Nouvelle Droite

Dans La Décroissance, une BD qui fait Führer

Décidément, c’est la consécration : après Michel Collon, c’est le journal La Décroissance qui vante mes succès dans la lutte contre le « confusionazisme », en me consacrant toute une bande dessinée dans son numéro d’octobre. Confusionnisme.info n’y est pas explicitement cité, au contraire du Lys noir en son temps, mais désigné sous le terme méprisant de … Continuer la lecture Dans La Décroissance, une BD qui fait Führer

Au sommaire de Krisis et d’Éléments : Maurice Godelier et Michel Onfray

Maurice Godelier, un ancien disciple de Claude Lévi-Strauss, a collaboré au dernier numéro de la revue Krisis d’Alain de Benoist. Au gré de ses études, cet anthropologue qui était initialement d’obédience marxiste a abandonné « l’idée de la « détermination en dernière instance de l’économie », au profit d’une priorité accordée au « sacré » » (voir Jean-Loup Amselle, Les nouveaux rouges-bruns, p.81), s’inscrivant ainsi dans le cadre du primitivisme, cette école caractérisée par une idéalisation des sociétés dites « primitives », vues comme isolées du cadre historique global, caractérisé par l’avènement du capitalisme à l’échelle mondiale. Rien de très étonnant donc qu’il accepte de publier dans une revue du Grece, chantre de « l’ethno-différentialisme » et qui dit d’elle-même qu’elle « n’est pas une revue politique. Si elle n’est «ni de droite ni de gauche», c’est aussi tout simplement qu’elle n’a pas vocation à se positionner sur un axe qui ne la concerne pas » (voir : revuekrisis.blogspot.fr/2015/10/plaidoyer-pour-le-dialogue-reponse-eric.html). Autre contributeurs de ce numéro consacré aux questions de genre : le militant d’extrême droite suisse David L’Epée, l’écrivaine anti-études de genre (mais qui se dit néanmoins « féministe ») Nancy Huston ou l’écrivaine et journaliste Agnès Giard. Cliquer pour agrandir :2015-10-18_krisis_godelier

Toujours du côté des revues de la Nouvelle Droite, le prochain numéro d’Eléments affiche en « une » Michel Onfray. Un juste renvoi d’ascenceur, après que ce dernier a déclaré au magazine Le Point en février dernier : « Je préfère une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL ».

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Encore un florilège de réactionnaires dans La Décroissance

Le sommaire du dernier numéro de La Décroissance est encore gratiné. Le dossier consacré à la COP 21 et au contre-sommet en préparation accueille ainsi les signatures de Jean-Claude Michéa, penseur réactionnaire, de Thierry Jaccaud, rédacteur en chef de la revue L’Ecologiste liée à la Nouvelle Droite, du souverainiste Aurélien Bernier, de Serge Latouche et de Dominique Bourg, vice-président de la Fondation Nicolas Hulot contre laquelle ce journal n’a pourtant d’ordinaire jamais de mots assez durs. Ailleurs dans le journal, on trouve encore un article de Maurizio Pallante, conseiller de Beppe Grillo ou de Chems Eddine Chitour, chantre du lobby pétrolier algérien. Autant de noms que nous évoquions pour la plupart déjà dans le premier article que nous avions consacré à ce journal, et la preuve qu’il s’agit donc bien d’une ligne assumée et non pas de simples erreurs de parcours. Mais que fait donc Yannis Youlountas, intellectuel libertaire, dans pareille galère ?

