Sauvons Calais

Le Calaisien qui a menacé migrants et manifestants avec un fusil est un néo-nazi

Le site Lutte en Nord confirme l’appartenance du Calaisien armé d’un fusil qui a menacé les manifestants samedi appartient bien à l’extrême droite locale. Contrairement à ce que raconte l’extrême droite, l’homme n’était bien évidemment absolument pas en situation de légitime défense : c’est lui qui a provoqué les manifestants en les insultant. C’est lui et ses proches qui leur ont lancé des tas d’objets et pas l’inverse. L’homme a d’ailleurs reçu le soutien de Kevin Rèche, leader du groupuscule Sauvons Calais et lui-même néo-nazi notoire :

2016-01-25_kevinreche2Mise à jour, 27 janvier 2015, 13h15 : Le site antifasciste La Horde a depuis sorti un portrait beaucoup plus détaillé de David et Gaël Rougemont.

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Hier, une manifestation anti-migrants a réuni 70 personnes à Calais

Hier, le collectif « Sauvons Calais » a réuni environ 70 manifestants, qui ont scandé des slogans anti-migrants et anti-islam derrière une grande banderole « remigration », suite à un appel sur les réseaux sociaux de Loïc Perdriel, qui se proclame représentant de Pegida en France. Le journal Nord-Littoral raconte :

« Quelques Calaisiens, des membres de différents mouvements identitaires ou nationalistes venus de Lille, de Picardie, de Bordeaux et même de Marseille, sont venus manifester contre l’immigration et l’islam, ou bien ce qu’ils appellent plus communément le « génocide des blancs ». Selon eux, la politique d’immigration du gouvernement doit aboutir, à termes, à la « disparition pure et simple de la race blanche ». « On n’est pas des fachos ou des racistes », scandent certains, mais « on ne veut pas des migrants ».« L’islam dehors », « Les migrants dehors, on est chez nous », ont-ils pu entonner à tue-tête lors de leur défilé boulevard Jacquard. « On va devenir une minorité dans notre propre pays », assure un militant bordelais. Pas de racisme d’après eux, mais l’un des chefs de file de la manifestation de déclarer tout de même : « Je suis islamophobe et fier de l’être, je hais l’islam ». »

Face à eux, une trentaine de militants antiracistes ont protesté contre la tenue de cette manifestation de haine. Vo

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Retour sur le meeting anti-migrants de ce dimanche à Calais

Pour contrer l’interdiction de sa manifestation anti-migrants, le collectif Sauvons Calais a rassemblé 60 à 80 personnes lors d’une réunion privée au bar Le Cheval noir ce dimanche, selon La Voix du Nord, qui décrit un groupe essentiellement masculin, composé d’individus « pour la plupart habillés de noir, plutôt jeunes, et seulement une demi-douzaine de femmes. Une dizaine de vigiles sont postés aux alentours, ainsi que quelques membres du service de sécurité. » Étaient présents Yvan Benedetti, ex-dirigeant de l’Œuvre française, Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France, et Kévin Rèche, leader du groupe Sauvons Calais. Reprenant une rhétorique propre à la gauche radicale, le collectif raciste appelle à la création de « comités d’autodéfense populaires » contre les migrants, mais aussi à tous les expulser. De quoi inquiéter, après l’agression récente d’une manifestation de sans-papiers à Bruxelles parle groupe Nation et par Laurent Ozon, qui avait appelé au rassemblement de ce dimanche. De son côté, Riposte laïque, qui organisait le même jour des « Rencontres Charles Martel » à Poitiers parle d’une « réussite prometteuse » sans toutefois donner de chiffres de participation.

Conférence de presse du Parti de la France ce dimanche à Calais. (Jean-Pierre Brunet/La Voix du Nord)
Conférence de presse du Parti de la France ce dimanche à Calais. (Jean-Pierre Brunet/La Voix du Nord)
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L’extrême droite contre les squats

Le site toulousain d’information alternative Iaata.info est revenu sur les tentatives opérées depuis deux ans par divers groupuscules d’extrême droite pour faire expulser des squats à Calais, Rennes, Montpellier et Toulouse. Ces dernières semaines à Rennes, c’est selon nos informations un mélange de militants d’Adsav (nationalistes bretons), du Front national et d’Identitaires ainsi que de gens se revendiquant des Bonnets rouges (l’organisation officielle de ces derniers s’étant désolidarisée) qui sont passés à l’action, tentant de faire croire qu’un groupe de précaires habitant une maison délabrée inoccupée depuis plusieurs années (et récemment expulsé) risquait d’entraîner la mise à la rue de sa propriétaire octogénaire, Maryvonne Thamin, alors même que cette dernière n’avait  rien fait pendant près de deux ans pour récupérer son bien, n’y vivait pas et envisage de le vendre. A Calais, c’est le collectif anti-migrants « Sauvons Calais » qui a à plusieurs reprises sonné la charge en 2013 et 2014, tandis qu’à Toulouse, un tout nouveau collectif du nom d’Ucodel s’est monté en mars et a pris d’assaut un squat en mai. Ces initiatives au discours néo-poujadiste (il s’agit de défendre la propriété privée) ont reçu le soutien éditorial du Figaro, qui a récemment publié un dossier anti-squats reprenant sans recul critique les informations des soutiens de Maryvonne Thamin, tandis qu’un député UMP proposait une nouvelle loi de criminalisation des squatteurs (voir aussi sur Squat.net et sur Iaata.info), un an après le vote d’un premier texte visant à faciliter leur expulsion et proposé par la sénatrice-maire de Calais, Natacha Bouchart, à tel point que le journal Le Monde qualifie de « surenchère » les initiatives des élus de droite sur ce sujet. Avec la récente attaque de Laurent Ozon et du groupe néo-nazi belge Nation contre une manifestation de migrants, les pressions de militants du Groupe Union Défense (Gud) contre des syndicalistes de la CNT à l’Ecole supérieure d’architecture (voir aussi sur Sons le luttes) ou encore, en Italie, celle de grévistes par des fascistes, ces tentatives relèvent d’une inquiétante tendance des forces radicales d’extrême droite à vouloir réoccuper la rue, y compris en se confrontant directement au mouvement social et en mettant en danger les plus fragiles, rassérénée par le soutien qu’elle perçoit de la part d’une droite parlementaire suiveuse, de médias souvent complaisants et d’un patronat demandeur.

Source : Citizenside/Kévin Niglaut/AFP
Source : Citizenside/Kévin Niglaut/AFP
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