Néo-nazisme

Novembre 2015, attention : l’extrême droite est de sortie !

Ce mois de novembre, beaucoup d’événements d’extrême droite vont avoir lieu sur tout le territoire, avec pour leitmotiv le rejet des migrants. Nous en dressons la liste, qui est appelée à être complétée si nécessaire, ainsi que des initiatives antifascistes qui sont prévues pour les contrer.

Condamné pour avoir recouvert une croix gammée

Un graffeur isérois de 28 ans a été condamné samedi à 60 heures de travaux d’intérêt général pour avoir recouvert à la bombe une croix gammée taguée quelques jours auparavant sur un mur surplombant la Cité de la Musique de Romans-sur-Isère. « J’ai l’impression d’avoir fait un geste citoyen. Je trouve ça anormal de me condamner moi au lieu de chercher les vrais coupables », a déclaré le jeune homme. Alors qu’a contrario la loi prévoit 5 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende pour l’apologie de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, on ignore en effet si les auteurs de cette croix gammée ont été recherchés. Nous exprimons toute notre solidarité avec ce graffeur qui a pris l’initiative de recouvrir « le symbole le plus malsain qui existe », comme il le décrit, alors même que la croix gammée est restée visible plusieurs jours.

Avant...
Avant…
...et après.
…et après.

Sources : Les Enragés, Isère antifascisme, Le Dauphiné

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Manifestation antifasciste hier à Besançon

antifa_besak_20151031Lu sur le blog Solidarité ouvrière :

« Près de 400 personnes se sont retrouvées place Marulaz à Besançon ce samedi 31 octobre, devant la librairie libertaire L’Autodidacte du groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste, contre la recrudescence des agressions de la part de nazillons locaux en ville. […]

La manifestation très dynamique et bien accueillie par la population, après un passage par le centre ville, a pris la direction du quartier Bregille, où se situe le local du groupe de nazillons « Le Bunker », pour exprimer sa solidarité avec la population du quartier subissant les frasques de ces individus violent et racistes. »

Lire le compte-rendu complet →

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Besançon : mobilisation antifasciste ce samedi 31 octobre

affiche_manif_besakDans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre, à Besançon, un groupe d’une dizaine de néonazis a tenté de détruire la librairie l’Autodidacte place Marulaz, avant d’être chassé par la réaction populaire. Afin de ne pas céder à l’intimidation, une riposte antifasciste est organisée ce samedi 31 octobre. Rendez-vous donc à 14 heures place Murlaz. Lire le communiqué sur le site de La Horde.

Article initialement publié le 28 octobre 2015.

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Solidarité antifasciste avec les camarades de Villejuif et de Besançon

Des camarades de Villejuif nous ont transmis le communiqué suivant, diffusé hier sur le marché de la ville :

« LE FN N’EST PAS LE BIENVENU A VILLEJUIF !

Dimanche dernier, par leur présence, plusieurs dizaines de militants du PCF, du PG et du NPA ont empêché que le FN lance sa campagne sur Villejuif comme il l’avait prévu ! Après environ 1h de face à face sur le marché Delaune, le FN a finalement été contraint de partir sans avoir pu distribuer ses tracts. Non sans lien, dans la nuit de la veille, un groupe d’extrême-droite avait dégradé le local du PCF. Dans ce contexte où l’extrême-droite est à l’offensive, nous refusons que le FN s’installe dans notre ville et nous dénonçons les provocations policières qui ont conduit à l’interpellation et la garde a vue abusive d’un militant antifasciste ! »

Il y a une dizaine de jours, c’est à Besançon que l’extrême droite attaquait une librairie antifasciste :

antifa_besançon

Nous exprimons toute notre solidarité aux camarades antifascistes victimes des violences de l’extrême droite comme de l’arbitraire policier.

