Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan a tout à tour été membre du Rassemblement pour la République (RPR), du Rassemblement pour la France (RPF) et de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), qu’il a quitté pour fonder Debout la République en 2008, parti qui est devenu en octobre 2014 Debout la France. Il est maire d’Yerres (Essonne) depuis 1995 et député depuis 1997, siégeant comme « non inscrit » depuis son départ de l’UMP. Se revendiquant gaulliste, il fait partie des souverainistes de droite qui ont soutenu le « non » lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen (TCE) en 2005.

Chalon-sur-Saône : les recrues de « gauche » de Debout la France

De gauche à droite sur la photo : Yves Guillot, conseiller politique Debout la République (DLR) dans le Mâconnais ; France Robert, gérante du camping municipal d’Épinac et sur la liste DLR aux sénatoriales ; Nicolas Dupont-Aignan, député-maire d’Yerres et Président de DLR ; Armand Roy, maire de Flagy (dans le Clunisois) et tête de la liste DLR aux sénatoriales ; Maxime Thiebaut, représentant départemental DLR et Jean-Noël Chassigneux, conseiller municipal d’opposition à Gueugnon et sur la liste DLR aux sénatoriales. Photo N.D. / JSL
De gauche à droite sur la photo, prise en 2014 à l’occasion des élections sénatoriales : Yves Guillot, conseiller politique Debout la République (DLR) dans le Mâconnais ; France Robert, gérante du camping municipal d’Épinac et sur la liste DLR aux sénatoriales ; Nicolas Dupont-Aignan, député-maire d’Yerres et Président de DLR ; Armand Roy, maire de Flagy (dans le Clunisois) et tête de la liste DLR aux sénatoriales ; Maxime Thiebaut, représentant départemental DLR et Jean-Noël Chassigneux, conseiller municipal d’opposition à Gueugnon et sur la liste DLR aux sénatoriales. Photo N.D. / JSL

A Chalon-sur-Saône, la liste Debout la France (DLF) conduite par Maxime Thiébaut pour les élections régionales réunit des candidats venus de la gauche, nous a appris il y a quelques temps un média local. Des faits confirmés depuis le dépôt officiel des listes. Samuel Brandily s’était présenté aux municipales de 2001 au nom du Mouvement républicain et citoyen (MRC) alors présidé par Jean-Pierre Chevènement sur la liste d’union de la gauche conduite par Bettina Laville, et aux législatives de 2002. Après avoir arrêté la politique pendant dix ans, il a rejoint DLR en janvier 2013 et se définit comme « un souverainiste de gauche qui a rejoint Dupont-Aignan » (Le Journal de Saône-et-Loire (JSL) édition Montceau, 9 novembre 2015). Si les porosités entre chevènementistes et souverainistes de droite sont néanmoins connues, le parcours de Jean-Noël Chassigneux est sans doute moins commun. En remontant dans le temps, on retrouve la trace de cet ancien militant de la CGT Métallurgie en tant que premier adjoint du maire PCF de Clichy-sous-Bois André Deschamps, mis en cause à la fin des années 1980 pour des propos racistes et désavoué par son parti. En 1992, son nom apparaît sur une liste classée à l’extrême gauche aux élections régionales en Ile-de-France, puis en 1995 lors des élections municipales à Clichy-sous-Bois comme bras droit de André Sainjon, ancien secrétaire de la fédération des métaux CGT évincé par les communistes les plus «durs», réélu député européen sur la liste de Bernard Tapie en juin 1994, selon Libération. L’année dernière, il s’était présenté aux élections sénatoriales pour Debout la République en Saône-et-Loire. Notons aussi la présence sur la liste de Thiébaut de France Robert, présentée comme « engagée dans l’écologie intelligente » et qui serait une adepte de Pierre Rabhi. D’autre part, DLF a aussi réussi à rallier à lui des candidats venus de la droite la plus classique, à savoir des Républicains (ex-UMP) comme Michèle Boucomont, qui se présente dans la Nièvre. Si la campagne de Nicolas Dupont-Aignan en région parisienne vise les « automobilistes maltraités », celle de Thiébaut en Bourgogne n’est pas moins démagogique, puisqu’elle vise les « usagers maltraités » des TER, auprès desquels le jeune candidat est allé diffuser sa propagande le 8 novembre dernier. Enfin, il aimerait bien s’allier les voix du Medef local, comme en témoigne cette lettre ouverte au syndicat patronal dans laquelle il regrette de ne pas avoir été invité à un débat économique organisé par lui  (cliquer pour agrandir) :

