Université

Confusionnisme et militantisme d’extrême droite à l’Université.

Succès de la conférence sur le confusionnisme politique à Caen

Photo Université de Cean
Photo Université de Caen

Mercredi, une quarantaine de personnes ont assisté à ma conférence sur le souverainisme à la Maison de la Recherche en Sciences Humaine de l’Université de Caen. J’étais accompagnée lors de cette soirée consacrée au confusionnisme politique par Mathieu Molard, journaliste à Streetpress, qui a présenté son travail sur Alain Soral. Nos exposés ont été suivis par une intéressante discussion, au cours de laquelle ont entre autres été abordés la question du conspirationnisme ainsi que le cas Michel Onfray. Je tiens à remercier toutes les personnes présentes, ainsi que l’équipe du séminaire « Pratiques et pensées de l’émancipation » pour son accueil. O. G.

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Nettoyage par le vide autour de Nicolas Bourgoin

D’après nos informations, Nicolas Bourgoin a été retiré ce matin de la liste des rédacteurs du site animé par le sociologue Laurent Mucchielli, Délinquance, justice et autres questions de société. La capture d’écran la plus récente qu’on peut trouver sur Archive.net relève encore la présence de son nom au sein de l’équipe rédactionnelle à la date du 18 février, de même que le cache du moteur de recherche Google en date du 30 mars. Depuis le communiqué publié avant-hier par ses collègues se désolidarisant de ses prises de positions politiques et de ses méthodes – un fait rarissime dans le monde universitaire – Nicolas Bourgoin apparaît de plus en plus isolé et ne semble plus guère compter de soutiens dans son milieu professionnel. Le site de Laurent Mucchielli reste cependant toujours en lien sur son blog, de même que le site des éditions Champ social auxquelles il a publié un livre. Ce sont d’ailleurs les seuls liens qu’il affiche, reliquats d’un temps où son blog avait pour objectif de promouvoir ses travaux de recherche, avant d’être transformé depuis environ un an par son auteur en tribune politique à la gloire notamment d’Alain Soral et de Dieudonné.

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Université de Besançon : Nicolas Bourgoin lâché par ses collègues

Enfin une bonne nouvelle émanant du monde universitaire : le démographe Nicolas Bourgoin est lâché par ses collègues de l’université de Besançon, suite aux mises en gardes de Solidaires étudiant-e-s et de Sud Education soutenus par le collectif Visa (Vigilance et initiatives syndicalistes antifascistes). Dans un communiqué, le bureau du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LASA) et les responsables du département de Sociologie de l’UFC se sont désolidarisés de Nicolas Bourgoin en ces termes : « profondément choqués par cette duplicité qui consiste à utiliser son statut de chercheur à des fins non scientifiques, le bureau du LASA-UFC et les responsables du Département se désolidarisent et condamnent l’attitude de leur collègue qui les compromet par des amalgames inadmissibles. » La participation de Bourgoin à une conférence organisée ce 3 avril par Egalité et Réconciliation dans une salle communale de l’agglomération bisontine semble avoir mis le feu au poudres, alors que depuis plusieurs mois des antifascistes dénoncent la proximité de cet universitaire avec l’extrême droite soralienne. D’ores et déjà, Bourgoin a reçu le soutien de Jean Bricmont qui y voit sur Facebook une « nouvelle illustration » d’une supposée « alliance entre le pouvoir et les « antifas » » ainsi que d’Egalité et Réconciliation qui dénonce une « chasse aux sorcières » et précise que la conférence a dû être annulée.

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L’UJFP refuse de débattre avec Souhail Chichah

