Syriza

Syriza (en grec : ΣΥΡΙΖΑ, Συνασπισμός Ριζοσπαστικής Αριστεράς (Synaspismós Rizospastikís Aristerás), « Coalition de la gauche radicale ») est un parti politique grec de gauche fondé en 2004 et allié du Front de Gauche. Depuis les élections législatives du 25 janvier 2015, c’est le premier parti au parlement grec avec 149 députés sur 300. Aléxis Tsípras, son leader, a été nommé Premier ministre du pays le 28 janvier 2015. Pour pouvoir gouverner, Syriza a conclu une alliance avec une petite formation de droite nationaliste et souverainiste, les Grecs indépendants.

Salutation de la KEERFA aux manifestants de Calais

Ce week-end, plusieurs centaines de personnes ont aussi manifesté leur soutien aux migrants à la frontière gréco-turque. Voici le communiqué publié par nos camarades grecs :

« Salutation de la KEERFA aux manifestants de Calais

Nous les manifestant.e.s qui sommes venu.e.s des 4 coins de la Gréce, ici à Alexandroúpolis, pour revendiquer de mettre fin aux noyades dans la mer Egée, nous ne sommes pas seul.e.s. Nous saluons toutes et tous les antiracistes et les antifascistes qui manifestent aujourd’hui leur colère, qu’ils soient à Lampedouza ou à Calais.

Il s’agit d’un soulèvement international contre les Le Pen et les partis fascistes de l’Europe mais aussi contre les politiques de Hollande et Merkel qui leur ouvrent la voie!

Le 23 janvier, des manifestant.e.s descendent dans les rues d’Istanbul et le 24 nous allons nous rencontrer sur la frontière gréco-turque aux Jardins (Kipoi) d’Evros. Le 23 vous, les antiracistes et les antifascistes en France vous manifestez à Calais, la « jungle » de la honte, malgré que les fascistes menacent d’empêcher cette manifestation.

A Evros, la voix de protestation des travailleuses, des travailleurs et de la jeunesse contre l’obstacle meurtrier du mur d’Evros, s’exprimera haut et fort. Nous manifesterons pour que ce mur, qui bloque le passage des celles et ceux qui fuient la guerre et la famine, des refugié.e.s et des migrant.e.s, tombe.

Le fait qu’en Grèce le mouvement international de solidarité est persécuté avec des arrestations des pompiers Espagnols et d’autres personnes solidaires, est scandaleux.

Nous n’acceptons pas que les personnes solidaires qui sauvent des vies à Mytilène ou sur d’autres îles, soient chasées par la police et FRONTEX.

Nous n’acceptons pas cette Europe Forteresse avec ses camps de concentration, les renvois, les murs, les exclusions, l’islamophobie et sa FRONTEX.

Nous n’acceptons pas que le gouvernement SYRIZA-ANEL coupe les retraites de nos grand-mères de Mytilène qui portent les enfants des refugié.e.s dans leurs bras.

Ils ne peuvent pas cacher la sauvagerie des noyades dans la mer Egée derrière la proposition de donner aux habitant.e.s des îles le prix « Nobel de la Paix ».

Le gouvernement devrait faire tomber les murs, arrêter la police et ses contrôles racistes, couper les budgets pour les armements et il devrait donner enfin cet argent à l’assurance sociale, pour l’éducation et la santé. Cet argent pourrait financer la construction des vrais espaces d’accueil pour les refugié.e.s.

D’Evros jusqu’à Calais, créons une vague de solidarité des peuples.

De notre part nous saluons les syndicats, les mouvements de solidarité aux refugié.e.s, les communautés des migrant.e.s et les oganisations de la gauche qui participent à votre manifestation. Toutes et tous ensemble nous continuerons avec l’organisation de la journée internationale contre le racisme et le fascisme, le 19 mars, le même jour que le sommet de l’UE décidera l’autonomisation de FRONTEX au niveau interventionnel aux frontières.

Toutes et tous ensemble nous pouvons faire tomber les murs! »

Pour suivre l’actualité des migrants bloqués en Grèce et dans les Balkans, suivre (en anglais principalement) :

Forgotten in Idomeni
Le hashtag « Idomeni » sur Twitter
Moving Europe
No Border Serbia

Et en France, découvrir le formidable travail du journal Merhaba.