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Jean-Pierre Chevènement à l’université d’été de Debout la France

deboutlafranceToujours dans la galaxie souverainiste, nous avions oublié de mentionner la présence de Jean-Pierre Chevènement à l’université d’été de Debout la France. Cela fait suite à l’appel initié par l’ancien ministre en juin dernier à l’attention des « républicains de l’autre rive », dont Nicolas Dupont-Aignan. Lequel avait répondu par une tribune dans FigaroVox le 17 juin, qu’en effet, « l’enjeu est au-delà de la gauche et de la droite puisqu’il s’agit d’offrir un autre destin à notre pays avant qu’il ne soit trop tard », se félicitant de voir ses valeurs et celles de Chevènement partagées « par de nombreuses figures, comme Henri Guaino ou Arnaud Montebourg ». Et de conclure : « Nul besoin de se renier pour travailler tous ensemble: ce qui nous rassemble est plus fort ce qui nous divise ! Cher Jean Pierre, bravo, merci et à bientôt. » Les deux souverainistes se sont donc logiquement retrouvés à l’université d’été du parti de Dupont-Aignan qui s’est exclamé : « On nous appelait les Républicains des deux rives, comme si il y avait un fleuve entre nous. Ce fleuve, c’est un petit ruisseau, et on peut l’enjamber aujourd’hui ! » Il a logiquement dénoncé le «faux clivage gauche-droite», s’affirmant convaincu que le vrai clivage se situe «entre patriotes et mondialistes», dénonçant «une France colonisée économiquement, démographiquement, culturellement» et citant en exemples Philippe Séguin, Charles Pasqua, Philippe de Villiers ou Régis Debray.

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Jacques Sapir fait un appel du pied au Front national

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, Jacques Sapir est définitivement sorti du bois : alors que comme nous le signalions il y a quelques semaines ses liens avec des franges de la droite souverainiste voire de la droite radicale ne sont pas un mystère, l’économiste, déjà connu pour son compagnonnage avec Nicolas Dupont-Aignan, appelle aujourd’hui de ses vœux à une alliance avec le Front national pour former un « Front de Libération Nationale », tout en continuant à se dire « sans ambiguïté » de gauche. Il a ainsi déclaré (c’est lui qui souligne) sur son blog le 21 août dernier (source : russeurope.hypotheses.org/4225) :

« La présence de Jean-Pierre Chevènement aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan lors de l’Université d’été de Debout la France est l’un des premiers signes dans cette direction. Mais, ce geste – qui honore ces deux hommes politiques – reste insuffisant. A terme, la question des relations avec le Front National, ou avec le parti issu de ce dernier, sera posée. Il faut comprendre que très clairement, l’heure n’est plus au sectarisme et aux interdictions de séjours prononcées par les uns comme par les autres. La question de la virginité politique, question qui semble tellement obséder les gens de gauche, s’apparente à celle de la virginité biologique en cela qu’elle ne se pose qu’une seule fois. Même si, et c’est tout à fait normal, chaque mouvement, chaque parti, entend garder ses spécificités, il faudra un minimum de coordination pour que l’on puisse certes marcher séparément mais frapper ensemble. C’est la condition sine qua non de futurs succès. »