Michèle Sibony, porte-parole de l’Union juive française pour la paix (UJFP), vient de refuser de participer à un débat avec l’universitaire belge Souhaïl Chichah, réputé proche de Jean Bricmont et de Paul-Eric Blanrue (hagiographe de Robert Faurisson). Ce dernier a publié hier soir sur Facebook des échanges mails entre lui et Sibony, révélant que c’est suite à des alertes de ses partenaires belges que l’UJFP a finalement décliné cette invitation. Chichah s’était fait connaître en 2012 en perturbant un débat animé par Caroline Fourest à l’Université libre de Bruxelles (ULB) et avait reçu suite à la polémique qui s’en était suivie les soutiens de Bricmont notamment, et plus discrètement de Blanrue. Fin 2010, il avait déjà fait polémique en tenant des propos ambigus sur le négationnisme dans cette même université : « Moi, la question du négationnisme, elle ne m’intéresse pas. D’ailleurs, je n’ai pas d’avis puisqu’il est interdit d’avoir un avis dessus ». Enfin, il vient il y a quelques jours d’accorder une interview au Cercle des Volontaires. Aujourd’hui, Chichah nie toute proximité avec Bricmont et attribue le refus de l’UJFP de débattre avec lui à une forme de racisme, dénonçant la « gauche gammée » (sic) et s’interrogeant : « Le blanc doit-il seulement justifier son exclusion de l’indigène ? » Quant à l’UJFP, si sa prudence est louable s’agissant de Chichah, on peut tout de même s’étonner qu’elle ne s’applique pas lorsqu’il s’agit de débattre avec des organisations réactionnaires musulmanes ou d’accorder des interviews à l’Agence Info libre. Rappelons aussi qu’en 2012 la section lyonnaise de cette association avait apporté son soutien à René Balme et que sa section lilloise avait reçu en conférence Jacob Cohen, tandis qu’un autre de ses porte-paroles, Pierre Stambul, a lui exprimé son soutien au site LeGrandSoir.info. Cliquer sur les images pour agrandir :

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Jean Bricmont remercie la police d’avoir protégé sa conférence à Grenoble

Jean Brimont a publié ce statut sur Facebook il y a deux heures :

2015-04-02_bricmont_policeUne occasion d’apprendre que l’association conspirationniste ReOpen911 entretient elle aussi d’excellents rapports avec les services de renseignement de la police, si on en croit l’un de ses plus fidèles défenseurs, Blue Rider, venu commenter à la suite de ce message :

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Malgré les protestations, l’invitation de Jean Bricmont à l’université Grenoble-1 est maintenue

2015-03-31_universitégrenoble1L’invitation demain de Jean Bricmont à l’université de Grenoble-1 suscite des protestations à la fois sur Facebook (y compris de la part d’un enseignant, Yves Markowicz) et sur Indymedia Grenoble (cliquer pour agrandir les conversations). Si l’université demande aux éventuels contradicteurs de venir « mercredi lui poser vos questions, avec toute la rigueur argumentative que nécessite un tel débat«  sur le réseau social, un commentateur qui se présente comme « Un-e membre du Cortecs », indique sur le site militant qu’à ses yeux « Bricmont n’a jamais été proche du fascisme, il suffit de lire ses ouvrages du 1er au dernier (dont près d’une dizaine co-signés avec des auteurs Juifs probablement atteint de cécité violente si c’était le cas). » On notera au passage l’argumentaire douteux qui consiste à mettre en avant les co-auteurs d’origine juive de Jean Bricmont pour arguer du caractère insoupçonnable de ce dernier en matière de collusions avec des antisémites… De son côté, le blo2015-03-31_indygrenobleg de Memorial 98 note avec justesse que « quant à son avis réel sur les thèses négationnistes, il est transparent : en effet, Bricmont, bien loin de respecter une soit-disant « neutralité », emploie constamment les mots-clefs de la rhétorique antisémite et négationniste » et que par cette invitation, l’université Joseph Fourier contribue à « mettre au même niveau la recherche historique et le mensonge le plus éhonté, la charlatanerie et la science. » Le collectif antiraciste conclut :

« Évidemment, les antiracistes n’ont rien à faire dans un « débat » avec un polémiste qui donne du « cher ami » aux antisémites comme Paul-Eric Blanrue, et qui s’épanche à longueur d’année dans les médias d’extrême-droite. La seule question posée par l’invitation faite à Jean Bricmont est celle de la banalisation des défenseurs des néo-nazis négationnistes au sein de ce qui est censé être un lieu de savoir et de culture. Le négationnisme n’est pas une opinion, c’est une oppression directe des victimes de racisme et d’antisémitisme, et l’Université n’a pas à être le relais de ses propagandistes à peine masqués. C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui à Grenoble. » 

Quant à Jean Bricmont, il continue de dénoncer sur Facebook « la police de la pensée »

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Jean Bricmont invité à débattre de la liberté d’expression à l’université Grenoble-1

L'affiche annonçant l'événement. (Cliquer pour agrandir)
L’affiche annonçant l’événement. (Cliquer pour agrandir)