An aerial view of a field called the "New Jungle" with tents and makeshift shelters where migrants and asylum seekers stay, is seen in Calais, France, in this picture taken October 1, 2015. The number of migrants in the Calais camp on France's north coast has doubled to close to 6,000 people, the prefect for the region said October 16, 2015. REUTERS/Pascal Rossignol
An aerial view of a field called the « New Jungle » with tents and makeshift shelters where migrants and asylum seekers stay, is seen in Calais, France, in this picture taken October 1, 2015. The number of migrants in the Calais camp on France’s north coast has doubled to close to 6,000 people, the prefect for the region said October 16, 2015. REUTERS/Pascal Rossignol
Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Jean-Marie Harribey critique autant Sapir que Lordon

Jean-Marie Harribey (Attac, Alternatives économiques, Economistes atterrés, Politis, Fondation Copernic) a jugé le 30 août dernier « tardives et donc assez peu crédibles » les « indignations justifiées » qui ont suivi les déclarations de Jacques Sapir relatives à une alliance anti-euro pouvant s’ouvrir jusqu’au FN. En particulier, il propose dans son article publié sur le blog d’Alternatives économiques une critique de l’article de Frédéric Lordon, « Clarté », que nous évoquions précédemment. Harribey y revient sur les origines de ces polémiques animant le champ des économistes dits « hétérodoxes » et s’interroge sur leur responsabilité (Harribey s’inclut dans la critique) dans la confusion actuelle. A propos de Sapir, il note qu’ « On tombe toujours du côté où l’on penche » et relève chez lui une absence « d’analyse de classes » et une « ignorance totale du modèle productif à initier en pensant que le productivisme est reconductible ». A Lordon qui reproche à ceux qu’il appelle les « altereuropéistes » (qualificatif par lequel Harribey se sent visé) d’avoir « ignoré ou oublié la dualité signifiante de la « nation souveraine », l’économiste membre du conseil scientifique d’Attac répond : « Où est la dualité quand Frédéric Lordon théorise l’identité entre nation et souveraineté ? À moins qu’il s’agisse d’une ruse de la dialectique ? Si oui, l’unité des contraires ne suppose-t-elle pas la contradiction entre eux ? » L’article d’Harribey sent aussi la gueule de bois de ceux qui avaient fondé leurs espoirs dans Syriza pour faire bouger les lignes au niveau européen, une illusion largement partagée par l’ensemble de ces économistes issus de l’altermondialisme : « le gouvernement d’Alexis Tsipras s’est bercé d’illusions pendant six mois et n’a préparé aucune voie alternative pour inverser le rapport de force », écrit-il aujourd’hui : « difficile d’y voir clair après la défaite de la Grèce qui est aussi la nôtre ».

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

International : quelques faits marquants de ce mois d’août

Sur la scène internationale, ce mois d’août a été marqué par la reprise du programme de nucléaire civil au Japon, en dépit de l’opposition de la population et peu de temps après les célébrations des soixante-dix ans des bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki (voir aussi ici et ), alors que les effets de Fukushima ne cessent de se faire sentir (voir aussi ici). En Grèce, le gouvernement de Syriza n’a pas tenu le choc de l’après-référendum et de ses reculades, et face à la fronde des députés de l’aile gauche de  Syriza qui ont lancé une nouvelle formation politique, Unité populaire, Alexis Tsipras a dû démissionner, déclenchant très probablement des élections anticipées dans les semaines à venir. En Hongrie enfin, le gouvernement de Viktor Orban a profité de l’été pour faire bâtir par l’armée un mur anti-migrants de 175 km le long de sa frontière avec la Serbie. Pendant ce temps, Daesh et Boko Haram continuent leurs exactions, du commerce d’esclaves sexuelles (voir aussi, pour rappel, ici, et ) à la destruction de biens culturels en passant par la persécution des homosexuels et des massacres en tous genres (voir aussi ici), tandis que la Turquie, en pleine crise politique et face à la menace de l’Etat islamique, a choisi de relancer sa guerre contre les Kurdes du PKK, alors que ceux-ci sont au premier rangs de ceux qui combattent l’organisation djihadiste.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Russie et Grèce : des procès à suivre

10995610_1677680795793908_3091674201233652150_oLe procès d’Alexandre Koltechenko et d’Oleg Sentsov vient d’ouvrir il y a quelques jours en Russie. Aujourd’hui, c’est le procès de militants anti-austérité, arrêtés lors de la manifestation du 15 juillet dernier, qui a commencé en Grèce. Une pétition de soutien a été déposée à l’ambassade de Grèce, notamment par Alain Krivine. Voici un extrait du texte de la pétition : « Le gouvernement SYRIZA-ANEL, qui a adopté le nouveau mémorandum dans la lignée des gouvernements précédents, prouve qu’il ne peut ni mettre en œuvre les nouvelles mesures d’austérité qui détruisent la vie des travailleurs et du peuple en Grèce ni réussir à opérer un renversement du NON massif de la classe ouvrière, sans recourir à la forme ultime de la domination sociale : la violence policière d’État et la répression. «  Nous essaierons de vous tenir au courant autant que possible du déroulé des événements.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Les derniers soutiens d’Alexis Tsipras