Invité à s’expliquer dans Libération hier, il a précisé sa pensée : « Il faut distinguer le comportement des militants et le discours officiel du FN. Dans ce dernier, voilà plusieurs années que l’on ne relève aucun caractère raciste ou xénophobe. […] Au-delà, on ne peut plus nier que le FN ait changé ces dernières années. […] Et je préfère que les militants du FN lisent Frédéric Lordon, Emmanuel Todd et Jacques Sapir plutôt que les vieux auteurs antisémites du XIXsiècle. […] La question de l’euro va imposer des alliances qui vont transcender la distinction entre gauche et droite. » S’il nie avoir jamais rencontré Marine Le Pen ou des dirigeants du FN, il reconnaît cependant avoir déjà croisé des économistes du parti d’extrême droite dans des colloques et n’exclut pas de répondre à d’éventuelles sollicitations : « Je ne les rencontrerai qu’en cas de demande précise de leur part sur des questions économiques. » (Source : lc.cx/ZubZ)

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Pour Jacques Sapir, Nicolas Dupont-Aignan est de gauche

Dans une conversation Twitter en date du 31 juillet et impliquant le blogueur Gauche de Combat qui bataille contre la cote de popularité dont jouit l’économiste notamment au sein du Front de gauche, Jacques Sapir a fait savoir qu’il considérait que Nicolas Dupont-Aignan était de gauche (cliquer pour agrandir) :

Capture d'écran Gauche de Combat. Merci à lui.
Capture d’écran Gauche de Combat. Merci à lui.
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Nicolas Dupont-Aignan et le « 4e Reich »

Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul à oser les métaphores historiques douteuses. Nicolas Dupont-Aignan a lui carrément comparé sur Twitter la politique du gouvernement allemand à celle d’un 4e Reich :

2015-07-17_NDA_GrèceIl a par la suite tenté de se justifier maladroitement, en expliquant trois jours plus tard sur France 2 que « personne n’a compris ma formulation parce que ‘Reich’ en allemand, ça ne veut pas dire ‘régime hitlérien’, pas du tout, ça veut dire ’empire’. Il y a le 1er Reich, le 2e Reich. Même la République de Weimar s’est appelée ‘Reich’. […] J’ai volontairement, de manière un peu provocatrice c’est vrai, employé ce mot car je crois, en tant que gaulliste, à l’amitié franco-allemande. » Toujours le 12 juillet, il a retweeté une brillante analyse de son économiste préféré comparant la situation actuelle à celle qui prévalait en Europe à la veille du déclenchement de la Première guerre mondiale :

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Décidément, l’Allemagne et les deux guerres mondiales sont une obsession chez les souverainistes !

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Jacques Sapir, un homme de gauche ?

L’économiste Jacques Sapir peut-il encore être considéré comme un homme de gauche ? Si lui-même l’affirmait encore en 2014, ses choix politiques de ces dernières années, qui l’ont vu se rapprocher de certains courants de la droite et de la droite radicale, permettent cependant de se poser légitimement la question.

Jean-Pierre Chevènement en plein naufrage…

Après avoir quitté samedi son Mouvement républicain et citoyen (MRC) pour « reprendre sa liberté » (sic), Jean-Pierre Chevènement, qui se dit « en dehors des logiques partisanes » entend désormais tendre la main aux « républicains de l’autre rive ». L’ex-ministre a expliqué au Parisien que selon lui « le clivage gauche-droite ne correspond plus à la réalité » et que « ce qui est en jeu c’est le redressement de la construction européenne à partir de ses nations et sur la base d’un projet « d’Europe européenne », pour reprendre l’expression du général de Gaulle. » Il rêve d’un grand rassemblement des « républicains » de tous bords, de Jean-Luc Mélenchon à Nicolas Dupont-Aignan. Selon Le Figaro, Dupont-Aignan a répondu que «C’est un point positif pour le combat des patriotes», et qu’il « serai[t] content de l’accueillir ». Jean-Luc Mélenchon en revanche affirme que si « M. Chevènement aurait sa place au Front de gauche », il n’est pas question d’envisager la moindre alliance avec Dupont-Aignan, « qui a une vision beaucoup plus nationaliste ». Chevènement pourra toujours se rabattre sur l’UPR… De toute façon, cela fait longtemps que celui qui dénonçait en son temps les « sauvageons » des quartiers populaires n’a plus aucune constance politique. On sait notamment qu’il a opéré ponctuellement des rapprochements avec des franges de la droite et même de la droite radicale, par exemple lors du colloque du 10 décembre 2012 organisé par sa Fondation Res Publica (et qu’il animait) autour du thème « Les Etats émergents: vers un basculement du monde? » lors duquel se sont retrouvés, outre des chercheurs et des ambassadeurs, Jean-Pierre Raffarin et surtout Hervé Juvin, à l’époque déjà connu pour sa proximité avec le Bloc identitaire. La même année, le 17 avril, Chevènement était également intervenu lors du premier « Café Fils de France », organisé par Fils de France, un think-tank de « musulmans patriotes » proche d’Egalité et Réconciliation, qui avait relayé affiche-cafe-avril1-83f16l’événement. Suite à son départ du MRC, le Front national ne s’y est en tout cas pas trompé, publiant un communiqué élogieux à son égard qui a tout d’une porte ouverte (voir ici : frontnational.com/2015/06/chevenement-demissionne-du-mrc-plutot-que-de-fermer-sa-gueule/)…