Mercredi 1er avril (non ce n’est pas une blague), Jean Bricmont sera l’invité d’un séminaire sur la liberté d’expression qui se tiendra dans les locaux de l’université Joseph Fourier-Grenoble 1 à l’initiative du CorteX (cortecs.org), qui se décrit lui-même comme « un collectif d’enseignement et de recherche en esprit critique et sciences ». Le physicien belge est invité dans le cadre d’un cycle consacré au thème « Connaissances censurées ? Sciences et liberté d’expression », au cours duquel sont auparavant intervenus le journaliste Denis Robert ainsi que les documentaristes Sophie Robert et Patric Jean et qui est sponsorisé par la Maison des Sciences de l’Homme (MSH). L’intervention de Jean Bricmont se fera en deux temps : en début d’après-midi, il interviendra sur « Le délit d’opinion et la liberté d’expression en France », avant de donner le soir une conférence autour du thème « Science et liberté d’expression : de Voltaire à Chomsky ». Voilà qui promet, sachant que le cheval de bataille de Jean Bricmont en matière de liberté d’expression concerne la défense des seuls négationnistes. Il est tout de même inquiétant qu’un collectif rationaliste hébergé par une université donne la parole, sur un tel sujet, à un tel individu, pourtant réputé pour son peu de rigueur quand il parle d’histoire, de politique ou de sujets relevant des sciences humaines et sociales en général et qui est capable de déclarer, s’agissant de liberté d’expression dans les sciences, que « Même en Allemagne nazie on pouvait discuter de la physique juive » (sic), reprenant à son compte une expression hitlérienne. A noter que le collectif de modération d’Indymedia Grenoble a accepté de publier ce rendez-vous, annoncé par un message qualifiant CorteX de « collectif universitaro-flibustier » (re-sic) et le dernier livre de Jean Bricmont, La République des censeurs, de « livre dérangeant et imparable » (re-re-sic).

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Démosphère Paris continue de refuser des rendez-vous de soutien aux luttes des Kurdes

Nous pointions début novembre les problèmes posés par les choix éditoriaux de la modération de Démosphère Paris en matière de politique internationale, qui l’avait conduite à refuser un important rendez-vous de soutien aux Kurdes de Kobanê. Il semblerait que depuis rien n’ait changé, puisque Démosphère n’a toujours pas publié le rendez-vous de demain avec le militant kurde irakien Dashty Jamal. En revanche, l’agenda militant continue de relayer des conférences d’Annie Lacroix-Riz, comme c’était le cas  pour un séminaire sur Marx au 21e siècle le 14 février dernier à l’université Paris 1.

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Charles Robin et Costanzo Preve, deux penseurs d’extrême droite à un séminaire de philosophie

Le programme du séminaire. (Cliquer pour agrandir)
Le programme du séminaire. (Cliquer pour agrandir)

Demain et après-demain, un séminaire de philosophie réunissant des jeunes chercheurs se tiendra à l’université Paul Valéry de Montpellier, autour de la thématique spinoziste « Etre cause de soi ». Or, on compte parmi les participants Charles Robin, auteur du livre La gauche du capital (éditions Krisis), spécialiste de Jean-Claude Michéa, proche d’Alain Soral. Cet essayiste, qui se dit issu de l’extrême gauche, donne des conférences avec Alain de Benoist (comme le 5  décembre dernier à Montpellier), fréquente L’Action française (il est intervenu lors de sa galette des rois le 24 janvier dernier), Radio Courtoisie (il y était invité le 27 novembre 2014) ou la web radio d’extrême droite Méridien Zéro. Estimant que la gauche et l’extrême gauche ne remplissent plus leur rôle en ayant abandonné toute perspective sociale et ont « renoncé, dans les faits, à défendre les classes populaires », il assume dans une vidéo d’auto-justification postée sur son site dialoguer avec l’extrême droite qui aurait selon lui « pour fonction, de manière symétrique avec l’extrême gauche, d’incarner l’antithèse de la domination capitaliste, c’est-à-dire son opposant », qu’on chercherait à diaboliser pour détourner les votes vers le PS et l’UMP. On imagine aisément quelle légitimation Charles Robin, qui est déjà chargé de cours à l’Université Paul Valéry, peut attendre de ce nouvel adoubement par la sphère universitaire ! Juste après lui, un autre intervenant doit discuter de la pensée de Costanzo Preve, théoricien marxiste italien proche de la Nouvelle Droite. Nous ignorons si les organisateurs ont connaissance des liens de ces deux individus avec l’extrême droite. Nous avons tenté de contacter l’un d’entre eux, qui n’a pas donné suite.

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