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Violences d’extrême droite en Ukraine

Après les affrontements armés suscités par les milices de Pravyi Sektor (Secteur droit) en juillet, les violences de l’extrême droite s’intensifient en Ukraine. Hier, des affrontements avec les forces de l’ordre ont fait 141 blessés et deux policiers ont été tués (voir ici, et ). Les nationalistes s’opposent à un projet de décentralisation visant à donner plus d’autonomie aux régions de l’Est en état de rébellion et qui sont soutenues par le Kremlin, en vue de se diriger vers un apaisement sinon une résolution du conflit. Les militants du parti Svoboda, issu d’une tradition néo-nazie mais qui tente ces dernières années de se donner une image respectable, étaient apparemment très présents dans ces manifestations. Selon Le Monde, « A l’intérieur de la Rada (parlement ukrainien, NDLR), au même moment, les six élus de ce parti, mais aussi ceux du populiste Oleh Liachko, théoriquement membre de la coalition gouvernementale, tentaient d’empêcher le vote du texte en occupant le podium de l’Assemblée ». Si aujourd’hui il se fait déborder par ces franges radicales, il n’en reste pas moins que le pouvoir en place en Ukraine entretient un rapport ambigu à son extrême droite. D’obédience conservatrice et libérale, il tolère par exemple dans les rangs de ses forces militaires des unités arborant des insignes néo-nazis, parfois coupables de crimes de guerre, comme le bataillon Azov.

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Formation militaire d’enfants par le bataillon Azov en Ukraine : un oubli d’Arte Journal

Hier soir, Arte Journal a diffusé un reportage sur un camp militaire pour enfants et adolescents géré par le ministère de l’Intérieur ukrainien et accueillant pendant les vacances des centaines de jeunes qui y suivent une formation au maniement de armes et au combat. Mais ce que n’a pas mentionné Arte, c’est la nature de l’unité qui encadre cette drôle de colonie de vacances. En effet, le bataillon Azov, dont le nom n’a été mentionné que dans un bandeau présentant l’un des formateurs interviewés, a été intégré à l’armée régulière ukrainienne depuis septembre dernier mais reste surtout connu pour ses crimes commis dans l’Est du pays, condamnés y compris par l’Onu, et pour ses sympathies néo-nazies. D’ailleurs, les insignes du bataillon arborant des symboles SS ainsi que son nom sont omniprésents dans le campement filmé par Arte, de même que sur les t-shirts dont sont revêtus les enfants. Du coup, cet oubli de la chaîne franco-allemande, qui suit de prêt ce conflit depuis ses débuts, est  incompréhensible, d’autant que la mention cette information aurait apporté un éclairage essentiel sur le sujet.

L'insigne du bataillon Azov, avec sa Wolfsangel, décore le parcours du combattant. (Capture d'écran Arte Journal)
L’insigne du bataillon Azov, avec sa Wolfsangel, décore le parcours du combattant. (Capture d’écran Arte Journal)

Même si aux élections législatives d’octobre dernier l’extrême droite représentée essentiellement par le parti Svoboda n’a obtenu qu’un faible score, il n’en reste pas moins que le gouvernement de Petro Porotchenko, à dominante conservatrice et libérale, tient une ligne nationaliste et continue d’entretenir des liens ambigus avec l’extrême droite la plus radicale, à laquelle il ne cesse de donner le change, que ce soit en votant des lois négationnistes ou en tolérant les insignes nazis dans les rangs de ses forces miliaires et notamment au sein du bataillon Azov, qui compte de nombreux volontaires étrangers. Comme l’a noté d’autre part Arte, le gouvernement aurait même souhaité intégrer aux troupes régulières les milices du groupe ultranationaliste Parvyi Sektor. Malheureusement pour lui, ce dernier l’accuse de trahison et n’hésite plus à combattre les armes à la main les forces gouvernementales. Un conflit de plus dans une guerre qui n’en finit plus, et dont les premières victimes sont les populations civiles.

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Retour sur « Tel Aviv sur Seine » et « Gaza Plage »

