Parti socialiste (PS)

Calais : CGT Dockers, commerçants, Alliance Police, élus LR et PS unis contre les migrants

© Simond Colaone via France 3
© Simond Colaone via France 3

Dimanche, un rassemblement suivi d’une manifestation a rassemblé de 1000 à 2000 personnes Calais. En dépit du caractère auto-proclamé « apolitique » de l’événement, qui avait pour mot d’ordre « Mon port est beau, ma ville est belle », personne n’est dupe quant à sa signification politique, puisqu’il s’agit d’une réaction à l’occupation du port et d’un ferry la veille par des migrants et leurs soutiens. Si parmi les organisateurs, on n’est pas surpris de retrouver les traditionnelles organisations droitières : Agir ensemble pour sauver le port de Calais (commerçants), Fédération maritime (association patronale), mais aussi selon La Voix du Nord et plusieurs autres médias le syndicat de police Alliance, des CRS et plusieurs entreprises, force est cependant de souligner la présence des fédérations nationales CGT Dockers et Port de Calais. Côté élus, on a pu apercevoir Natacha Bouchart (mairesse LR de Calais), mais aussi le député Yann Capet (PS), le maire de Oye-Plage Olivier Majewicz (PS) ou encore le maire de Sangatte, Guy Allemand (sans étiquette). De son côté, l’extrême droite locale prévoit de manifester le 31 janvier.2016-01-27_commercantscalais2

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Représentante du Medef et candidate sur une liste de gauche

Photo Le Monde
Photo Le Monde

Marie-Thérèse Mercier, présidente du Medef de Montpellier, figure en position éligible sur une liste d’union de la gauche pour ces élections régionales conduite par Carole Delga. Cette liste emmenée par le PS compte aussi dans ses rangs le Front de Gauche, et est donnée gagnante dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Selon Le Monde, elle « a été sommée de s’expliquer et de mettre entre parenthèses ses activités au Medef ». Quant à la candidate, elle se dit surprise de « la violence de certaines personnes » et précise : « les gens savent que c’est Marie-Thérèse Mercier qui s’engage, pas le Medef. Je comprends davantage la confusion des personnes qui sont le plus à gauche, car elles ne me connaissent pas. Les attaques venant de l’intérieur me paraissent plus injustifiées et peu respecteuses du travail effectué jusqu’ici. » Elle indique : « si j’étais partie sur une liste de droite, cela aurait sûrement provoqué moins d’émois ». Quoiqu’il en soit, elle devrait démissionner de ses fonctions au Medef le 25 janvier : « C’est moi qui ai proposé la date du 25 janvier, précise-t-elle. Ma position est fidèle à l’engagement que j’ai pris le 5 novembre, et selon lequel je ne démissionnerai que si je suis élue. Néanmoins, j’ai expliqué au bureau qu’en affichant certaines opinions au cours de cette campagne, il serait maladroit de rester présidente du Medef. Quand on est un syndicat, on ne doit pas parler de politique. De plus, j’en suis déjà à mon 4e mandat. »

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Podemos nomme Thomas Piketty conseiller économique

Pablo Iglesias et Thomas Piketty lors d'une précédente rencontre en janvier à Madrid. (Source : El Economista)
Pablo Iglesias et Thomas Piketty lors d’une précédente rencontre en janvier à Madrid. (Source : El Economista)
Podemos, la formation espagnole alliée de Syriza et du Front de Gauche, vient de nommer Thomas Piketty à son  « comité international d’experts » dans le but de construire son programme économique pour les élections de décembre prochain. Cet économiste, auteur du best-seller Le Capital au 21e siècle (Seuil, 2013) qui porte sur les inégalités, a réussi l’exploit de devenir la coqueluche à la fois d’une certaine gauche critique et des dirigeants du monde entier, dont Barack Obama, qui l’a reçu suite à la parution de son livre. En 2005, Piketty avait fondé, à la demande de Dominique de Villepin alors premier ministre, l’Ecole d’économie de Paris, en vue de « rivaliser avec la London School of Economics« . Proche du Parti socialiste, il est membre du comité d’orientation scientifique de l’association « À gauche en Europe », fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn et a soutenu Ségolène Royal puis François Hollande (qu’il critique aujourd’hui) lors des deux dernières élections présidentielles. Pour ajouter à son caractère subversif, il avoue sans gêne n’avoir « jamais vraiment essayé » de lire Le Capital de Marx, auquel le titre de son livre fait pourtant explicitement référence, trouvant ce livre « très difficile » (ce qui ne l’empêche pas d’en discuter certains aspects, souvent à l’emporte-pièces, dans son propre ouvrage). Qu’un tel « expert », qui ne fait que pointer certains « excès » du capitalisme sans jamais remettre en cause ce dernier, puisse être nommé conseiller de Podemos, voilà qui n’augure rien de bon pour le futur programme économique de ce parti. Du coup, on attend avec impatience de connaître les noms des autres membres de ce « Comité international d’experts ». Lors de sa visite récente à Paris, lors de laquelle il a fait cette annonce, Pablo Iglesias, le leader de Podemos, a également rencontré Jean-Luc Mélenchon mais aussi les « frondeurs » du Parti socialiste. Il a ainsi déclaré : « Nous voulons nous asseoir avec tout le monde, et en particulier avec ceux qui viennent de la famille socialiste et qui ne sont pas d’accord avec les orientations de cette famille ces dernières années ».

