Politis

Bernard Langlois fan d’Alain de Benoist

L’éviction du Yéti de Politis, qui a mis en joie plusieurs de nos lecteurs, nous a donné l’occasion de nous repencher sur le cas de Bernard Langlois, fondateur du journal et figure du mouvement altermondialiste qui continue contre vents et marées de soutenir le blogueur confusionniste. Déjà il y a quelques mois, à l’occasion d’autres commentaires en soutien au Yéti, nous notions : « Pour rappel, Bernard Langlois avait participé en 1992 au n°12 de la revue Krisis, dirigée par Alain de Benoist. Erreur de parcours ? Le doute est permis, puisqu’il rendait encore hommage à l’intellectuel d’extrême droite sur Twitter en 2013. » En refouillant les poubelles du web, nous n’avons pas été déçus ! Langlois a de nouveau diffusé un texte d’Alain de Benoist en décembre 2014. Aux lecteurs qui ont pointé le problème, il a fait la même réponse que précédemment, à savoir que c’était le contenu du texte qui l’intéressait et pas l’identité ou l’orientation politique de son auteur et en affichant de nouveau son estime pour l’intellectuel phare de l’extrême droite française :

2015-12-11_Langlois_DeBenoist2Répondant avec une condescendance toute sexiste quand une femme lui a posé le problème, il a évoqué le proverbe du doigt qui regarde la lune :

2015-12-11_langlois_luneMais que vient faire ici cette fumeuse comparaison ? Langlois a développé plus récemment, en réponse à des lecteurs scandalisés qu’il ait diffusé le 19 novembre dernier un post du blog Les Crises reprenant une interview sur France Inter d’Yves de Kerdrel, directeur de la publication de Valeurs actuelles, à propos de supposées révélations de Bernard Squarcini, ex-directeur de la DCRI sur les relations entre services secrets français et syriens, les premiers étant accusés d’avoir refusé des informations des seconds sur les djihadistes français combattant en Syrie. Bien que la source ait été jugée douteuse par nombre de ses collègues et lecteurs, voici ses réponses :

2015-12-11_langlois_yéti32015-12-11_Langlois_crises2Ont suivi les leçons de morale, dont l’histoire du fameux doigt qui regarde la lune :

2015-12-11_langlois_minute22015-12-11_langloisluneUn lecteur a souligné qu’à côté de Minute, feu le journal rouge-brun de Jean-Edern Hallier L’Idiot International avait lui aussi révélé l’information sur la fille cachée de François Mitterand. Dans sa réponse, Langlois nous apprend que même ce dernier a pu trouver grâce à ses yeux :

2015-12-11_langlois_idiotinternationalConclusion : Bernard Langlois n’est pas gêné de mettre sa notoriété au profit de la promotion d’auteurs d’extrême droite ou réactionnaires, contribuant ce faisant à banaliser leurs idées au sein de la gauche de gauche que pourtant il prétend avec d’autres incarner. Mais s’il y a bien une chose qu’on ne peut pas lui reprocher, c’est sa constance dans la confusion…

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Politis a mis fin à sa collaboration avec le blogueur Le Yéti

Il y a trois semaines, Politis a mis fin à sa collaboration avec le blogueur Pierrick Tillet dit Le Yéti, connu pour son conspirationnisme et son soutien à divers régimes autoritaires dont celui de Poutine. Ça avait pourtant commencé en fanfare :12345522_10206374407053124_9129724009908781149_nVisiblement, sa vision de la politique internationale n’est pas étrangère à cette décision prise à l’occasion d’un changement d’équipe à la tête de l’hebdomadaire, comme l’explique la dernière brève de son blog « Le monde d’après » publiée le 18 novembre : « Suite à une conversation avec Denis Sieffert, directeur de Politis, il a été décidé de mettre un terme à notre collaboration pour divergences d’opinion entre la ligne éditoriale de Politis et celle exprimée sur mon blog, notamment sur certains sujets comme la situation au Moyen-orient. » Le Yéti avait rejoint l’équipe des blogueurs de Politis le 2 juin 2014. C’est Bernard Langlois qui l’avait parrainé, tandis que Michel Soudais avait la charge de son blog au sein de la rédaction, sans qu’on sache très bien en quoi cela consistait.

