Ruptures

Mensuel souverainiste héritier de Bastille-République-Nations (2000-2015). Son directeur est Pierre Lévy (ex-PCF, ex-CGT, ex-L’Humanité) et on compte dans son équipe Laurent Dauré (UPR, Acrimed). Cette publication vise à promouvoir des rapprochements entre souverainistes de droite, de gauche et syndicalistes, au nom de la lutte contre l’Union européenne.

Fakir interviewe un militant de la FNSEA

fakir_été2015Afin de savoir où en était ce journal, nous nous sommes procurés le numéro estival de Fakir. Encore une fois, nous n’avons pas été déçus. Ça commence dès la « une », illustrée par un dessin à forte connotation sexiste (voir ci-contre, cliquer pour agrandir). A l’intérieur, à côté d’un sujet sur les Contis ou d’une interview d’un journaliste de La Tribune (sic) à propos de la crise grecque, on trouve un dossier sur l’élevage de porcs en Bretagne. Rencardé par la FDSEA, le journal picard a offert une tribune à David Riou, responsable du Comité régional porcin, président de la Pig Parade et, ce que Fakir a omis de préciser, militant chez les Jeunes agriculteurs du Finistère (un syndicat affilié à la FNSEA). Si la critique des aspects les plus maltraitants de ce type d’élevages est bien là, ce qui ressort néanmoins, c’est une forme d’empathie assez gênante envers ce représentant d’un syndicat de droite qui s’est notamment illustré ces derniers mois en attaquant la Zad du Testet, sous prétexte de « comprendre comment il raisonne, quelles sont ses contraintes ». Car Fakir ne peut rompre avec sa ligne productiviste. On sent d’ailleurs poindre une touche de nostalgie quand le journal se demande, à propos des fondateurs de la filière porcine en Bretagne : « Mais où est passé l’esprit pionnier ? » soulignant, pour qui veut l’entendre, que « c’est une épopée qu’on vécue les hommes. On peut, aujourd’hui, critiquer le complexe agro-alimentaire, mais sans négliger l’élan qui a animé ses initiateurs. Et qui a, bel et bien, fait décoller la Bretagne ». La conclusion du dossier, qui a aussi fait un crochet par le marché au porcs de Plérin (Côtes d’Armor) est sans surprise qu’il faut du protectionnisme et plus d’État pour réguler le marché. Ailleurs dans le journal, un reportage sur l’évolution du Canal du Midi, sous prétexte de refaire une partie du voyage des deux héros du Tour de France par deux enfants, ouvrage édité à des millions d’exemplaires sous la 3e République pour enseigner aux enfants l’histoire et surtout l’amour de la patrie. Également, dans ce numéro, des brèves d’un goût très douteux, comme celle-ci : « Bien dilatés – Cambadélis (PS) : « Il faut que les militants arrêtent de se regarder le nombril. » Ils feraient mieux de se regarder le cul, pour mesurer à quel point ils se sont fait avoir… » En revanche, la rubrique tenue par BRN a disparu. La faute au lancement de Ruptures ? Fakir met en tout cas un tel zèle à défendre l’État-nation qu’on se demande bien comment il a pu être cet été la cible de militants d’extrême droite taguant ses locaux avec les mots « Traîtres à la France ».

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Les louvoiements de Bruno Drweski entre le PCF et l’extrême droite

On retrouve le nom de Bruno Drweski dans de très nombreuses initiatives anti-impérialistes. Personnage discret, cet universitaire n’en entretient pas moins un important réseau d’influence tant à gauche (et notamment auprès de militants communistes) qu’à l’extrême droite. Non content de théoriser le confusionnisme politique, il le met en pratique.

Ruptures, nouveau mensuel souverainiste

Ce 29 mai, jour anniversaire des dix ans du « non » au TCE, une nouvelle revue souverainiste devait voir le jour : Ruptures, héritière de Bastille République Nations. Sa sortie est repoussée à fin juin, mais nul doute que quoiqu’en prétende son titre, elle sera dans la lignée de son prédécesseur, cultivant un nationalisme bon teint mâtiné de protectionnisme et de républicanisme.