Union populaire républicaine (UPR)

Parti souverainiste fondé en mars 2007 par François Asselineau, l’Union populaire républicaine dit refuser le clivage gauche-droite et a pour principales revendications la sortie de l’UE, de l’euro et de l’Otan. Réputée pour diffuser des analyses aux relents complotistes, l’UPR a invité lors de ses universités d’automne diverses personnalités appartenant à la complosphère, pratiquant le confusionnisme politique ou classées de l’extrême droite du champ politique comme Etienne Chouard, Jacques Nikonoff ou Robert Ménard, pour ne citer que les plus connues.

François Asselineau a sa fiche Wikipedia

2015-12-27_wikipedia_asselineauÇa y est, François Asselineau a depuis peu sa fiche Wikipedia en français. Et pour une fois, alors que dans sa version francophone l’encyclopédie libre a tendance a être particulièrement complaisante avec les théoriciens du complot et avec certains intellectuels d’extrême droite, ici, la fiche est critique. Dès les premières lignes, son complotisme est mentionné : « Il est décrit comme étant souverainiste, antiaméricain et conspirationniste. […] certains militants de l’UPR mènent une insistante démarche de lobbying auprès des médias de masse, accusés par François Asselineau de le censurer, au point que leur action a pu être décrite comme un « harcèlement ». » Sa carrière à droite est détaillée, ainsi que les principales critiques qui ont été faites de son orientation politique par des journalistes ou experts d’horizons différents ainsi que ses liens passés mais pas si anciens avec certaines personnalités d’extrême droite, même si les sources à proprement parler antifascistes sont savamment omises :

« Arrêt sur images le présente comme un « énarque de droite, aux lisières de l’extrême-droite ». Le politologue Jean-Yves Camus juge quant à lui qu’Asselineau, homme « intelligent » et « bien sous tous rapports », peut viser à distraire les électeurs du Front national, en attirant « ceux qui sont séduits par le souverainisme et la droite dure ». Cependant, « à la différence d’autres figures intellectuellement proches de l’extrême-droite, [l’]anti-américanisme [de François Asselineau] est exclusif de toute trace d’islamophobie, de racisme, ou d’antisémitisme ». Pour Marianne, le programme de l’UPR « n’est pas sans rappeler Solidarité et progrès, la formation de Jacques Cheminade », ce que l’UPR conteste fermement. François Asselineau affirme par ailleurs que le Front national « ne veut en aucun cas la sortie de l’Europe » et que Marine Le Pen copie certaines de ses idées. Le militant d’extrême-droite Serge Ayoub a accueilli en 2010 l’une de ses conférences dans son bar mais François Asselineau affirme qu’il ignorait qui était Serge Ayoub. […] Rudy Reichstadt, animateur du site Conspiracy Watch, résume les idées de François Asselineau comme « un souverainisme intégral mâtiné de théorie du complot antiaméricaine », et voit dans sa stratégie l’intention de mener « une sorte d’OPA sur le public séduit par les discours complotistes de sites comme le Réseau Voltaire ou Égalité et réconciliation, d’Alain Soral » ; en 2012, l’université d’été de l’UPR a invité un membre du Réseau Voltaire, ainsi que Robert Ménard et le blogueur Étienne Chouard. »

Il faut dire que les relations entre Asselineau et Wikipedia France sont houleuses, l’encyclopédie ayant refusé il ya quelques années de lui dédier une fiche pour cause de manque de notoriété, alors que les militants de l’UPR avaient réussi à en créer une sur plusieurs autres Wikipedia, dont la version anglophone et même une version japonaise.

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Les sources conspirationnistes et extrêmes droitières de l’UPR et de ses fans

Suite à l’article que j’ai publié il y a quelques heures au sujet de leur leader et de ses menaces contre Streetpress, Conspiracy Watch et moi-même, l’UPR et ses adeptes, pour protester, ont fait part sur Twitter de quelques unes de leurs sources d’information à mon sujet et au sujet de Streetpress :