Jusqu'au bout, Langlois aura soutenu le Yéti, comme l'indique ce commentaire laissé sous son dernier billet.
Jusqu’au bout, Langlois aura soutenu le Yéti, comme l’indique ce commentaire laissé sous son dernier billet. (Cliquer pour agrandir)

Le Yéti a publié sur Bellaciao jusqu’en 2005, avant de rejoindre Rue89 en 2007, site sur lequel ses billets ont plusieurs fois été mis en avant. Il a été un des derniers soutiens d’Etienne Chouard à « gauche » lorsque ce dernier a enfin été définitivement (du moins on l’espère) démasqué il y a un an. Depuis cette éviction, le blogueur continue d’alimenter son site personnel, yetiblog.org.

Souvenirs, souvenirs...
Souvenirs, souvenirs…
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Bernard Langlois, son soutien au Yéti et ses élans réactionnaires

Un lecteur (merci à lui) nous a signalé les flatteries de Bernard Langlois, fondateur de Politis, a l’endroit du blogueur confusionniste Le Yéti, hébergé par le site du journal. Langlois assume partager les analyses de haute volée proposées sur la situation internationale par le Yéti, pourtant connu pour sa complaisance avec divers régimes autoritaires, dont celui de Vladimir Poutine en Russie, celui de Bachar Al-Assad en Syrie et celui des mollahs en Iran. Voici ci-dessous la quintessence de la conversation, publiée sous un article intitulé « Comment l’Occident prépare une 3e guerre mondiale perdue d’avance contre ses « barbares » ». On y lit Bernard Langlois donner du « cher Yéti » au blogueur et opérer la chasse aux « trolls » (cliquer pour agrandir) :

2015-08-26_yéti_langlois_1 2015-08-26_yéti_langlois_2 2015-08-26_yéti_langlois_3 2015-08-26_yéti_langlois_42015-08-26_yéti_langlois_5A noter que trois jours après cet échange sur le blog du Yéti, Bernard Langlois assurait sur son propre blog la promotion d’un roman de David Desgouilles, membre de la rédaction du Causeur dont on retrouve aussi la signature sur Atlantico ou Le Comptoir (source : politis.fr/En-entrant-Nafissatou,31455.html). Pour rappel, Bernard Langlois avait participé en 1992 au n°12 de la revue Krisis, dirigée par Alain de Benoist. Erreur de parcours ? Le doute est permis, puisqu’il rendait encore hommage à l’intellectuel d’extrême droite sur Twitter en 2013 (cliquer pour agrandir) :

2015-08-26_langlois_debenoist1 2015-08-26_langlois_debenoist2

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A lire sur Mondialisme.org : « Idéologues et militants du social-chauvinisme »

A lire sur Mondialisme.org, un long dossier de Ni Patrie Ni Frontières qui revient sur l’histoire et l’actualité du social-chauvinisme et dresse un panorama de ses idéologues et militants. Voici sa présentation :

« Le « social-chauvinisme » est une vieille expression polémique utilisée durant la Première Guerre mondiale par les socialistes marxistes internationalistes (Lénine, Luxembourg, etc.) pour dénoncer les sociaux-démocrates qui soutenaient leurs bourgeoisies nationales respectives en usant d’une phraséologie pseudo-radicale… Aujourd’hui on retrouve le même type d’arguments sociaux-patriotes chez :

– des intellectuels (Todd, Lordon, Michéa, Ariès , les équipes du « Monde diplomatique » et de « Politis », à gauche mais aussi les mêmes arguments nationalistes chez des républicains de droite, Taguieff, Finkielkraut, etc.)

– et des organisations (ATTAC, PCF, Parti de Gauche, MPEP, etc.).

Les membres de cette mouvance :

– critiquent « l’oligarchie » (vieux concept d’extrême droite), la dictature de la finance et la Bourse (idem) ;

– ils prônent un capitalisme industriel, productif, national et un Etat fort menant une politique keynésienne d’indépendance nationale, sans oublier, bien sûr, la défense des PME « bien de chez nous ».

Pour ce faire, ils s’affublent d’un masque critique, anticapitaliste ou altermondialiste, toujours chauvin.