Photomontage circulant sur les réseaux sociaux : "Pour la première fois, la gauche frappe et gaze."
Photomontage circulant sur les réseaux sociaux : « Pour la première fois, la gauche frappe et gaze. »

Alors qu’Alexis Tsipras a fait voter son mémorandum avec le soutien de l’opposition de droite, alors qu’il a du coup perdu le soutien d’une bonne partie de son propre parti (voir aussi ici) et alors que manifestations et émeutes se multiplient en Grèce contre ces nouvelles mesures d’austérité et font l’objet d’une forte répression, le premier ministre grec peut toujours compter sur ses soutiens à l’étranger, que ce soit en France Pierre Laurent ou Jean-Luc Mélenchon ou en Espagne le leader de Podemos, Pablo Iglesias. « C’est triste, mais c’est la seule chose qu’il pouvait faire », a déclaré ce dernier, précisant : « La politique est abjecte. […] Ce qui s’est passé en Grèce, c’est la vérité du pouvoir. » Et d’affirmer : « mais c’était une situation limite : soit l’accord, soit une sortie de l’euro […] d’une certaine manière le gouvernement [grec] a gagné en stabilité » Quant à Jean-Luc Mélenchon, interrogé par la télévision associative Télé Bocal sur le non respect de ses promesses par Tsipras, il a eu cette réponse très énervée : « Et toi par exemple, est-ce que tu n’es pas un menteur dans ta vie privée ? Tu n’as jamais menti à personne ? Tu n’a jamais menti à aucune femme ? […] Ce n’est pas un politique « qui a décidé que » comme tous les autres, c’est un homme qui est tout seul face à dix-huit personnes. » Enfin, Pierre Laurent, le porte-parole du PCF, trouve lui que « si un accord est signé, c’est grâce au courage du Premier Ministre grec. Pour la première fois, un chef de gouvernement a osé affronter les puissances dominantes qui pensent que tout leur est permis en Europe. Le soutien de son peuple n’a cessé de grandir depuis janvier pour cette raison. » De son côté, le ministre de l’économie démissionnaire Yanis Varoufákis a été invité par Arnaud Montebourg et ses amis à leur Fête de la Rose.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Après les reculades de Syriza, manifestations en Grèce

« Tout ça pour ça ! », aurait-on envie de dire… Comme on pouvait s’y attendre, le référendum organisé en Grèce par le gouvernement n’a servi a rien puisque finalement, Alexis Tsipras vient de proposer aux créanciers du pays, avec l’appui du parlement grec, un plan d’économies impliquant entres autres une hausse de la TVA y compris sur la nourriture et un recul de l’âge de départ à la retraite de 62 à 67 ans, y compris pour ceux ayant déjà travaillé quarante ans. Des mesures qui diffèrent peu de celles refusées lors du référendum et qui n’ont pas l’heur de plaire aux Grecs, qui sont plusieurs milliers a avoir manifesté leur mécontentement vendredi dans les rues d’Athènes. Le quotidien belge Le soir est l’un des seuls médias a voir rendu compte de ces mobilisations, en se basant sur des sources de l’AFP et de Twitter.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Grèce : Syriza pris dans ses contradictions

D. R.
D. R.

Après Franz-Olivier Giesbert qualifiant Alexis Tsipras de « bouffon magnifique, héros du FNPA (contraction du Front national et du nouveau parti anticapitaliste) » (Le point du 2 juillet), c’est au tour du ministre de l’économie Emmanuel Macron d’amalgamer hier Syriza au FN lors d’une conférence au sein des locaux du journal La Provence, dans le but de décrédibiliser les soutiens au peuple Grec, notamment le Front de gauche. S’il est vrai que le FN avait il y a quelques mois exprimé sa sympathie pour Syriza, et si le parti grec lui-même a pu contribuer à brouiller les cartes notamment en s’alliant à un parti de droite populiste ou en se rapprochant ses dernières semaines du régime de Vladimir Poutine, il va sans dire que cette comparaison n’en reste pas moins hors de propos  et que venant d’un dirigeant d’une des grandes puissances européennes qui ont refusé toute concession à la Grèce, contribuant à plonger son peuple dans la misère, elle est particulièrement abjecte. Cela n’ôte rien aux critiques que l’on peut faire par ailleurs à Syriza, qui en Grèce même subit une forte opposition y compris sur sa gauche et notamment de la part des mouvements anarchistes qui lui reprochent en particulier de ne toujours pas avoir libéré les prisonniers politiques ni même amélioré leurs conditions de détention (on peut lire l’analyse de la situation actuelle par un de ces prisonniers ici, par un groupe anti-autoritaire grec ou encore d’autres groupes anarchistes ). Des prisonniers ont même mené une grève de la faim contre les prisons de haute sécurité en février et en avril derniers (voir cette borchure). Le collectif antifasciste Soyons Sauvages relève plusieurs cas de répression et de violences policières ces dernières semaines (voir ici, et ) et d’après le témoignage d’un policier grec paru quelques jours avant le référendum dans Le Parisien, policiers et militaires continuent d’être les fonctionnaires les premiers rémunérés, au cas où on aurait besoin d’eux. Là sont les vraies contradictions de Syriza, qui avant son arrivée au pouvoir dénonçait la répression policière. Si Syriza n’est pas le FN, en revanche, c’est un parti au pouvoir qui à ce titre remplit son rôle de gardien de l’ordre bourgeois. Voilà bien au moins un point commun entre le gouvernement grec et le gouvernement français auquel appartient Emmanuel Macron, même si la comparaison s’arrête là.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Alexandre Douguine et ses soutiens au sein de Syriza