2015-12-12_upressonne_bassesse 2015-12-12_upr_bassesseAgoravox est un site conspirationniste bien connu, tandis que l’Ojim (Observatoire des journalistes et de l’information médiatique) est un site d’extrême droite fondé par Jean-Yves Le Gallou et Claude Chollet, tous deux anciens du Grece (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne). En ce qui concerne l’article d’AgoraVox, il s’agit en fait d’une reprise d’un papier récent publié par l’Observatoire du Néoconservatisme, popularisé par Michel Collon et auquel j’ai déjà répondu ici. Cet article ne faisait d’ailleurs que reprendre pour l’essentiel les calomnies diffusées à mon encontre par l’UPR il y a plus de quatre ans, et abondamment reprises par Le Grand Soir.  A l’époque, l’UPR était allé jusqu’à révéler mon identité et à faire le lien avec mon pseudonyme, alors qu’un de ses cadres, Laurent Dauré, fréquentait l’association de critique des médias Acrimed en même temps que moi (il y est d’ailleurs toujours). O. G.

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En Normandie, l’appel du pied du FN aux électeurs de l’UPR

2015-12-12_nicolasbayUPR, dernière (pour cette fois) : en région Normandie, Nicolas Bay, candidat FN, a fait un appel du pied aux électeurs du parti de François Asselineau lors du débat électoral qui s’est tenu entre les trois finalistes sur France 3 Normandie le soir du 9 décembre :

Cet appel a été rejeté par l’UPR qui dans un communiqué publié deux jours plus tard « confirme son appel à s’abstenir ou à glisser un bulletin UPR lors du second tour des élections régionales » et « rappelle que le Front National est un parti-leurre au service des intérêts atlantistes », précisant : « cette géopolitique « washingtonio-frontiste » est une vision anxiogène, racialiste et guerrière de l’univers, située à l’exact opposé de la grande tradition universaliste qui a fait la grandeur de la France. » Jamais l’UPR ne rappelle que le FN est un parti d’extrême droite et qu’en soi cela suffit à rejeter toute alliance avec lui. Non : le parti souverainiste préfère argumenter sur le refus du FN de sortir de l’euro ou sur le refus de ses responsables de débattre avec François Asselineau : « l’UPR rappelle que ni Mme Le Pen ni aucun des cadres ou des candidats têtes de liste du FN n’ont jamais eu le courage et la dignité d’accepter le moindre débat avec un responsable de l’UPR. Ils ont tous fui, par peur que leur incompétence technique, leurs incohérences programmatiques, leurs ambiguïtés délibérées et leurs mensonges ne soient démasqués publiquement. » Rappelons que l’UPR considère que le score ridicule qu’elle a fait aux élections est un succès qui lui permet d’entrevoir des financements publics s’il dépassait le seuil requis lors des élections législatives de 2017 auxquelles elle compte présenter des candidats, et qu’elle avait reçu pour ces élections le soutien des rouges-bruns du Comité Valmy :

2015-12-12_uor_comitévalmySources : https://www.youtube.com/watch?v=-GZt6EXPacU (vers 6 min 30) ; upr.fr/communiques-de-presse/upr-rejette-l-appel-lance-par-le-secretaire-general-du-fn-abstention ; upr.fr/communiques-de-presse/upr-elections-regionales-laissent-augurer-un-acces-au-financement-public-apres-les-elections-legislatives-de-juin-2017

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Les savants calculs de François Asselineau

Selon François Asselineau, son faible score aux élections régionales (l’UPR a recueilli en moyenne 0,87 % des suffrages exprimés) s’expliquerait par son manque de notoriété, lié à la « censure » qu’il subirait de la part des médias. Il se livre donc à un savant calcul :

« Le fait de faire 0,9% des suffrages avec peut-être 2 ou 3% des Français qui nous connaissent, ça témoigne que […] s’il y avait, mettons, 100 % des Français qui nous connaissaient […], on ferait de l’ordre de 45 à 50 % ! »

On l’écoute :

 

Même mathématiquement, c’est douteux.

totoSource : youtube.com/watch?v=c7RhXZJPDfg

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Des menaces de François Asselineau (UPR) : « nous les avons dans le collimateur et nous n’allons pas les rater ! »