Toujours en ce mois d’août, la mairie de Paris a choisi d’honorer, à travers la ville de Tel-Aviv, l’État d’Israël, un an après l’opération meurtrière menée contre Gaza. La sécurité de l’événement, baptisé « Tel Aviv sur Seine », était selon plusieurs médias assurée en partie par la Ligue de Défense juive (LDJ), un groupuscule ultra-nationaliste juif d’extrême droite. S’il était légitime de protester contre la tenue de cet événement visant à promouvoir un État colonialiste, il est dommage cependant qu’une nouvelle fois, la mobilisation à gauche se soit faite à la remorque de l’association Europalestine, pourtant connue pour l’ambiguïté de son discours « antisioniste », pour ses sympathies pour le Hamas, pour sa proximité avec la galaxie Dieudonné et pour son soutien, sous prétexte de lutte contre la LDJ, à des gens comme Jonathan Moadab ou Ginette Skandrani. A cette occasion, un représentant de cette association a d’ailleurs déclaré, selon le quotidien de gauche israélien Haaretz cité par Courrier International, que Tel Aviv sur Seine était organisé « parce que les Juifs contrôlent les politiques français ». Sans surprise, ce rassemblement qui portait le nom de « Gaza Plage » a été filmé par Le Cercle des Volontaires, qui y a entre autres interviewé Wikicrate des Citoyens constituants. Ce dernier a d’ailleurs pris la parole à la tribune, aux côtés de Mgr Gaillot, des avocats Jean-Louis Chalanset (avocat de George Ibrahim Abdallah) et Gilles Devers ainsi que d’Olivia Zemor. Le Parti des Indigènes de la République et les Désobéissants de Xavier Renou étaient aussi de la partie. Dans le même temps, le groupuscule néo-fasciste La Dissidence française de Vincent Vauclin a également mené sa propre opération de protestation sur les quais de Seine, en compagnie du Mouvement populaire Nouvelle Aurore (MPNA). Ensemble, les deux groupuscules, qui ont déployé une grande banderole « La France contre la République » afin de dénoncer « La république des partis, des loges et des lobbies » et de « défi[er] ouvertement le Régime cosmopolite qui ne représente ni la France, ni les Français » n’ont toutefois réuni qu’une dizaine de militants, dont l’un arborait un t-shirt faisant la promotion du salut nazi. Ils ont vite été arrêtés par la police pour un bref contrôle d’identité.

La fine bande de La Dissidence française, qui se définit comme l'"avant-garde de l’insurrection qui vient", lors de son action contre Tel Aviv sur Seine. (Source : /la-dissidence.org. Cliquer pour agrandir)
La fine bande de La Dissidence française, qui se définit comme l’ « avant-garde de l’insurrection qui vient », lors de son action contre Tel Aviv sur Seine. (Source : /la-dissidence.org. Cliquer pour agrandir)
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Revue de presse antiraciste, août 2015

Parmi les événements notables de ces deux dernières semaines, saluons les migrants qui poursuivent leur lutte à Paris et ailleurs, et en particulier ceux d’entre eux qui s’opposent à des conditions d’hébergement inhumaines dans un centre Emmaüs. Quatre personnes ont été arrêtées mi-août et placées sous contrôle judiciaire, dans l’attente d’un procès pour « séquestration ». Nous leur exprimons toute notre solidarité, ainsi qu’aux migrants. Pendant que les gouvernements européens s’emploient à rechercher les moyens de renforcer encore les frontières de la « forteresse Europe », en Allemagne, les migrants et leurs soutiens ont dû faire face ces derniers jours lors de manifestations appelées par le NPD à des violences néo-nazies à Heidenau, une petite ville à l’Est du pays proche de Dresde, le berceau de Pegida, dans laquelle doit être ouvert un centre de réfugiés (voir ici et ). Globalement, l’Allemagne connaît un regain d’actes racistes ces derniers mois. Racisme d’État toujours : le secrétaire d’État aux transports Alain Vidaliès s’est dit favorable à des contrôles aléatoires de bagages dans les transports, sur des bases discriminatoires, alors même que l’État a été condamné en juin dernier à dédommager des victimes de contrôles au faciès.

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Succès d’une manifestation antiraciste en Finlande, mais violences néo-nazies

En Finlande, une quarantaine de militants néo-nazis du Mouvement de résistance finlandais (SVL) on manifesté le 1er août à Jyväskylä, une ville du centre du pays. Une trentaine d’entre eux a été arrêtée suite à des violences perpétrées contre la population, nous apprend Le Monde. Le journal du soir indique que cette manifestation avait été organisée en réaction au franc succès rencontré quatre jours auparavant par une manifestation antiraciste à Helsinki :

« Ces incidents surviennent quatre jours après une manifestation en faveur du multiculturalisme qui a rassemblé plus de 10 000 personnes dans la capitale, Helsinki. Les manifestants s’étaient mobilisés en réaction aux propos d’un député des Vrais Finlandais — la droite populiste au pouvoir au sein d’une coalition — qui a écrit sur Facebook qu’il « rêv[ait] d’une nation forte et brave qui allait vaincre ce cauchemar appelé multiculturalisme ». »

Suite à ces événements ministre de l’Intérieur finlandais Petteri Orpo a selon Reuters affirmé la nécessité de de mieux surveiller ces mouvements. Une position non dénuée d’hypocrisie, puisqu’il participe à un gouvernement d’alliance avec les Vrais Finlandais.

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