Nous nous interrogions récemment sur l’accord de gouvernement conclu par Syriza avec le parti nationaliste des Grecs indépendants (voir également ici). Le chercheur spécialiste de l’extrême droite en Ukraine et en Russie Anton Shekhovtsov revient lui sur les liens qui existent entre certains cadres de Syriza et Alexandre Douguine. En particulier, le ministre des Affaires étrangères Nikos Kozias avait invité le penseur russe à l’université du Pirée le 12 avril 2013. Or, ce dernier, intellectuel renommé au sein de l’extrême droite européenne, est le principal théoricien et promoteur de l’eurasisme, théorie et mouvement panslave qui prône la suprématie d’une Europe continentale dominée par la Russie. Il évolue également non loin des cercles dirigeants liés au Kremlin, dont il soutient activement la politique en Ukraine. Plus largement, Shekhovtsov décrit la politique étrangère de Syriza et des Grecs indépendants comme particulièrement complaisante à l’égard de la Russie de Poutine.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Les Grecs indépendants, un formation d’extrême droite complotiste

Le politiste grec Andreas Pantazopoulos apporte, dans un article paru sur le site Conspiracy Watch, des précisions sur la nature des Grecs indépendants, petit parti de droite souverainiste allié à Syriza. Selon lui, il s’agit d’une formation « souverainiste, xénophobe et nationale-populiste » exprimant « un radicalisme antisystème situé à l’« extrême droite » et appartenant au champ des forces « anti-Mémorandum », expression d’un nouveau clivage qui s’est formé ces dernières années. » En effet, constate-t-il, « La crise politique a bouleversé les distinctions, héritées du passé, entre forces progressistes et forces conservatrices (le fameux clivage grec « droite/anti-droite »). Le nouveau clivage horizontal a opposé les « pro » et les « anti »-Mémorandum, brouillant ainsi les repères habituels et créant des coalitions inédites », comme celle entre Syriza et les Grecs indépendants. Selon lui, « la vision complotiste des « Grecs Indépendants » est en outre omniprésente dans leur discours politique, fondé sur un nationalisme effréné. » Aléxis Tsípras, le premier ministre grec et leader de Syriza, a nommé Panos Kammenos, le chef des Grecs indépendants, ministre de la Défense, un poste traditionnellement plébiscité par la droite et l’extrême droite, en dépit des divergences de vue entre les deux formations s’agissant de la politique militaire.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page

Syriza et les Grecs indépendants : une alliance contre-nature ?

La large victoire avant-hier de Syriza a été saluée en France par des personnalités de tous les horizons politiques. Sans présager de ce que sera effectivement la politique de Syriza qui entend réaliser une sorte de grand écart en respectant les engagements internationaux de la Grèce tout en combattant l’austérité, on peut d’ores et déjà s’interroger sur l’alliance conclue avec le parti des Grecs indépendants. En effet, cette formation, scission du parti de droite Nouvelle Démocratie jusque là au pouvoir, n’a pas grand chose en commun avec Syriza, hormis le refus des politiques d’austérité imposées par les institutions internationales, Fonds monétaire international (FMI) en tête. Car pour le reste, les Grecs indépendants sont un parti conservateur de droite nationaliste prônant un renforcement de l’influence de l’Eglise orthodoxe dans la vie sociale et y compris dans l’enseignement, un renforcement des dépenses militaires (alors que Syriza veut les réduire), un renforcement de la lutte contre l’immigration. Son leader Panos Kammenos a fait polémique le mois dernier en accusant les juifs, les musulmans et les bouddhistes de ne pas payer d’impôts, au contraire de l’Eglise orthodoxe. Cette alliance contre-nature semble dictée par la nécessité pour former un gouvernement d’avoir l’appui de la majorité absolue des députés, une majorité que Syriza a manquée à deux sièges près.

Partagez ce contenu :
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on TumblrShare on Google+Share on LinkedInDigg thisShare on RedditFlattr the authorShare on StumbleUponEmail this to someonePrint this page