre que très clairement, l’heure n’est plus au sectarisme et aux interdictions de séjours prononcées par les uns comme par les autres. La question de la virginité politique, question qui semble tellement obséder les gens de gauche, s’apparente à celle de la virginité biologique en cela qu’elle ne se pose qu’une seule fois. Même si, et c’est tout à fait normal, chaque mouvement, chaque parti, entend garder ses spécificités, il faudra un minimum de coordination pour que l’on puisse certes marcher séparément mais frapper ensemble. C’est la condition sine qua non de futurs succès. »

Invité à s’expliquer dans Libération hier, il a précisé sa pensée : « Il faut distinguer le comportement des militants et le discours officiel du FN. Dans ce dernier, voilà plusieurs années que l’on ne relève aucun caractère raciste ou xénophobe. […] Au-delà, on ne peut plus nier que le FN ait changé ces dernières années. […] Et je préfère que les militants du FN lisent Frédéric Lordon, Emmanuel Todd et Jacques Sapir plutôt que les vieux auteurs antisémites du XIXsiècle. […] La question de l’euro va imposer des alliances qui vont transcender la distinction entre gauche et droite. » S’il nie avoir jamais rencontré Marine Le Pen ou des dirigeants du FN, il reconnaît cependant avoir déjà croisé des économistes du parti d’extrême droite dans des colloques et n’exclut pas de répondre à d’éventuelles sollicitations : « Je ne les rencontrerai qu’en cas de demande précise de leur part sur des questions économiques. » (Source : lc.cx/ZubZ)

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Nadine Morano invoque les deux guerres mondiales pour dénigrer les migrants

La haine anti-migrants ne semble plus connaître de limites à droite et à l’extrême droite, où on mobilise une batterie d’arguments tous les plus absurdes les uns que les autres pour cracher sur ces populations pourtant particulièrement vulnérables. Dernière en date : Nadine Morano, qui contre l’argument mettant en avant le fait que bien des migrants fuient des zones de guerres (guerres dans lesquelles la France est bien souvent loin d’être étrangère), estime que « c’est trop facile » : « Heureusement que nous n’avons pas fait pareil, nous, en 1939-1945 ou en 1914! Nous avons tous des aïeux qui reposent dans la terre de France, qui se sont battus pour la liberté et pour sauver la France. Alors moi je dis qu’il faudrait aussi que ces personnes, plutôt que de fuir parce que ça n’est pas la solution, se battent pour leur pays et qu’on les accompagne dans ce combat. » Pourtant, même Le Figaro pointe l’absurdité de l’argument, qui se « heurte à une réalité historique: c’est précisément à cette période que s’est produit l’un des mouvements de masse les plus importants du XXe siècle, appelé «l’exode de 1940». Quelque huit à dix millions de civils belges, hollandais, luxembourgeois et français fuient alors l’invasion du Benelux et d’une grosse moitié de l’Hexagone par l’armée allemande après la percée de Sedan, pendant la bataille de France. De même, et alors que la Résistance s’organisait principalement à Londres, de nombreux français tenteront de fuir l’occupation et les persécutions raciales en passant clandestinement en Espagne, en Suisse, vers la zone occupée par l’Italie et vers les États-unis. » Des fait pourtant balayés d’un revers de main par l’eurodéputée des Républicains, qui dit souhaiter la mise en place « d’un service public de la reconduite vers les pays d’origine mutualisé avec les pays européens où nous aurions une flotte aérienne. » : « Il ne faut pas tout confondre, ce sont surtout des déplacés qui circulaient de la France occupée vers la France libre! Nous avons combattu pour sauver notre pays ». Et pendant ce temps-là, des centaines de migrants meurent toujours en Méditerranée, tandis que d’autres errent dans Paris sans solutions de logement pérenne, ballottés de camp en camp et de foyer en foyer, trouvant parfois refuge dans un collège désaffecté, qu’on s’empresse de vouloir expulser. Une situation dont Marine Le Pen, qui souhaite aussi expulser les mineurs, fait ses choux gras, estimant, a contrario de tout bon sens, que « Nicolas Sarkozy porte une responsabilité historique dans l’aggravation des flux d’immigration clandestine dans notre pays » et trouvant que le peu de moyens mis à disposition des migrants sont déjà de trop : « Quelle honte ! Il y a des centaines de milliers de Français qui attendent un logement d’urgence, qui attendent un logement social ».

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Jacques Sapir, un homme de gauche ?

L’économiste Jacques Sapir peut-il encore être considéré comme un homme de gauche ? Si lui-même l’affirmait encore en 2014, ses choix politiques de ces dernières années, qui l’ont vu se rapprocher de certains courants de la droite et de la droite radicale, permettent cependant de se poser légitimement la question.

Le FN s’agite sur la scène internationale tandis que ses ex-militants peuplent les rubriques faits divers

Le Front national a récemment formé un groupe au parlement européen, avec plusieurs autres formations de droite nationaliste. Le site de France Télévisions revient sur les casseroles de certains de ses alliés. Financièrement, cette initiative devrait rapporter 4,5 millions d’euros de subventions annuels au parti d’extrême droite. Pendant ce temps, plusieurs ex-militants du FN ont continué de faire des vagues ces derniers temps : après l’élu brûleur de voitures, c’est au tour d’anciens membres du FN de Reims d’avoir été interpellés pour trafic d’armes. Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle, il y a quelques semaines, d’un autre ex-militant du Nord de la France, soupçonné d’avoir revendu des armes à Amedy Coulibaly. De son côté, un ex-candidat vient lui d’être condamné par le tribunal d’Angoulême pour violences conjuguales. En matière de politique internationale enfin, Marine Le Pen a effectué fin mai une visite au Caire, au cours de laquelle elle a rencontré des responsables musulmans et coptes et salué l’action de l’actuel gouvernement égyptien dirigé par Abdel Fattah Al-Sissi contre « le fondamentalisme ». Depuis le début de l’année, plusieurs centaines de personnes soupçonnées d’appartenir aux Frères Musulmans ont en effet été condamnés à mort en Egypte, au terme le plus souvent de procès bâclés, en plus des principaux dirigeants de cette organisation. Cette visite a été l’occasion pour Aymeric Chauprade, officiellement évincé du FN, de reprendre du service. En avril, c’est l’ancien premier ministre travailliste israélien Ehud Barak que Marine Le Pen a rencontré à l’improviste à New-York lors de la soirée de gala du magazine Time, qui l’a élue dans son palmarès des « 100 personnalités les plus influentes du monde ». D’après le magazine réactionnaire Valeurs actuelles, Barak lui aurait déclaré : « Je suis très heureux de vous rencontrer et je vous félicite pour votre action ». Les deux auraient convenu de se revoir à l’occasion, peut-être, d’un voyage de Marine Le Pen en Israël.

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