Démystifier ces discours et ces organisations est essentiel dans une période où la compétition économique entre les Etats européens ne fait qu’attiser les régionalismes, les nationalismes, et la xénophobie sous toutes ses formes. »

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Indigènes de la République, Yéti, Iran… Une revue de presse

Le Mrap a publié le 7 avril dernier un communiqué dénonçant l’usage du terme « philosémitisme d’État » par les Indigènes de la République, « un slogan indigne », selon l’association antiraciste. Dans ce texte, le Mrap rappelle notamment que

« Ce slogan désigne les juifs comme les privilégiés de la République. Il alimente la thèse antisémite d’une mainmise de leur part sur l’appareil d’État et s’inscrit dans les fantasmes complotistes de Dieudonné, entre autres. A propos de l’humoriste antisémite, ce même parti politique écrit d’ailleurs ceci : « ce que voient les indigènes, c’est ça. Un homme debout. On a trop été contraints à dire « Oui Bwana, oui Bwana ». Quand Dieudonné se lève, il guérit une blessure identitaire. »

Sur les problèmes posés par les Indigènes et leurs idées, on pourra aussi lire cet article récent des Luftmenschen ainsi que cet autre plus ancien. De son côté, le collectif Debunkers de hoaxes d’extrême droite a publié un dossier sur le blogueur Pierrick Tillet alias Le Yéti, qui est accueilli sur le site de Politis. Le site antifasciste y recense les dernières théories du complot véhiculées par le Yéti s’agissant de l’économie russe, dont il vante les mérites. Enfin, la semaine a été marquée par l’ouverture en Iran d’un nouveau concours de caricatures négationnistes (voir ici et ) auquel participent parmi de nombreux autres des dessinateurs habitués du site d’Egalité et Réconciliation : Krapo Kibave, Ramo, Sani et Zéon.

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Politis sert la soupe à Christophe Oberlin

Après Bastamag et Carlos Latuff, c’est au tour de Politis d’ouvrir ses colonnes à un autre militant pro-palestinien aux orientations pourtant problématiques : Christophe Oberlin. Le chirurgien s’y exprime sur l’adhésion récente de la Palestine à la Cour pénale internationale. Néanmoins, ce choix éditorial pose question car Oberlin est par ailleurs un soutien indéfectible de l’ex-humoriste Dieudonné depuis l’époque où, en 2004, ils avaient mené ensemble la liste Europalestine en Ile-de-France. Déjà en septembre dernier, un collectif libertaire de Givors (Rhône) s’était ému de l’invitation du chirurgien à un débat sur la Palestine, soulignant que malgré « l’importance du travail médical et humanitaire mené à Gaza, un travail auquel M. Oberlin a pris part activement, il nous semble que de par ses prises de positions politiques la présence de ce dernier pose question ». Ce collectif rappelait dans sa lettre aux organisateurs certaines déclarations de Christophe Oberlin qui ne laissent aucun doute quant à ses idées : « Quand on dit qu’on n’aime pas les juifs, il est évident que cela désigne ceux qui soutiennent un état raciste dans ses lois et ses actes. Ce qui veut dire qu’on n’aime pas les juifs racistes, rien d’autre. C’est le message de Dieudonné. Et voilà qu’on voudrait faire tomber cela sous le coup de la loi. C’est déloyal et stupide. » Ou encore : « Ceux qui condamnent Dieudonné n’ont pas assisté à ses spectacles, et n’ont pas réalisé qui est son public : un public de jeunes, extraordinairement diversifié, qui représente une France fraternelle, fondamentalement antiraciste, la France de demain. » Et enfin : “Quand quelqu’un se fait photographier devant Auschwitz en faisant une quenelle, ça ne porte pas atteinte à ma dignité ni à celle de ceux qui sont morts en déportation. Par contre c’est un geste fort à l’encontre de tous ceux qui tentent de masquer les crimes d’Israël derrière les crimes nazis. C’est à eux que ce discours s’adresse.” Des propos tenus sur le site Arretsurinfo.ch animé par Silvia Cattori, journaliste suisse proche des milieux négationnistes et propagandiste complotiste. Qu’un hebdomadaire comme Politis, engagé à gauche, continue d’accorder du crédit à un tel personnage est donc tout à fait affligeant.

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