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Les confusionnistes aussi se mobilisent contre le Tafta

Les mobilisations contre le Traité transatlantique (Tafta), sujet pourtant important, bien que portées par la gauche (Front de Gauche, Attac, Solidaires, EELV, CGT, PCF…), rassemblent au-delà des clivages politiques traditionnels et drainent nombre de militants confusionnistes. Ainsi, on a pu apercevoir en marge de la dernière manifestation qui a eu lieu dimanche à Paris l’UPR (qui est désormais une habituée) ou la webTV complotiste Independenza WebTV. Le M’Pep, Le Cercle des Volontaires, l’Agence Info Libre et Reporterre sont des relais réguliers de ces mobilisations. Mais même parmi les organisateurs des mobilisations et signataires des appels contre Tafta, certains posent question : c’est le cas du collectif citoyenniste Les Engraineurs qui engraineurs_affichesexisteavait édité en 2013 une affiche sexiste pour appeler à la mobilisation (cliquer sur l’image pour agrandir) ou du Parti Pirate, pointé en 2013 pour ses dérives sexistes (voir ici et ) et dont un candidat aux élections législatives de 2012 avait accordé une interview au journal Minute. Sans même citer Nouvelle Donne, et la liste n’est certainement pas exhaustive… Il semblerait que le phénomène ne touche d’ailleurs pas que Paris, puisqu’un lecteur nous a signalé que l’UPR avait pu diffuser sans problème sa propagande lors d’une manifestation à Besançon (Doubs). Le Tafta est aussi un des thèmes de campagne préférés de Debout la France, le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan. Plusieurs formations d’extrême droite comme Egalité et Réconciliation y portent également un intérêt, sans toutefois apparaître visiblement dans les manifestations.

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Le M’Pep, retour sur une dérive

Le M’pep change officiellement de nom et d’orientation politique en devenant le Parti de la Libération nationale et de la Démondialisation, une formation qui « ne se place plus dans le clivage gauche-droite ». Mais le tournant droitier du mouvement dirigé par Jacques Nikonoff ne date pas d’hier…

Jean-Luc Mélenchon salue le « courage » de Nicolas Dupont-Aignan

Jean-Luc Mélenchon à propos de Nicolas Dupont-Aignan au « 12/13 » de France 3 le 12 octobre 2014 :

« Je veux saluer le courage de cet homme, il n’y en a pas tant que ça en politique qui tiennent bon sur leurs convictions, cet homme-là l’a fait. »

(Lors des dernières municipales, Nicolas Dupont-Aignan et son parti Debout la République ont soutenu avec le Rassemblement Bleu Marine la candidature de Robert Ménard à Béziers.)

On le regarde :

L’intégralité de l’extrait (avec la question de Dupont-Aignan) est regardable ici (à 18 min. 59 s.) : dailymotion.com/video/x27s3k1_les-peuples-peuvent-s-opposer-au-monde-de-la-finance-melenchon_news

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