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Manuel Valls pousse les députés PS à applaudir en mémoire de Charles Pasqua

Alors que les députés des Républicains ont lancé avant-hier une standing ovation pour Charles Pasqua, ceux du Parti socialiste ont dans un premier temps refusé de le rejoindre. Une offense pour Manuel Valls, qui s’est aussitôt levé, s’est mis à applaudir en incitant ses collègues hésitants à faire de même (voir ici et ). Rejoint bon gré mal gré par les bancs de la gauche, le ministre de l’Intérieur s’est ensuite fendu d’un petit discours appelant à « honorer la mémoire » d’« un des plus jeunes résistants de notre pays », alors que l’Elysée s’est lui contenté de son côté d’un communiqué laconique publié douze heures après l’annonce du décès. Il est à noter qu’il y a quelques mois, les mêmes députés avaient refusé d’observer une minute de silence en hommage à Rémi Fraisse. Face au concert de louanges quasi-unanimes qui agite la classe politique française depuis le décès de Charles Pasqua, notons le communiqué détonnant du NPA qui salue la « mort d’un pourri » et rappelle les aspects les plus sombres de la carrière de l’ancien ministre de l’Intérieur, dont l’image restera associée à des lois répressives notamment à l’encontre des migrants et à la mort de Malik Oussekine.

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Quand Mélenchon félicite Philippot…

Il y a trois jours, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé à « Télé Matin » (France 2) sur l’éviction de Jean-Marie Le Pen du FN : «Je félicite Florian Philippot de nous avoir débarrassés de ce vieux fasciste, parce que nous n’y étions pas arrivé, mais lui y est arrivé. Donc félicitations à M. Florian Philippot. » Immédiatement après, il a poursuivi en dénonçant le « bobard » du cadre du FN, accusé de reprendre les idées du programme du Front de Gauche. Quelques jours auparavant, c’est le PS que le Parti de Gauche accusait de lui voler ses idées, ceci sur fond de crise interne.

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Christophe Guilluy, la « culture » et l’identité des « autochtones »

Le militant marxiste Germinal Pinalie a consacré une analyse très fouillée au discours de Christophe Guilluy, géographe proche du groupe de réflexion Gauche populaire actif auprès du Parti socialiste. Auteur du livre Fractures françaises sorti en 2012 et qui est abondamment cité comme une référence à droite, Guilluy soutient qu’il y aurait au sein des classes populaires une division entre « autochtones » supposés « blancs » et « immigrés » et que la gauche de gouvernement devrait se concentrer, pour combattre notamment le vote FN au sein des classes populaires, sur la reconquête de leurs portions « autochtones » en acceptant de prendre en charge un discours à caractère identitaire et xénophobe supposé les toucher, notamment sur la question de l’immigration. Or, comme le souligne Pinalie, « le PS n’est pas, loin s’en faut, si différent de la droite avec qui il échange régulièrement les rênes du ministère de l’Intérieur. À en croire le Gisti, les pratiques sont sensiblement les mêmes derrière les déclarations politiques, et ce de plus en plus clairement avec les années. Dans la même période où Guilluy radicalisait son discours « idéologique » pour arriver à en faire un véritable discours anti-immigration, car c’est finalement bien là le fond de l’affaire, la gauche de gouvernement n’a cessé de glisser vers la droite sur cette question comme sur les autres. » Pour Pinalie, le discours de Guilluy est le pendant de celui « des Indigènes de la République, qui se pensent eux en opposition radicale au « pouvoir blanc ». » Dans les deux cas, il s’agit de remplacer la lutte des classes par la lutte des races. Ce discours répond également à une stratégie de positionnement individuel sur le marché des conseillers du prince, puisque, selon Pinalie, « ce que Guilluy voudrait, c’est concurrencer le discours des autres conseillers, des « technocrates » à la Aquilino Morelle ». La lutte des places, en somme…

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Thierry Meyssan toujours aussi délirant

En réponse à la publication par Rudy Reichstadt, animateur de Conspiracy Watch, d’une note sur le conspirationnisme pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès, un think tank proche du Parti socialiste, Thierry Meyssan a publié le 9 mars sur le site du Réseau Voltaire un long article intitulé « L’État contre la République ». Selon le plus célèbre des conspirationnistes français, la note de Reichstadt aurait été écrite à la demande de François Hollande lui-même, dans le but « préparer une nouvelle législation lui (le « mouvement international ‘conspirationniste’ », ndlr) interdisant de s’exprimer ». Alors qu’il soutient des dictateurs et fréquente des militants d’extrême droite, Meyssan ose se revendiquer du « radicalisme républicain français, de Léon Bourgeois, de Georges Clemenceau, d’Alain et de Jean Moulin », tout en expliquant que « l’État est un Léviathan qui par nature abuse de ceux qu’il gouverne » et que François Hollande serait « pétainiste », la preuve étant qu’il pratiquerait une « inversion des valeurs [qui] plonge le pays dans la confusion ». C’est vrai qu’en matière d’inversion des valeurs, Meyssan s’y connaît ! Comparant modestement ses idées à celles de Platon et de Galilée qui auraient été les complotistes de leur temps, il n’oublie pas non plus de reprendre à son compte le mythe aux relents antisémites de la « loi Pompidou-Rothschild », ni de mentionner le combat des négationnistes contre la « loi Fabius-Gayssot » (terme utilisé par les négationnistes pour souligner les prétendues origines « juives » – en y accolant le nom de Laurent Fabius – de cette loi punissant la contestation de crimes contre l’humanité), soulignant que selon lui il ne s’agit de s’opposer qu’à son volet répressif mais pas de combattre la législation antiraciste dans son ensemble (on rigole). Enfin, Meyssan prend la défense d’Etienne Chouard et conclut par un long pensum sur le « sionisme », Léon Blum, le Parti socialiste et, tiens donc, le « lobby israélien ».

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