Syndicats

Un représentant de FO chez Pierre Jovanovic

2015-10-28_jovanovic_foLe 20 octobre dernier, François Dimino, présenté comme un militant syndical de Force Ouvrière Air France, a participé à la revue de presse du propagandiste conspirationniste Pierre Jovanovic. Les deux hommes ont invité les auditeurs à se rendre à la grande manifestation qui a eu lieu deux jours plus tard contre les licenciements. On retrouve Pierre Jovanovic dans divers médias d’extrême droite : Le Cercle des Volontaires, Média-Presse-Info, Independenza WebTV, etc.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Université de Besançon : Nicolas Bourgoin lâché par ses collègues

Enfin une bonne nouvelle émanant du monde universitaire : le démographe Nicolas Bourgoin est lâché par ses collègues de l’université de Besançon, suite aux mises en gardes de Solidaires étudiant-e-s et de Sud Education soutenus par le collectif Visa (Vigilance et initiatives syndicalistes antifascistes). Dans un communiqué, le bureau du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LASA) et les responsables du département de Sociologie de l’UFC se sont désolidarisés de Nicolas Bourgoin en ces termes : « profondément choqués par cette duplicité qui consiste à utiliser son statut de chercheur à des fins non scientifiques, le bureau du LASA-UFC et les responsables du Département se désolidarisent et condamnent l’attitude de leur collègue qui les compromet par des amalgames inadmissibles. » La participation de Bourgoin à une conférence organisée ce 3 avril par Egalité et Réconciliation dans une salle communale de l’agglomération bisontine semble avoir mis le feu au poudres, alors que depuis plusieurs mois des antifascistes dénoncent la proximité de cet universitaire avec l’extrême droite soralienne. D’ores et déjà, Bourgoin a reçu le soutien de Jean Bricmont qui y voit sur Facebook une « nouvelle illustration » d’une supposée « alliance entre le pouvoir et les « antifas » » ainsi que d’Egalité et Réconciliation qui dénonce une « chasse aux sorcières » et précise que la conférence a dû être annulée.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Saint-Nazaire : des militants de la CGT et des élus FN brisent une lutte écologiste

C’est un fait peu remarqué et qui nous a été signalé récemment, mais qui est symptomatique de la pénétration des idées du Front national (FN) dans le monde syndical : le 7 mars dernier, environ 150 militants de la CGT dockers de Saint-Nazaire se sont opposés à vingt-cinq militants écologistes protestant contre un projet d’extension de la zone portuaire qui risque de mettre en danger une petite zone humide, la Vasière de Méan. Face à cette démonstration de force, les écologistes ont dû plier bagage. Au delà de la mise en concurrence des luttes suivant l’adage « emploi contre écologie », il semble selon nos informations que ces dockers aient reçu le soutien de deux élus FN (voir également ici), Jean-Claude Blanchard et Roland Stal qui, s’ils ont affirmé être venus à titre individuel, n’ont pourtant pas été chassés par les syndicalistes. D’autres sources témoignent d’ailleurs de la facilité que rencontre le FN pour diffuser sa propagande sur les chantiers navals, dans l’indifférence la plus totale, voire avec la complicité passive des cégétistes locaux.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Nantes : Mais que vient faire la « démosophie » dans une Maison des syndicats ?

Le 13 mars, la Maison des Syndicats de Nantes accueillera un débat autour du thème « Apprendre à ne plus marcher sur la tête » avec Eric Fiorile, fondateur de la « démosophie », qui se veut à la fois un mouvement politique et un ensemble théorique aux fondements obscurs. Relayé par l’ensemble de la complosphère et par une partie de l’extrême droite (Cercle des Volontaires, Chantal Dupille dite Eva R, Egalité et Réconciliation, MetaTV, etc.), Fiorile, qui se présente comme un chef d’entreprise à la retraite soucieux de réunir autour de son projet par delà les différences de classes, se revendique de la « dissidence », terme désormais employé par toute une partie de l’extrême droite pour se faire passer pour subversive. Il entend lutter contre « le nouvel ordre mondial » et sur son site Demosophie.com, il affiche sa sympathie entre autres pour les sites d’extrême droite Le Libre Penseur, AlterInfo ou TVLibertés qu’il qualifie de « presse libre ». Annoncée sur différents sites de la mouvance, la conférence, qui sera suivie le lendemain d’un atelier « santé » dont le droit d’entrée s’élève à 50 euros, serait organisée par une association bio. Sur Facebook, c’est un mystérieux groupe « Debout les français » qui en assure la promotion. Cette réunion s’inscrit dans la dynamique voulue par Fiorile en vue de construire un vaste mouvement capable de « se retrouver devant l’Élysée le 14 juillet 2015 afin d’y opérer un coup d’état citoyen », comme le résume la webTV complotiste MetaTV. Un militant de la CNT a publié sur Indymedia Nantes un article détaillant les tentatives opérées par les démosophes pour s’infiltrer dans le mouvement social nantais. On se demande vraiment comment un tel mouvement peut se voir ouvrir les portes d’un lieu symbolique des luttes ouvrières.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

A lire : Les dix derniers jours, de Jean-Claude Lamoureux

Eté 1914 : dans les dix jours qui précédèrent le déclenchement du premier conflit mondial, le mouvement ouvrier perdit la bataille de l’internationalisme et de l’antimilitarisme et se convertit dans une large mesure, bon gré mal gré, aux nécessités belliqueuses du moment. Mais cet apparent retournement idéologique en était-il vraiment un ?