asselineau_tractFrançois Asselineau me fait les honneurs de son dernier « Entretien d’actualité » publié le 8 décembre. Très inquiet de son manque de succès électoral, il l’attribue à la « censure » des médias. Il en avait d’ailleurs fait le slogan de campagne de l’UPR pour ces élections régionales : « Le parti qui monte malgré le silence des médias ». Mais quand la presse parle de lui, il n’est pas content non plus. Le déclencheur de son ire ? Un article de Streetpress repris par Le Monde et Libération, que j’avais également signalé, et qui souligne son conspirationnisme. Après avoir invité ses auditeurs à « aller se renseigner un petit peu sur qui sont les financiers de Streetpress » (il y a quelques mois, la revue de feu Emmanuel Ratier Faits et documents avait « révélé » sur le site d’Egalité et Réconciliation que le patron de Streetpress était… Juif) , il poursuit, très énervé : « Nous avons affaire à une véritable petite nébuleuse de fascistes – parce qu’il faut dire le mot, ce sont des fascistes – qui interdisent tout débat démocratique et qui croient que le grand retour du maccarthysme est arrivé. » Et Asselineau de menacer : « maintenant nous les avons dans le collimateur et nous n’allons pas les rater ! » Sont visés par ces paroles Rudy Reichstadt de Conspiracy Watch, Streetpress et moi-même, ainsi que notre entourage professionnel ou militant (les fameuses « nébuleuses »). Écouter l’extrait :

PS : Parmi les articles intéressants parus sur François Asselineau pendant ces élections, notons ce portrait sur le site de France Télévisions. O. G.

Source : youtube.com/watch?v=c7RhXZJPDfg (à 21 min 30)

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Régionales : grâce à l’UPR, les conspirationnistes ont des candidats dans toutes les circonscriptions.

L’UPR a réussi a présenter des candidats dans toutes les circonscriptions pour les élections régionales. Cependant, malgré des tentatives de lifting visant à évincer les candidats les plus problématiques, le parti de François Asselineau reste fondamentalement complotiste, comme le rapporte Streetpress. Le site pro-Israélien Inglourious Basterds pointe aussi l’un de ses candidats en Midi-Pyrénées, Nicolas Mauriange, pour ses sympathies complotistes, dieudonnistes et soraliennes. Nous avons pu vérifier nous-mêmes que l’homme était par exemple un chaud partisan des théories du complot s’agissant du 11-Septembre et que contrairement aux consignes d’Asselineau, il n’a pleinement pas nettoyé son Facebook, puisqu’on y trouve encore de nombreux posts émanant de Dieudonné, d’Egalité et Réconciliation ou du Parti antisioniste. Quelques exemples parmi tant d’autres, pris sur le seul mois d’octobre 2014 :

2015-12-05_mauriange_er 2015-12-05_mauriange_pas 2015-12-05_mauriange_dieudonné 2015-12-05_mauriange_quenelleSource : theinglouriousbasterds.com/la-brigade-juive-et-les-basterds-vous-presentent-nicolas-mauriange-bds-theorie-du-complot-et-negationnisme/

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Paris : le 20 octobre dernier, des trolls au débat de Marianne à la Mutualité

Le 20 octobre, le magazine Marianne a organisé à la Mutualité à Paris un débat autour du thème : « Peut-on encore débattre en France ? », initialement annoncée avec entre autres Michel Onfray, qui n’est pas venu. Selon plusieurs témoignages que nous avons pu recueillir, si cette table ronde s’est avérée soporifique, elle a en revanche été marquée par les interventions de sympathisants soraliens ou de membres de l’UPR, présents en nombre dans la salle. Un de nos lecteurs témoigne :

« J’ai été véritablement impressionné par la force de frappe des complotistes, dans la salle (et un peu devant). Les autres médias ont annoncé qu’il n’y avait eu, en vérité, aucun débat : il y avait neuf contributions depuis la tribune (de bons somnifères), puis huit à neuf minutes top chrono en tout pour poser quelques questions avant la fermeture de la salle. Joli « débat »… Mais je me suis dit que finalement, c’était mieux ainsi… Vu qui s’est exprimé pendant ces quelques minutes : l’UPR en force (deux intervenants depuis la salle, sur les sept ou huit intervenant-e-s ayant réussi à prendre la parole dans la salle), un pro-Soral et pro-Dieudonné, plus un pro-Jacques Cheminade ! La prose de Cheminade a aussi été distribuée devant les portes de La Mutualité. Sinon, il y avait une bonne vingtaine de distributeurs du journal de l’Action française, tous jeunes sauf exception, devant les portes. »

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Laurent Dauré (UPR) donne des leçons de rationalisme