La journaliste réactionnaire Natacha Polony lit assidument le dernier numéro de La Décroissance. (Source : twitter.com/patthomas/status/618305350392004608)
La journaliste réactionnaire Natacha Polony lit assidument le dernier numéro de La Décroissance. (Source : twitter.com/patthomas/status/618305350392004608)
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Charles Robin et Costanzo Preve, deux penseurs d’extrême droite à un séminaire de philosophie

Le programme du séminaire. (Cliquer pour agrandir)
Le programme du séminaire. (Cliquer pour agrandir)

Demain et après-demain, un séminaire de philosophie réunissant des jeunes chercheurs se tiendra à l’université Paul Valéry de Montpellier, autour de la thématique spinoziste « Etre cause de soi ». Or, on compte parmi les participants Charles Robin, auteur du livre La gauche du capital (éditions Krisis), spécialiste de Jean-Claude Michéa, proche d’Alain Soral. Cet essayiste, qui se dit issu de l’extrême gauche, donne des conférences avec Alain de Benoist (comme le 5  décembre dernier à Montpellier), fréquente L’Action française (il est intervenu lors de sa galette des rois le 24 janvier dernier), Radio Courtoisie (il y était invité le 27 novembre 2014) ou la web radio d’extrême droite Méridien Zéro. Estimant que la gauche et l’extrême gauche ne remplissent plus leur rôle en ayant abandonné toute perspective sociale et ont « renoncé, dans les faits, à défendre les classes populaires », il assume dans une vidéo d’auto-justification postée sur son site dialoguer avec l’extrême droite qui aurait selon lui « pour fonction, de manière symétrique avec l’extrême gauche, d’incarner l’antithèse de la domination capitaliste, c’est-à-dire son opposant », qu’on chercherait à diaboliser pour détourner les votes vers le PS et l’UMP. On imagine aisément quelle légitimation Charles Robin, qui est déjà chargé de cours à l’Université Paul Valéry, peut attendre de ce nouvel adoubement par la sphère universitaire ! Juste après lui, un autre intervenant doit discuter de la pensée de Costanzo Preve, théoricien marxiste italien proche de la Nouvelle Droite. Nous ignorons si les organisateurs ont connaissance des liens de ces deux individus avec l’extrême droite. Nous avons tenté de contacter l’un d’entre eux, qui n’a pas donné suite.

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Pour ceux qui douteraient des rapports entre Olivier Rey et la Nouvelle Droite

Olivier Rey, intellectuel populaire auprès de certains militants anti-technologie, écologistes et/ou libertaires (il a participé à l’ouvrage controversé Radicalité : 20 penseurs vraiment critiques publié en 2013 aux éditions L’Échappée et a été publié par le journal La Décroissance) est, nous apprend Radio Vosstanie, « un drôle de personnage. Créationniste « éclairé », critique catholique de la « théorie du genre » sous le signe de l’assignation divine. Dont les contributions sont reprises dans diverses publications de la Nouvelle Droite dont la revue Krisis ». Dans une vidéo mise en ligne le 13 mars dernier par la webTV d’extrême droite TVLibertés dans le cadre de son l’émission « Les idées à l’endroit », on peut voir Rey débattre avec Alain De Benoist (animateur de l’émission), Frédéric Rouvillois (un professeur de droit public qui étudie notamment la « démocratisation » du Royaume du Maroc sous Mohamed VI) et Gaultier Bès (de Berc), un décroissantiste membre des Veilleurs autour du thème « L’idéologie du progrès, nouvelle religion des temps modernes ? »

2015-03-16_tvlibertésDe gauche à droite sur le plateau de TVLibertés : Frédéric Rouvillois, Gaultier Bès, Alain De Benoist (animateur), Olivier François (présentateur) et Olivier Rey.

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L’extrême droite et l’écologie

L’intérêt d’une certaine extrême droite pour l’écologie a des origines anciennes. Le partage de thématiques communes favorise les ponts avec d’autres courants de l’écologie, notamment à gauche, qui tendent malheureusement à se développer largement depuis quelques années, au cœur même de nos mouvements. Petit tour d’horizon de la mouvance

La Décroissance par l’incohérence ?

Au fil des mois, le journal La Décroissance semble prendre une orientation de plus en plus confusionniste et droitière. Le point sur ses drôles d’accointances avec des penseurs réactionnaires ou le rédacteur en chef d’une une revue proche de la Nouvelle Droite.