Laurent Dauré (UPR, Acrimed), collabore également à l’Union rationaliste. Dans un article repris avec l’autorisation de cette dernière sur le site du Grand Soir, il dénonce le mysticisme de la commissaire européenne Violeta Bulc, femme d’affaire et diplômée en chamanisme délivré en Ecosse par une école fondée par une gourou new age californienne, Peggy Dylan. Dauré, toujours prompt à pointer l’irrationalisme des autres, ne s’en est pourtant jamais pris à celui de son chef, François Asselineau, ni de certains de ses subordonnés, pourtant habitués des sorties conspirationnistes ou des interprétations extravagantes de l’histoire, entre autres. Le fait que son parti propose par ailleurs, s’il accède au pouvoir de « lancer une grande politique publique de médecines douces et alternatives » ne semble pas le déranger non plus. Il est vrai que tant que cela repose sur « des expertises médicales incontestables » (lesquelles ? pour quelles pratiques et quels produits ?)…

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François Asselineau : « La Réunion, une terre française depuis toujours »

Pour François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine (UPR), l’île de la Réunion sur laquelle il s’est rendu récemment est une « terre française depuis toujours ». Voici la citation complète, tirée d’un communiqué vantant l’arrivée d’un 8000e adhérent issu de l’île :

« Il m’apparaît aussi comme un merveilleux symbole : car « la Réunion » porte bien son nom. Dans cette terre française depuis toujours, des Français de toutes les ethnies, de toutes les religions, de toutes les convictions, y vivent de façon harmonieuse, dans une « réunion » autour des grandes valeurs de la France et de la République.

Au fond, l’idéal de l’UPR est justement de « réunir » les Français du XXIe siècle autour de l’amour de la France et des idéaux d’égalité et de justice dont notre pays est porteur, et dont le modèle réunionnais est l’un des plus émouvants exemples. »

Alors que la France elle-même n’a pas été « française depuis toujours » (faut-il encore rappeler que les États et les nations tels que nous les connaissons sont des constructions historiques relativement récentes ?), c’est pourtant encore moins le cas de ses ex-colonies comme la Réunion, colonisée aux tournants des 17e et 18e siècles. Reprenant la propagande touristique, le leader de l’UPR, qui y a effectué un voyage récent, y a vu une société « harmonieuse ». Pourtant, derrière les clichés, comme dans toutes les sociétés issues de la colonisation et anciennement esclavagistes, les discriminations tant sociales que raciales ou de genre persistent aussi à la Réunion (un exemple parmi d’autres). François Asselineau est apparemment en très grande forme en ce moment, puisqu’il a aussi appelé ces jours derniers les éleveurs en colère, pourtant pour la plupart membres de la FNSEA et premiers bénéficiaires de la Politique agricole commune (Pac) à rejeter l’Union européenne comme cause de tous leurs maux, mais aussi les militants des autres partis politiques et notamment ceux du NPA, du MRC, de Debout la France et du FN à rejoindre l’UPR pour ne pas « se faire « syriser » ».

 

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L’hommage controversé de Jean-Luc Mélenchon à Charles Pasqua

Jean-Luc Mélenchon a encore créé la polémique à gauche en rendant hommage à Charles Pasqua ce matin sur France Info. Même si l’édile du Front de Gauche a rappelé le meurtre de Malik Oussekine par la police pasquaïenne, il a aussi souligné la participation à la Résistance de l’ancien ministre et déclaré avoir vu en lui « un républicain qui n’avait pas peur », notamment face aux Américains. Une déclaration qualifiée de « bel hommage » par le journaliste Jean-François Achilli, qui ne s’y est pas trompé. Après sa participation en 2012 à la remise de la légion d’hommeur de Patrick Buisson et ses louanges au « grand industriel » Serge Dassault, après ses déclarations ces derniers mois saluant le « courage » de Nicolas Dupont-Aignan ou la « cohérence intellectuelle » de  Nicolas Sarkozy et félicitant Florian Philippot d’avoir exclu Jean-Marie Le Pen du FN, cela devient décidément une habitude chez Jean-Luc Mélenchon de rendre hommage à des personnalités de droite. Silence assourdissant en revanche du côté de François Asselineau, qui n’a à notre connaissance toujours pas salué la mémoire de l’ancien ministre de l’Intérieur. Il faut dire qu’il tient, depuis qu’il a fondé l’UPR, à faire oublier sa proximité passée avec Charles Pasqua.

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